En général, il n’y a pas de date de péremption pour les désinfectants. Ceux-ci peuvent être stockés et utilisés au fur et à mesure, ce qui fait qu’il n’est pas normalement nécessaire de les éliminer. Les désinfectants ne doivent pas être déversés en grandes quantités à l’égout, car ils peuvent tuer les bactéries dans les usines d’épuration et arrêter le traitement biologique des effluents, ni dans les cours d’eau, car cela risque de nuire à la faune et à la flore aquatiques. De petites quantités de désinfectant dilué peuvent cependant être éliminées par rejet dans un égout, à condition que cette opération soit supervisée par un pharmacien et que les quantités respectent rigoureusement les limites fixées. La limite indicative proposée est de 50 l/j, l’opération devant s’étaler sur toute la journée de travail.
Si possible, les désinfectants devraient être réutilisés, par exemple pour le nettoyage des cabinets de toilette dans les hôpitaux. Pour certains désinfectants à forte activité bactéricide et antivirale, tels que le Lysol (acide crésylique à 50%), il peut exister une date de péremption. Si cette date est passée, le produit peut toujours être utilisé pour la désinfection générale à un taux de dilution approprié fixé par un pharmacien, ou éliminé dans une station d’élimination des déchets chimiques ou dans un four à ciment. Dans de nombreux pays, il n’existe pas d’installation d’élimination des déchets chimiques; il peut être nécessaire d’expédier les matières à éliminer dans un autre pays. On ne doit cependant pas perdre de vue qu’il s’agit là d’une opération impliquant des formalités coûteuses et compliquées et qu’elle ne devrait être envisagée que s’il n’existe pas d’autre solution viable.
L’Organisation mondiale de la Santé publie des fiches de sécurité chimique pour les désinfectants et pesticides courants. Ces fiches donnent des renseignements sur la composition chimique de la substance et indiquent les méthodes d’élimination appropriées. Elles peuvent être obtenues sur demande à l’OMS14.