Les ARP nationales doivent suivre les progrès réalisés dans la mise en œuvre de tous les aspects du plan d’action. On établira les raisons des succès et des échecs. A cette fin, des indicateurs adaptés devront être créés, comme par exemple:
- Législation mentionnant spécifiquement les médicaments contrefaits et développement de la réglementation s’appliquant à ce domaine en particulier.
- Autorisation donnée aux personnes chargées de faire respecter la loi de pénétrer dans les locaux et d’examiner les documents relatifs à des approvisionnements suspects, en compagnie de la police si nécessaire.
- Existence d’installations de laboratoire suffisantes pour identifier les médicaments contrefaits.
- Exigence de certificats de type OMS pour l’importation des médicaments.
- Notification obligatoire aux autorités compétentes de tout incident dans lequel sont décelés ou impliqués des médicaments contrefaits.
- Existence d’un système structuré et de réunions régulières entre les autorités, les professions concernées et l’industrie pour examiner les progrès dans l’application du plan de lutte.
Il faut concevoir les mesures de manière à favoriser la collaboration entre toutes les parties intéressées et définir clairement les rôles et les responsabilités. Nous aborderons dans la section suivante les mesures nécessaires pour élaborer et mettre en œuvre le plan d’action.
On procèdera régulièrement à l’évaluation et à la reformulation du plan d’action. Ce point est particulièrement important dans les situations où il n’a pas été possible au départ de mettre en œuvre complètement le plan, ou si son instauration n’a pas réussi à faire diminuer la quantité de médicaments contrefaits dans les circuits de distribution. Toute reformulation doit tenir compte des résultats, qu’ils soient positifs ou négatifs, obtenus lors de la mise en œuvre des mesures précédentes.