Comment élaborer et mettre en oeuvre une politique pharmaceutique nationale - Deuxième édition
(2002; 104 pages) [English] [Spanish] Voir le document au format PDF
Table des matières
Afficher le documentREMERCIEMENTS
Afficher le documentSIGLES ET ABRÉVIATIONS
Afficher le documentPRÉFACE
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuPREMIÈRE PARTIE: Comment élaborer et mettre en œuvre une politique pharmaceutique nationale
Fermer ce répertoireDEUXIÈME PARTIE: Éléments clés d'une politique pharmaceutique nationale
Fermer ce répertoire4. Sélection des médicaments essentiels
Afficher le document4.1. Médicaments essentiels
Afficher le document4.2. Vieux problèmes et nouveaux défis
Afficher le document4.3. Stratégies pour la sélection des médicaments essentiels
Afficher le document4.4. Médicaments traditionnels et médicaments à base de plantes
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu5. Accessibilité économique
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu6. Financement des médicaments
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu7. Systèmes d'approvisionnement
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu8. Réglementation pharmaceutique
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu9. Usage rationnel des médicaments
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu10. Recherche
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu11. Développement des ressources humaines
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenu12. Surveillance et évaluation
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4.2. Vieux problèmes et nouveaux défis

À la fin de l'année 1999, 156 États membres possédaient une liste nationale officielle de médicaments essentiels, et 127 de ces listes avaient été actualisées au cours des cinq années précédentes. La plupart de ces listes sont liées à des directives cliniques nationales utilisées pour la formation et l'encadrement. Elles servent aussi de guide pour l'approvisionnement en médicaments dans le secteur public, de liste de référence pour le remboursement de médicaments dans le cadre d'assurances, pour les dons de médicaments et pour la production locale. Le principe consistant à utiliser moins de médicaments de manière plus efficace semble donc répandu, mais il n'est cependant pas toujours simple à mettre pleinement en œuvre, et divers défis, anciens ou nouveaux, doivent être examinés.

Faire en sorte que le principe soit de plus en plus largement accepté

Il est possible que le recours à une liste de médicaments essentiels soulève des objections. Les prescripteurs peuvent estimer que cette liste porte atteinte à leur liberté thérapeutique et les pharmaciens s'inquiéter des répercussions financières. Les fabricants peuvent craindre de voir leur marché s'éroder alors que les consommateurs estiment peut-être qu'on leur offre des médicaments bon marché de qualité inférieure. Si l'on ne tient pas compte de ces préoccupations, le principe de la sélection et du recours à une liste de médicaments essentiels ne sera pas accepté. Ceci explique pourquoi le processus de sélection doit être consultatif, et pourquoi il est important d'informer et d'éduquer les intéressés.

Promouvoir les médicaments essentiels dans le secteur privé

L'expérience acquise dans le secteur privé de l'utilisation d'une liste de médicaments essentiels est considérable. Cependant, dans la plupart des pays à revenu faible ou à revenu intermédiaire, la majorité des habitants sont soignés avec des médicaments du secteur privé qu'ils payent de leur poche. Trop souvent, ces consommateurs se voient prescrire et délivrer des médicaments onéreux, fréquemment en petites quantités, au lieu d'une quantité thérapeutique de médicaments essentiels. La promotion de médicaments non essentiels a souvent pour conséquence que les maladies bénignes sont surtraitées, que les maladies graves sont traitées de manière inadaptée et que l'on abuse des antibiotiques. La prescription et la vente de quantités considérables de médicaments non essentiels signifient que les foyers, et notamment les familles pauvres, ne bénéficient pas de soins de santé d'un bon rapport qualité-prix et qu'en définitive ils ne reçoivent peut-être pas le traitement dont ils ont besoin.

Promouvoir le principe des médicaments essentiels dans le secteur privé reste une tâche ardue pour les pays. Les programmes d'assurance maladie privée et les associations professionnelles progressistes constituent souvent le meilleur canal pour qu'une sélection de médicaments d'un bon rapport coût-efficacité soit adoptée dans le secteur privé.

Dons de médicaments non essentiels

Le don de médicaments non essentiels peut nuire à l'adhésion au processus de sélection et à sa mise en œuvre ainsi qu'au respect des directives reposant sur des données cliniques factuelles. L'OMS, avec plusieurs autres organisations, a mis au point des directives interinstitutions pour répondre à ce problème.17 Le point clé dans ce domaine est que les dons de médicaments doivent uniquement concerner les médicaments figurant sur la liste nationale de médicaments essentiels, à moins que ces dons ne répondent à une demande précise et qu'ils aient par ailleurs fait l'objet d'un accord.

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Dernière mise à jour: le 3 mai 2013