Fiches modèles OMS d'information à l'usage des prescripteurs: Médicaments utilisés en dermatologie
(1999; 132 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
View the documentPréface
View the documentIntroduction
Open this folder and view contentsParasitoses
Open this folder and view contentsPiqûres et morsures d'insectes et d'arachnides
Open this folder and view contentsMycoses superficielles
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Open this folder and view contentsInfections bactériennes
Open this folder and view contentsInfections virales
Close this folderDermatites
View the documentDermite et eczéma de contact
View the documentDermatite atopique
View the documentDermatite séborrhéique
Open this folder and view contentsDystrophies cutanées squameuses
Open this folder and view contentsDermatoses papulo-squameuses
View the documentDermites médicamenteuses
Open this folder and view contentsTroubles de la pigmentation
Open this folder and view contentsLésions précancéreuses et tumeurs malignes
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View the documentAlopécie en plaques
View the documentUrticaires
Open this folder and view contentsAffections fréquentes de l'enfant
View the documentAcné vulgaire
View the documentPrurit
View the documentUlcères tropicaux
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Open this folder and view contentsKératoplastiques et kératolytiques
Open this folder and view contentsAntiscabieux et pédiculicides
Open this folder and view contentsAnti-inflammatoires et antiprurigineux1
Open this folder and view contentsAntiallergiques et médicaments du choc anaphylactique
Open this folder and view contentsPhotoprotecteurs (filtres et écrans solaires)
Open this folder and view contentsMédicaments divers
Open this folder and view contentsAnnexe
View the documentBibliographie OMS Thématique
View the documentCouverture Arrière
 

Dermatite atopique

La dermatite atopique qui survient souvent au cours des premiers mois de la vie, est une maladie d'origine inconnue. Cependant, dans de nombreux cas, il existe un malfonctionnement des lymphocytes T et les IgE sériques sont élevées, ce qui donne à penser que le système immunitaire est en cause. On a également décrit des cas de blocage des récepteurs adrénergiques β cutanés. D'autres membres de l'entourage immédiat sont très souvent atteints, tandis qu'on peut observer, simultanément ou un peu plus tard, une rhinite ou un asthme allergiques chez certains proches. La guérison est généralement spontanée à l'âge de 5 à 8 ans, mais la dermatite peut persister jusqu'à l'âge adulte. Une exacerbation est possible à l'occasion d'un stress physique ou affectif.

Chez le nourrisson, on observe au niveau de la face, particulièrement sur les joues, une éruption de papules eczémateuses suintantes extrêmement prurigineuses. Ces lésions s'étendent souvent à d'autres zones cutanées au cours de l'enfance, notamment au cuir chevelu, aux poignets, aux faces de flexion des coudes et des genoux, et aux fesses. Le grattage entraîne la formation d'excoriations et de zones infiltrées qui peu à peu s'épaississent ou se lichénifient. Plus tard, les lésions sèchent, se dispersent, se localisant classiquement au niveau des faces de flexion du cou, des coudes, des poignets et des genoux. Pustules et croûtes sont les signes d'une surinfection. Un érythème et un œdème périorbitaires sont fréquents.

Prévention et prise en charge

Il est particulièrement important de faire comprendre aux parents le caractère chronique et récidivant de cette affection et les facteurs qui en conditionnent l'évolution. Il faut éviter de se servir de savon pour laver les enfants, particulièrement si celui-ci contient des substances irritantes ou des parfums. Il faut également éviter les contacts avec les détergents, les animaux domestiques et les vêtements de laine. Le prurit peut être partiellement soulagé par l'application de pansements humides sur les lésions exsudatives et d'émollients sur les plaques lichénifiées. Lorsque l'hydrocortisone locale à 1% est inefficace, il faut passer à la bétaméthasone, sous forme de valérate, à d'autres corticoïdes d'activité comparable ou à des corticoïdes plus puissants tels que la prednisolone par voie orale; cependant, le risque d'effets secondaires exige des précautions et une utilisation limitée dans le temps. Les antihistaminiques locaux sont inefficaces et à éviter à cause du risque de sensibilisation. En revanche, on peut donner le soir des antihistaminiques par voie orale, particulièrement l'hydroxyzine, pour soulager le prurit et faciliter le sommeil. Dans la journée, des antihistaminiques non sédatifs peuvent apporter un certain soulagement symptomatique. Etant donné que les surinfections à staphylocoque, infracliniques ou cliniques, sont fréquentes et peuvent provoquer une exacerbation, on peut administrer pendant 7-10 jours (voir Érythromycine) un antibiotique oral comme l'érythromycine ou un antibiotique local comme la mupirocine en pommade.

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