Antibiotiques dans le traitement de la gonococcie au cours de la grossesse

Analyse documentaire Cochrane par Brocklehurst P

Ce rapport doit être cité comme suit : Brocklehurst P. Antibiotics for gonorrhoea in pregnancy. Base de Données des Analyses Documentaires Systématiques Cochrane 2007, 4ème Édition. Art. No.: CD000098. DOI: 10.1002/14651858.CD000098.

RÉSUMÉ

Titre

Antibiotiques dans le traitement de la gonococcie au cours de la grossesse

Contexte

Neisseria gonorrhoeae peut être transmis du tractus génital de la mère au nouveau-né pendant l'accouchement et entraîner une ophtalmie néonatale ainsi qu'une infection néonatale systémique. L'infection à Neisseria gonorrhoeae peut également entraîner une endométrite et une infection pelvienne chez la mère.

Objectifs

L’objectif de la présente analyse était d’évaluer les effets des schémas d’antibiothérapie dans le traitement de l’infection génitale à N. Gonorrhoea pendant la grossesse sur la morbidité néonatale et maternelle.

Stratégie de recherche

Notre analyse a porté sur le registre des essais du Cochrane Pregnancy and Childbirth Group (30.01.07).

Critères de sélection

Essais randomisés d’un schéma thérapeutique par antibiotiques contre un autre chez la femme enceinte présentant une infection génitale gonococcique confirmée par culture.

Collecte et analyse des données

L'un des auteurs de la présente analyse a évalué si les essais remplissaient les conditions d'inclusion et les critères de qualité.

Principaux résultats

Deux essais portant sur 346 femmes ont été inclus. Le seul résultat inclus dans ces essais était l’incidence de la guérison évaluée par culture bactérienne. L’échec en termes de « guérison microbiologique » était similaire pour chacun des schémas thérapeutiques par antibiotiques. Amoxicilline plus probénécide contre spectinomycine (odds ratio de Peto (OR) = 2,29 [intervalle de confiance (IC) 95 : 0,74-7,08]), amoxicilline plus probénécide contre ceftriaxone (OR de Peto = 2,29 [IC95 : 0,74-7,08]) et ceftriaxone contre céfixime (OR de Peto = 1,22 [IC95 : 0,16-9,01]). Les effets indésirables ont été rares pour tous les schémas thérapeutiques testés.

Conclusions des auteurs

Le nombre de femmes incluses dans chacune des comparaisons est faible. C'est pourquoi, bien qu'aucune différence n'ait été mise en évidence entre les différents schémas d'antibiothérapie, la possibilité de détecter des différences importantes – et a fortiori modestes - était limitée dans ces essais. La présente analyse est quelque peu rassurante pour les femmes allergiques à la pénicilline dans la mesure où elle indique que le traitement par ceftriaxone ou spectinomycine semble avoir une efficacité similaire en termes de guérison microbiologique.

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