Fiches modèles OMS d'information à l'usage des prescripteurs: Médicaments utilisés en dermatologie
(1999; 132 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
View the documentPréface
View the documentIntroduction
Open this folder and view contentsParasitoses
Open this folder and view contentsPiqûres et morsures d'insectes et d'arachnides
Open this folder and view contentsMycoses superficielles
Open this folder and view contentsMycoses sous-cutanées
Open this folder and view contentsInfections bactériennes
Open this folder and view contentsInfections virales
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Open this folder and view contentsDystrophies cutanées squameuses
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Open this folder and view contentsTroubles de la pigmentation
Open this folder and view contentsLésions précancéreuses et tumeurs malignes
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Close this folderDermatoses bulleuses
View the documentPemphigus
View the documentPemphigoïde
View the documentDermatite herpétiforme
View the documentAlopécie en plaques
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Open this folder and view contentsAffections fréquentes de l'enfant
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View the documentUlcères tropicaux
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Open this folder and view contentsKératoplastiques et kératolytiques
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Open this folder and view contentsAnti-inflammatoires et antiprurigineux1
Open this folder and view contentsAntiallergiques et médicaments du choc anaphylactique
Open this folder and view contentsPhotoprotecteurs (filtres et écrans solaires)
Open this folder and view contentsMédicaments divers
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View the documentBibliographie OMS Thématique
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Pemphigus

Le pemphigus vulgaire et une variété moins grave, le pemphigus séborrhéique (souvent qualifié de «foliacé» par les auteurs anglo-saxons) dans lequel les bulles sont plus superficielles et les muqueuses respectées, sont les formes les plus courantes de cette dermatose. Il arrive, notamment après une exposition au soleil, que les lésions confluent et aboutissent à une forme de dermatite exfoliatrice.

Le pemphigus vulgaire est classiquement une maladie de l'âge mûr. Il a sa prévalence maximale en Inde orientale, en Asie du Sud-Est et chez les sujets d'ascendance juive. Certains cas sont secondaires à l'exposition à la pénicillamine ou au captopril, et l'on a également décrit des associations avec un thymome, une myasthénie grave et d'autres troubles immunopathologiques. Des ulcérations douloureuses se développent souvent dans la bouche plusieurs mois avant l'apparition de lésions cutanées. Des bulles flasques fragiles, non inflammatoires, se forment en peau saine dans les couches profondes de l'épiderme, le plus souvent au niveau du cuir chevelu, du thorax et des plis. Elles s'étendent à la pression digitale et se rompent souvent, laissant des zones étendues de peau dénudée suintante. L'ulcération des muqueuses est fréquente et peut être étendue. L'évolution spontanée est le plus souvent mortelle dans les 5 ans, à la suite d'une infection secondaire, d'un déséquilibre électrolytique et (ou) d'une émaciation.

Le pemphigus végétant est une variante du pemphigus vulgaire dans laquelle les lésions cutanées sont largement cantonnées au cuir chevelu et aux plis et prennent la forme de papillomes croûteux. Mais le plus souvent, il y a évolution vers un pemphigus vulgaire.

Dans certaines régions du Brésil, on observe des épidémies d'une forme de pemphigus à extension rapide, le pemphigus foliacé ou fogo selvagem.

Traitement

L'équilibre hydroélectrolytique doit être étroitement surveillé. Une antibiothérapie par voie générale peut être nécessaire en cas de surinfection.

On appliquera sur les zones lésées, toutes les 4 heures, des compresses imbibées de diacétate d'aluminium à 5%, de nitrate d'argent à 0,005% ou de permanganate de potassium à 0,01%. Cela facilite l'élimination des débris cutanés se détachant des bulles et réduit le risque de surinfection.

Le traitement est en général dominé par la corticothérapie orale à fortes doses. Une fois la dermatose stabilisée, il faut réduire les doses progressivement jusqu'à la plus faible valeur maintenant la rémission. On peut utiliser la prednisolone ou la prednisone par voie orale. L'adjonction d'un immunosuppresseur, par exemple l'azathioprine ou le cyclophosphamide, est souvent utile en cas d'intolérance à la dose de corticoïde minimale maintenant la rémission. L'effet immunosuppresseur s'installe progressivement, et il est généralement indécelable jusqu'à 4-6 semaines après la mise en route du traitement. Il faut cesser l'administration de corticoïdes avant celle de l'immunosuppresseur.

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