Globalement, on peut dire que tous les antirétroviraux sont disponibles partout dans le monde si l’on s’adresse au secteur privé. Lorsque les ressources le permettent, l’approvisionnement peut être suffisant et régulier. Dans le secteur public, cependant, et quand les patients ont un faible revenu, le choix des médicaments est parfois limité, ce qui a des conséquences sur plusieurs décisions: quand commencer le traitement, quel schéma thérapeutique utiliser et que faire en cas d’échec thérapeutique? Dans le contexte des essais cliniques, la stabilité de l’approvisionnement et la qualité des médicaments sont relativement bien garanties. Dans le cas des projets soutenus par des donateurs, et malgré le coût subventionné des antirétroviraux, il n’est pas rare que les contraintes financières conduisent à l’arrêt du traitement. Au Brésil, une part importante et croissante des antirétroviraux est fabriquée dans le pays, avec pour conséquence des économies considérables et un impact positif sur la pérennité de l’approvisionnement.