Fiches modèles OMS d'information à l'usage des prescripteurs: Médicaments utilisés en anesthésie
(1991; 64 pages) [English] Voir le document au format PDF
Table des matières
Afficher le documentPréface
Afficher le documentIntroduction
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuPrémédication
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAnesthésiques généraux et oxygène
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAnesthésiques locaux
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAnalgésiques non opioïdes
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAnalgésiques opioïdes et antagonistes
Fermer ce répertoireMyorelaxants et inhibiteurs de la cholinestérase
Afficher le documentGallamine
Afficher le documentSuxaméthonium
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Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuSolutions servant à corriger les déséquilibres hydro-électrolytiques
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Gallamine

Groupe: myorelaxant non dépolarisant
Solution injectable: 40 mg (triéthiodure)/ml en ampoules de 2 ml

Généralités

La gallamine est un bloquant neuromusculaire synthétique non dépolarisant. Ses effets apparaissent dans les 2 minutes qui suivent l’injection intraveineuse et persistent pendant 40 minutes. Le produit est excrété en grande partie sous forme inchangée dans les urines.

Données cliniques

Indications

Relaxation des muscles squelettiques en chirurgie générale.

Posologie et administration

Les myorelaxants ne doivent être administrés qu’après l’induction de l’anesthésie et quand la liberté des voies aériennes est assurée. La posologie doit être ajustée en fonction de la réponse. A titre d’exemple, on peut donner les posologies suivantes:

Adultes: au départ, 1-1,5 mg/kg par voie i.v., puis 0,5-1 mg/kg selon les besoins, toutes les 40 minutes environ.

Enfants: 1,5 mg/kg au départ, puis 0,5 mg/kg à la demande.

Nourrissons de moins de 1 mois: 250 à 750 microgrammes/kg au départ, puis 100 à 500 microgrammes/kg à la demande.

Contre-indications

• Hypersensibilité connue à la gallamine.
• Myasthénie.
• Choc et insuffisance rénale.
• Affection cardiaque prédisposant aux troubles du rythme.

Précautions

Dans la mesure du possible, la gallamine ne sera utilisée que par des anesthésistes expérimentés. Un matériel d’intubation et de ventilation assistée doit être immédiatement disponible et prêt à l’emploi.

En cas d’administration préalable de suxaméthonium, on attendra que ses effets aient disparu avant d’administrer la gallamine.

Grossesse

La gallamine ne sera utilisée en fin de grossesse que si son indication l’emporte sur les risques possibles pour le fœtus. On évitera de l’utiliser en obstétrique, car elle traverse la barrière placentaire.

Effets indésirables

La gallamine peut provoquer une tachycardie d’origine vagolytique. Les réactions de type anaphylactique sont rares.

Interactions médicamenteuses

Les effets de la gallamine peuvent être notablement prolongés par de nombreux médicaments, notamment: la streptomycine, la néomycine, la polymyxine B, la kanamycine, la quinidine, le propranolol et le procaïnamide.

L’éther et l’halothane potentialisent l’action de la gallamine et des autres myorelaxants non dépolarisants. On doit diminuer les doses de 40% lorsqu’on emploie la gallamine avec de l’éther et de 20% lorsqu’on l’emploie avec de l’halothane.

Utilisés en même temps que la gallamine, les agents qui activent l’élimination du potassium, en particulier les thiazidiques et le furosémide, sont susceptibles de prolonger le bloc neuromusculaire.

Surdosage

La ventilation doit être assistée jusqu’à totale restauration de la respiration spontanée, et le malade sera étroitement surveillé jusqu’à ce que tout risque de paralysie musculaire ait disparu.

La paralysie musculaire peut en général être rapidement contrôlée par la néostigmine, après administration d’atropine pour éviter une stimulation excessive du système sympathique. Cette effet est plus rapide s’il y a déjà un certain rétablissement du tonus musculaire avant que la néostigmine soit administrée.

Conservation

Les solutions injectables de gallamine doivent être conservées à l’abri de la lumière et du gel.

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