Réunions et ateliers de formation continue dans les pays à faibles revenus

Aspects pratiques de la BSG par Smith H, Brown H, Jitendra K

NIVEAU PREMIER CONTACT (SOINS PRIMAIRES)

Dans les pays à faibles revenus, les centres de soins de santé primaires manquent souvent de personnel et prennent en charge de nombreux patients, ce qui rend difficile pour le personnel de prendre du temps pour suivre une formation médicale continue de quelque type que ce soit. Une méthode permettant de lutter contre cet état de fait est d'adjoindre les ateliers de formation aux réunions de personnel déjà en place - comme les réunions sur la morbidité et la mortalité ou les réunions de lecture de la littérature – qui font normalement partie de l'emploi du temps du personnel. Le fait de garantir l'obtention de points de formation médicale continue (FMC) en participant aux ateliers pourrait également constituer une source de motivation supplémentaire pour convaincre le personnel d'y assister.

Il est également important de s'assurer que le personnel à tous les niveaux, particulièrement les médecins, soit informé et prenne part aux ateliers de formation continue. Dans de nombreux pays à faibles revenus, le personnel infirmier et les sages-femmes sont souvent peu entendus et sont forcés de travailler dans un environnement principalement dirigé par des médecins, raison pour laquelle ils ne se trouvent pas en mesure de mettre en œuvre de nouvelles pratiques ou de changer les pratiques en cours. De la même façon, l’implication de la direction de l’hôpital, du centre de soins ou de la clinique dans l’organisation des réunions de formation est vitale afin de garantir la disponibilité des ressources pour tout changement de pratique et l'absence de frein à ce processus au niveau de l'administration. L'implication des ministères de la Santé concernés ou d'autres organismes gouvernementaux peut également encourager la durabilité de tout changement de pratique.

NIVEAU HÔPITAL CENTRAL (SOINS SECONDAIRES)

Il y a de fortes chances qu'il soit demandé au personnel travaillant à ce niveau de soins de former d'autres professionnels de santé, y compris ceux qui exercent au niveau des soins primaires. La formation des formateurs potentiels aux compétences en matière de communication et de transmission des connaissances pourrait être utile à ce niveau. Les recommandations formulées pour le niveau des soins primaires sont également applicables à ce niveau.

À DOMICILE OU EN COMMUNAUTÉ

La couverture par les média de masse des derniers développements en matière de santé peut permettre à la population générale d'être mieux informée des nouvelles pratiques de soins de santé. Des patients bien informés peuvent faire preuve de pression auprès des prestataires de soins de santé afin d'exiger de meilleurs soins. Cette demande peut constituer une bonne mesure incitative pour que le personnel de soins de santé améliore ses compétences. Les nouvelles pratiques peuvent parfois impliquer la simplification ou l'abandon de certaines pratiques (par exemple, la pratique systématique de l'échographie ou de l'épisiotomie) ; même dans ces cas, il serait important d'informer la communauté afin d'assurer la durabilité de ces nouvelles pratiques (1).

Références

  • Nhindiri P, Munjanja S, Zhanda I, Lindmark G, Nystrom L. A community – based study of utilization of maternity services in rural Zimbabwe. African journal of health sciences 1996;120-125.

Ce document doit être cité comme suit : Smith H, Brown H, Khanna J. Continuing education meetings and workshops in low-income countries: Aspects pratiques de la BSG (dernière mise à jour : 16 janvier 2003). Bibliothèque de Santé Génésique de l'OMS; Genève : Organisation mondiale de la Santé.

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