De nombreux prestataires de MTR/MCP recherchent une reconnaissance et un soutien continus (ou accrus) de leurs pratiques. En même temps, de nombreux professionnels de médecine allopathique, même ceux des pays possédant une solide histoire de MTR, émettent de fortes réserves et souvent un scepticisme marqué quant aux bénéfices revendiqués par la MTR/MCP. Les organismes de réglementation se débattent avec les questions d’innocuité et d’efficacité des médicaments traditionnels à base de plantes, tandis qu’un grand nombre de groupes industriels et de consommateurs résistent à tout développement en matière de politique sanitaire pouvant limiter l’accès à la MTR/MCP. Les rapports concernant les effets immunostimulants puissants de certains médicaments traditionnels donnent de l’espoir aux individus atteints de VIH tandis que d’autres s’inquiètent de ce que l’usage de tels «remèdes» donne de faux espoirs aux personnes vivant avec le VIH/SIDA et retarde le traitement par des thérapies «éprouvées».
En conséquence, la croissance de l’usage de la MTR/MCP s’accompagne d’une demande accrue de preuves de l’innocuité, de l’efficacité et de la qualité des produits et des pratiques de MTR/MCP. Il est intéressant de noter qu’une grande partie de la documentation scientifique concernant la MTR/MCP utilise des méthodologies comparables à celles employées en soutien d’un grand nombre de procédures chirurgicales modernes: rapports de cas individuels et séries de patients, sans groupe témoin ni même comparatif. Néanmoins, il existe des preuves scientifiques solides d’essais thérapeutiques randomisés pour de nombreux usages de l’acupuncture, quelques phytothérapies et certaines thérapies manuelles.
En règle générale, toutefois, la croissance de l’usage de la MTR/MCP ne s’est pas accompagnée d’une augmentation de la quantité, de la qualité et de l’accessibilité de preuves cliniques à l’appui des revendications de la MTR/MCP.
