Les séries du Lancet consacrées à l'épidémiologie

Grimes DA, Schulz KF

De nombreux cliniciens signalent qu’ils ne parviennent pas à lire les publications médicales de manière critique. Pour répondre à cette difficulté, nous fournissons un abécédaire de la recherche clinique destiné à la fois aux cliniciens et aux chercheurs. La recherche clinique se divise en deux catégories générales : expérimentale et observationnelle, basées sur le fait que les chercheurs attribuent les expositions ou non. Les essais expérimentaux peuvent également être subdivisés en deux : randomisés et non randomisés. Les études observationnelles peuvent être soit analytiques soit descriptives. Les études analytiques comprennent un groupe de comparaison (témoin), alors que les études descriptives non. Dans les études analytiques, les études de cohorte suivent les personnes plus longtemps entre l'exposition et le résultat. A l'inverse, les études cas-témoin fonctionnent en sens contraire, en partant du résultat vers l'exposition. Les études transversales ressemblent à un instantané, qui mesure l'exposition et le résultat à un moment donné. Les études descriptives, comme les rapports de cas ou de séries, n'ont pas de groupe de comparaison. Dans ce type d'étude, les investigateurs ne peuvent donc pas examiner les associations, un fait souvent oublié ou ignoré. Les mesures d'association, comme les risques relatifs ou les odds ratio, constituent la méthode de choix pour exprimer les résultats des données dichotomiques (ex : "malade" contre "en bonne santé"). Les intervalles de confiance autour de ces mesures indiquent la précision de ces résultats. Les mesures d'association avec des intervalles de confiance révèlent la puissance, la direction et la fourchette plausible d'un effet ainsi que la probabilité d'occurrence. Au contraire, les valeurs p traitent seulement de la chance. Le test d'hypothèse nulle à une valeur p de 0,05 n'a pas de base en médecine et devrait être déconseillé.

Grimes DA, Schulz KF


Partager