Rapport annuel 2003 - Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques
(2004; 24 pages) [English] [Spanish] Voir le document au format PDF
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Afficher le documentAnnée 2003: les médicaments contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme
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Afficher le documentLa médecine traditionnelle pour lutter contre le SRAS: une réunion d'experts se prononce en faveur du traitement intégré
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La médecine traditionnelle pour lutter contre le SRAS: une réunion d'experts se prononce en faveur du traitement intégré

En juillet 2003, l'OMS a annoncé qu'elle avait brisé la filière de transmission de personne à personne du coronavirus du SRAS. Au cours de cette épidémie, qui est apparue en Chine et a duré un peu plus d'une année, plus de 8400 cas de SRAS ont été signalés dans 29 pays. Quelques mois avant la fin de l'épidémie, une réunion d'experts a reconnu que la médecine traditionnelle chinoise avait aidé à combattre le SRAS. Comment et pourquoi cette médecine, intégrée à la médecine occidentale, a-t-elle pu obtenir ces résultats?

Une pratique traditionnelle

La médecine traditionnelle chinoise, dont l'histoire remonte à une période très reculée, repose notamment sur l'utilisation des plantes médicinales, sur l'acupuncture ou l'acupressure et sur les thérapies spirituelles.

Lorsque l'épidémie de SRAS a éclaté, l'administration d'Etat de la médecine chinoise traditionnelle (SATCM) a lancé des projets de recherche clinique sur l'intégration des médecines chinoise et occidentale. Vingt-et-un projets, axés sur la prévention, le traitement et la réadaptation ont été conduits (en Chine, plus de la moitié des patients atteints par le SRAS étaient traités à l'aide de la médecine chinoise traditionnelle). Sur la demande du Gouvernement chinois, et avec le soutien financier de la Fondation nippone, l'OMS a aidé la SATCM à réaliser treize essais cliniques. Ultérieurement, l'OMS et la SATCM ont collaboré à l'organisation d'une réunion d'experts internationaux chargés d'étudier le traitement du SRAS et l'intégration de la médecine chinoise traditionnelle et de la médecine occidentale. Cette réunion s'est tenue à Beijing (Chine) en octobre 2003. Les rapports des treize essais cliniques ont été examinés à cette occasion.

Des conditions de travail dangereuses

Au total, 68 experts venant de sept pays ont participé à cette réunion. Ils ont reconnu les succès obtenus chez certains patients par les praticiens de la médecine traditionnelle chinoise, qui ont réussi à rassembler, dans des conditions dangereuses, un ensemble de données d'une importance fondamentale tant pour la clinique que pour la recherche.

Il est apparu que la médecine traditionnelle chinoise atténuait la fatigue et les difficultés respiratoires et favorisait le renforcement du système immunitaire des patients atteints par le SRAS. Les treize rapports cliniques n'ont signalé aucun effet secondaire sur le coeur, le foie ou les reins, ce qui atteste la fiabilité de cette médecine qui a par ailleurs permis de guérir, à elle seule, tout un groupe de patients se situant dans la première phase du SRAS, sans qu'il soit nécessaire de recourir aux corticoïdes, aux agents antiviraux ni aux antibiotiques. Il faut enfin remarquer qu'aucun cas de SRAS n'a été signalé chez le personnel soignant qui, exposé au SRAS, avait utilisé la médecine traditionnelle dans un but préventif. Le rapport de la réunion (sous presse) précise: «La médecine traditionnelle chinoise est le fruit d'une expérience millénaire dans le domaine thérapeutique. Lorsque l'on est confronté à une étiologie inconnue ou à des agents pathogènes complexes, la théorie et les principes thérapeutiques de la médecine traditionnelle présentent d'indéniables avantages».

Les experts qui ont assisté à la réunion ont toutefois précisé que les données des rapports n'autorisaient aucune conclusion définitive. Ils ont par conséquent recommandé de poursuivre la surveillance des cas de SRAS, de continuer l'observation et la comparaison des effets à long terme des divers traitements, d'améliorer la recherche clinique, et de développer les recherches sur l'économie de la santé et le SRAS.


Hôpital des maladies transmissibles, Beijing, Chine

PHOTO: OMS/Pierre Virot


Pour davantage d'informations, prendre contact avec: Xiaorui Zhang - zhangx@who.int

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Dernière mise à jour: le 3 mai 2013