Nonoxynol-9 dans la prévention de la contamination vaginale par le VIH d'une femme par un homme

Analyse documentaire Cochrane par Wilkinson D, Ramjee G, Tholandi M, Rutherford G

Ce rapport doit être cité comme suit : Wilkinson D, Ramjee G, Tholandi M, Rutherford G. Nonoxynol-9 for preventing vaginal acquisition of HIV infection by women from men. Base de Données des Analyses Documentaires Systématiques Cochrane 2007, 4ème Édition. Art. No.: CD003936. DOI: 10.1002/14651858.CD003936.

RÉSUMÉ

Titre

Nonoxynol-9 dans la prévention de la contamination vaginale par le VIH d'une femme par un homme

Contexte

Des méthodes de prévention du VIH contrôlées par les femmes sont nécessaires. Les microbicides vaginaux, des substances introduites dans le vagin de façon à empêcher la contamination d'une femme par un homme par le VIH et d'autres infections sexuellement transmissibles (IST), pourraient s'avérer utiles à cet égard. Le nonoxynol-9 (N-9), un spermicide largement utilisé, est un microbicide vaginal potentiel.

Objectifs

Déterminer l'innocuité et l'efficacité du N-9 dans la prévention de la contamination vaginale par le VIH d'une femme par un homme.

Stratégie de recherche

Recherches approfondies dans des bases de données électroniques, sur les actes de conférences, les références des articles pertinents, et contacts avec les experts et les bailleurs de fonds.

Critères de sélection

Essais comparatifs randomisés remplissant les critères de qualité prédéfinis et ayant pour résultat l'infection par le VIH.

Collecte et analyse des données

Les données ont été extraites par un auteur de l'analyse et vérifiées par un autre. Tout désaccord était soumis à un troisième auteur.

Principaux résultats

Cinq essais ont été inclus dans l'analyse et quatre ont contribué à une méta-analyse. Dans l'ensemble, aucune différence statistiquement significative n'a été observée en termes de risque d'infection par le VIH chez les femmes recevant un traitement par N-9 (risque relatif (RR) = 1,12 [intervalle de confiance (IC) 95 : 0,88-1,42] ; p = 0,4). Une augmentation statistiquement significative du risque de lésions génitales a été observée chez les femmes recevant un traitement par N-9 (RR = 1,18 [IC95 : 1,02-1,36] ; p = 0,02).

Conclusions des auteurs

Aucune preuve n'indique que le nonoxynol-9 présente un effet protecteur quelconque contre la contamination vaginale par l'infection VIH de la femme par un homme. Des preuves montrent qu'il pourrait être dangereux en augmentant la fréquence des lésions génitales.

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