Parmi les médicaments disponibles, il y en a qui sont inefficaces ou inutiles; d’autres sont dangereux mais il en existe au moins un tout aussi efficace et dont l'innocuité est avérée. Si ces médicaments sont sans utilité thérapeutique pour les consommateurs, leur existence n’est pas plus fondée d’un point de vue économique que d’un point de vue médical. Il convient alors d’éliminer ces médicaments par une interdiction générale. En 1982, le Bangladesh a ainsi interdit 1707 produits, représentant un tiers de la consommation. Parmi ceux-ci, 305 étaient tout à fait nocifs, 134 étaient des associations à reformuler (associations de composants sans valeur thérapeutique supplémentaire par rapport aux composants pris séparément) et 1268 étaient inutiles. Ces interdictions peuvent poser des problèmes industriels ou politiques dont il faut tenir compte lors de la mise en oeuvre, mais sans remettre en cause cet objectif.