Le défi épidémiologique et sociétal que représente l'augmentation
régulière de l'incidence des cancers et de la mortalité qui leur
est attribuée à l'échelle planétaire est plus ardu à relever au niveau
du contient africain. En effet, d'ici à l'horizon 2020, si cette tendance
perdure, les institutions internationales de santé prévoient,
que 70 % des nouveaux cas de cancer seront enregistrés dans le
pays en développement dont près d'un million d'entre eux vivront
en Afrique : des chiffres du cancer éloquents qui permettent de
déconstruire le mythe qui veut que le cancer soit une pathologie
restreinte aux pays du Nord.
Si l'étiologie des cancers en Afrique s'explique souvent par les
infections chroniques virales, bactériennes et parasitaires
( hépatite B et C, papillomavirus, virus du sida, hélicobacter pylori,
paludisme, bilharziose, etc. ), le cancer du sein et celui de la prostate,
impliquant des dysfonctionnements hormonaux pouvant comporter
des formes héréditaires, figurent au premier rang des causes
de mort prématurée par cancer.