La bonne gouvernance en matière de santé, se traduit par la participation responsable de
ceux qui sont concernés par la formulation et le déploiement des politiques, des programmes
et des pratiques conduisant à des systèmes de santé équitables et durables. Dans le sous
secteur pharmaceutique, elle s’illustre surtout par le degré de transparence qui est mis dans
la gestion du médicament. Mais le marché pharmaceutique mondial représente plus de 500
milliards de $ US ; ce qui le rend très vulnérable à la corruption et aux manquements des
pratiques éthiques.
Au Bénin, à l’instar de plusieurs pays en développement, la gestion transparente et la lutte
contre la corruption n’avaient encore jamais été clairement inscrites dans les ambitions et les
priorités du sous secteur pharmaceutique, malgré le grand risque de mauvaise gouvernance
et de corruption encouru. Face à cette situation préoccupante, l’OMS, guidée par sa stratégie
pharmaceutique, a démarré à la fin de l’année 2004, le programme de bonne Gouvernance
dans les pratiques pharmaceutiques. L’objectif général poursuivi étant de juguler la
corruption dans le secteur pharmaceutique public, par l’application de procédures
administratives transparentes et la promotion de pratiques éthiques par les professionnels de
santé...