Le syndrome de larva migrans cutanée est déterminé par la pénétration à travers la peau intacte de larves d'ankylostomes, Ancylostoma braziliense ou A. caninum, qui sont excrétées par des chiens ou des chats parasités. D'autres espèces de nématodes ont également été incriminées. Cette helminthiase est particulièrement répandue en Amérique centrale, dans certains pays d'Amérique du Sud, dans la Caraïbe et le sud-est des Etats-Unis d'Amérique, ainsi que dans toute l'Afrique tropicale. Elle se caractérise par des lésions inflammatoires prurigineuses, filiformes et sinueuses, siégeant le plus souvent au niveau des pieds.
Dans la plupart des cas, les larves restent localisées, déterminant une simple dermatite focale transitoire d'intensité variable. Elles ne parviennent pas à maturité dans l'organisme humain, où elles sont «en impasse», mais il arrive qu'elles migrent jusqu'aux poumons, déterminant une hyperéosinophilie, de la toux et des infiltrations pulmonaires (syndrome de Löffler).
Lutte
La prophylaxie vise à interrompre la transmission. Le déparasitage régulier des chiens et des chats réduit la contamination du sol, tandis que le port de chaussures protectrices diminue le risque de contact.
Traitement
L'administration d'albendazole par voie orale, en une prise unique de 400 mg, guérit la quasi-totalité des cas.1 Le tiabendazole est également intéressant en topique, deux ou trois fois par jour pendant 7-10 jours. Une lotion de calamine assure une amélioration symptomatique.
1 Pour plus de précisions, se reporter à Fiches modèles OMS d'information à l'usage des prescripteurs: médicaments utilisés en parasitologie, 2eéd. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1997.