Fiches modèles OMS d'information à l'usage des prescripteurs: Médicaments utilisés en dermatologie
(1999; 132 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
View the documentPréface
View the documentIntroduction
Open this folder and view contentsParasitoses
Open this folder and view contentsPiqûres et morsures d'insectes et d'arachnides
Close this folderMycoses superficielles
View the documentDermatophytoses
View the documentPityriasis versicolor
View the documentCandidoses
Open this folder and view contentsMycoses sous-cutanées
Open this folder and view contentsInfections bactériennes
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Open this folder and view contentsTroubles de la pigmentation
Open this folder and view contentsLésions précancéreuses et tumeurs malignes
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Open this folder and view contentsKératoplastiques et kératolytiques
Open this folder and view contentsAntiscabieux et pédiculicides
Open this folder and view contentsAnti-inflammatoires et antiprurigineux1
Open this folder and view contentsAntiallergiques et médicaments du choc anaphylactique
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Open this folder and view contentsMédicaments divers
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Candidoses

La levure Candida albicans est un hôte normal de la peau, de la cavité buccale et du vagin; cependant, elle devient souvent pathogène chez le sujet immunodéprimé du fait d'une maladie ou d'un traitement médical. La candidose buccale, sans gravité, est fréquente chez le nourrisson et les utilisateurs d'une prothèse dentaire, tandis que la candidose vulvo-vaginale peut atteindre des femmes par ailleurs en bonne santé spécialement des femmes enceintes ou des utilisatrices d'antibiotiques ou de contraceptifs oraux. Les lésions cutanées s'observent plus particulièrement chez les diabétiques et victimes d'autres affections chroniques débilitantes, notamment hypoparathyroïdie et anomalies congénitales diverses du système immunitaire. En outre, C. albicans est une cause de surinfection dans certaines dermatoses primitives, comme la dermite du siège induite par le contact avec les couches, l'intertrigo et le périonyxis chronique.

Traitement

En général, les lésions de la candidose buccale réagissent aux topiques tels le gel de miconazole ou les suspensions orales de nystatine ou d'amphotéricine B. Les antiseptiques oraux à plus large spectre, dont la polyvidone iodée et la chlorhexidine, sont également actifs sur les candidas mais ne doivent pas être avalés du fait de leur toxicité, particulièrement pour le nourrisson. Chez les patients atteints de SIDA, il peut être nécessaire d'utiliser le kétoconazole ou le fluconazole par voie orale pour les cas réfractaires; le traitement doit être poursuivi indéfiniment, sous peine d'une rechute rapide presque certaine.

La plupart des candidoses vaginales sont guéries par la nystatine, en comprimés vaginaux dosés à 100 000 unités internationales (UI). L'introduction dans le vagin, le soir au coucher pendant 2 semaines, de deux comprimés est généralement efficace, mais dans certaines régions, il faut porter la dose jusqu'à 1 000 000 UI. La guérison peut être plus rapide avec un dérivé de l'imidazole, plus onéreux, par exemple le miconazole en crème, en application vaginale de 200 mg par jour pendant 3 jours, ou le clotrimazole, soit en une application unique de 50 mg de crème, soit par introduction au fond du vagin d'un comprimé vaginal dosé à 500 mg. L'irritation de la vulve peut être soulagée par l'application locale de nystatine ou de clotrimazole en crème. En cas de rechute rapide, on prolongera la cure d'imidazolé, par exemple en utilisant le clotrimazole pendant 12 jours à raison de 100 mg/j. Les infections aiguës et les récidives peuvent désormais être soignées de façon particulièrement rapide et efficace avec le fluconazole (une dose unique de 150 mg per os) ou l'itraconazole (deux doses de 200 mg le même jour), mais ces traitements reviennent cher. Un badigeonnage au violet de gentiane peut également être efficace, mais ce traitement n'est pas toujours accepté des patients car il teinte la peau.

Le risque de réinfestation peut être réduit par le recours à la contraception mécanique, l'utilisation de crèmes antifongiques et une bonne hygiène. En cas de récidive, il faut également traiter le partenaire sexuel de la femme, car l'infection peut être asymptomatique chez l'homme, et discuter avec elle des autres facteurs prédisposants, par exemple l'utilisation d'un contraceptif oral et le port de vêtements serrés ou isolants.

En même temps que la candidose secondaire, il faut traiter une dermatose sous-jacente, par exemple un eczéma des plis ou une dermite du siège induite par le contact avec les couches. Cette dernière est particulièrement simple à faire disparaître: il suffit de retirer le vêtement occlusif. Les cas réfractaires cèdent en général à l'application biquotidienne d'un dérivé de l'imidazole en crème, par exemple le clotrimazole. Ce traitement est également efficace sur l'intertrigo. La candidose cutanée qu'on observe chez les diabétiques est généralement guérie par l'application biquotidienne de nystatine en pommade ou en crème (100 000 UI/g) ou d'un imidazolé en crème.

Le périonyxis candidosique chronique, qui peut à la longue entraîner la dystrophie des ongles, est plus réfractaire. Quand il existe des facteurs étiologiques sous-jacents, par exemple un travail en milieu humide ou une exposition prolongée à l'eau et au savon, il faut les éliminer. Le massage quotidien des cuticules pendant plusieurs mois, avec une crème contenant du clotrimazole ou un autre imidazolé, est parfois efficace.

 

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