Directives OMS sur les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte (BPAR) relatives aux plantes médicinales
(2003; 84 pages) [English] [Spanish] Voir le document au format PDF
Table des matières
Afficher le documentRemerciements
Afficher le documentAvant-propos
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu1. Introduction
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu2. Bonnes pratiques agricoles relatives aux plantes médicinales
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu3. Bonnes pratiques de récolte des plantes médicinales sauvages
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu4. Aspects techniques communs aux bonnes pratiques agricoles et aux bonnes pratiques de récolte relatives aux plantes médicinales
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu5. Autres questions
Afficher le documentBibliographie
Afficher le documentAnnexe 1: Bonnes pratiques agricoles relatives aux matières médicinales chinoises traditionnelles, République populaire de Chine
Afficher le documentAnnexe 2: Points à examiner concernant les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte relatives aux matières premières d'origine végétale
Afficher le documentAnnexe 3: Bonnes pratiques agricoles et bonnes pratiques de récolte (BPAR) relatives aux plantes médicinales, Japon
Afficher le documentAnnexe 4: Exemple de plan pour les monographies sur les bonnes pratiques agricoles relatives à différentes plantes médicinales
Afficher le documentAnnexe 5: Exemple de fiche pour les plantes médicinales cultivées
Afficher le documentAnnexe 6: Participants de la Consultation OMS sur les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte à l'état sauvage relatives aux plantes médicinales
 

Avant-propos

Les médicaments traditionnels, et en particulier ceux à base de plantes, sont de plus en plus largement utilisés dans le monde depuis une vingtaine d'années. Malheureusement, le nombre de rapports faisant état de conséquences fâcheuses de ces produits sur la santé a lui aussi augmenté. Les analyses et les études réalisées ont montré qu'il y avait plusieurs raisons à ces problèmes. L'une des principales causes de réactions indésirables est directement liée à la mauvaise qualité des médicaments à base de plantes et à celle des matières premières végétales. Il a donc fallu admettre qu'on ne s'était pas assez intéressé à l'assurance et au contrôle de la qualité de ces médicaments.

Dans la résolution WHA56.31 sur la médecine traditionnelle, les Etats Membres ont prié l'OMS «de fournir un appui technique, notamment pour la mise au point d'une méthodologie afin de contrôler ou de garantir la qualité, l'efficacité et l'innocuité des produits, pour la préparation de lignes directrices et pour la promotion de l'échange d'information». L'OMS a préparé une série de directives techniques sur le contrôle de la qualité des médicaments à base de plantes, les plus récentes étant les présentes directives sur les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte (BPAR) relatives aux plantes médicinales. Ces directives donnent une description détaillée des techniques et mesures requises pour la culture et la récolte appropriées des plantes médicinales et pour l'enregistrement et la documentation des données et informations nécessaires lors de leur transformation.

Malgré l'existence de ces directives, il reste encore des divergences considérables entre l'état des connaissances et leur mise en pratique. Par exemple, il est difficile d'arriver à former les agriculteurs et autres personnes chargées de la production, de la manipulation et de la transformation des matières végétales médicinales. Alors que les laboratoires pharmaceutiques et autres entreprises s'efforcent de satisfaire aux normes de contrôle de la qualité requises pour les médicaments à base de plantes, ils ne peuvent obliger les agriculteurs, producteurs, manipulateurs et transformateurs à respecter les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte relatives aux plantes médicinales. La formation des agriculteurs et autres personnes concernées est donc l'une des nombreuses mesures à prendre pour assurer que des bonnes pratiques sont adoptées tant pour la culture que pour la récolte en vue de l'obtention de matières végétales médicinales de bonne qualité.

Le contrôle de la qualité a des conséquences directes sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments à base de plantes. Les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte relatives aux plantes médicinales ne constituent que la première étape de l'assurance de la qualité, dont dépendront directement l'innocuité et l'efficacité des médicaments à base de plantes et qui joueront un rôle important dans la protection des ressources naturelles en plantes médicinales en vue d'en assurer une utilisation durable. Jusqu'à maintenant, seuls l'Union européenne et quelques pays comme la Chine et le Japon ont élaboré des directives régionales et nationales sur les bonnes pratiques agricoles et les bonnes pratiques de récolte relatives aux plantes médicinales.

Nous sommes convaincus que nombre d'autres pays prépareront leurs propres directives pour le contrôle de la qualité des plantes médicinales à partir des directives élaborées par l'OMS. Il reste encore cependant beaucoup à faire avant que de telles directives soient appliquées partout dans le monde, et les efforts conjugués des autorités nationales, entre autres celles qui sont chargées de la santé, de l'agriculture et du commerce, des établissements de recherche et des organisations non gouvernementales seront nécessaires pour que nous puissions atteindre notre but.

Dr Xiaorui Zhang

Coordonnateur
Médecine traditionnelle (TRM)
Département Médicaments essentiels et politique pharmaceutique (EDM)
Organisation mondiale de la Santé

 

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Dernière mise à jour: le 24 avril 2012