Fiches modèles OMS d'information à l'usage des prescripteurs: Médicaments utilisés en dermatologie
(1999; 132 pages) [English] [Spanish] Voir le document au format PDF
Table des matières
Afficher le documentPréface
Afficher le documentIntroduction
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuParasitoses
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuPiqûres et morsures d'insectes et d'arachnides
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuMycoses superficielles
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuMycoses sous-cutanées
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuInfections bactériennes
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuInfections virales
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Afficher le documentAcné vulgaire
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Afficher le documentUlcères tropicaux
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAntimicrobiens
Fermer ce répertoireAntifongiques
Afficher le documentAcide benzoïque + acide salicylique (pommade de Whitfield)
Afficher le documentAmphotéricine B
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Afficher le documentSulfure de sélénium
Afficher le documentTerbinafine
Afficher le documentThiosulfate de sodium
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Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAnti-inflammatoires et antiprurigineux1
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAntiallergiques et médicaments du choc anaphylactique
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuPhotoprotecteurs (filtres et écrans solaires)
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuMédicaments divers
Ouvrir ce répertoire et afficher son contenuAnnexe
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Griséofulvine

Comprimés ou gélules à 125 mg, 250 mg, 500 mg
Suspension buvable à 125 mg/ml

Généralités

La griséofulvine est un antibiotique extrait des cultures de Pénicillium griseofulvum. C'est un fongistatique dont le spectre est strictement limité aux agents des dermatophytoses; il est sans action sur Candida et le champignon responsable du pityriasis versicolor. Son activité s'explique par la perturbation de l'appareil mitotique des cellules mycosiques, ce qui a pour effet d'inhiber la synthèse protéique.

La griséofulvine est bien absorbée après administration orale, en particulier après un repas riche en graisses. Elle a une demi-vie plasmatique de 24 heures et subit une métabolisation poussée dans le foie. Environ 50% sont excrétés dans les urines dans les 5 jours, en grande partie sous forme de métabolites. Pour l'essentiel, le reste se lie électivement dans les kératinocytes, en particulier dans les zones infectées.

Données cliniques

Indications

Mycoses superficielles rebelles aux traitements locaux ou comportant une atteinte du cuir chevelu ou des ongles. La griséofulvine est inefficace à titre préventif.

Posologie et administration

La griséofulvine doit être prise de préférence au cours des repas ou immédiatement après. Toutes les doses indiquées conviennent aussi bien pour l'enfant que pour l'adulte.

Dermatophytose du tronc, de l'aine ou du pied:

10 mg/kg/j en prise unique ou en plusieurs prises fractionnées, sans dépasser une dose totale de 1 g, pendant 4 semaines.

En cas d'atteinte ungéale simultanée, la durée du traitement doit parfois être portée de 12 à 18 mois. Il faut par ailleurs prêter une attention rigoureuse à l'hygiène individuelle.

Dermatophytose du cuir chevelu:

10 mg/kg/j en deux prises fractionnées, sans dépasser une dose totale de 1 g, pendant au moins 6 semaines. Dans les cas graves, il faut parfois porter la durée du traitement à 3 mois. L'application locale d'une crème imidazolée peut accélérer la disparition des lésions squameuses.

Contre-indications

• Antécédents d'hypersensibilité à la griséofulvine.
• Porphyrie ou lupus érythémateux disséminé.
• Atteinte hépatique sévère.
• Grossesse.

Précautions d'emploi

Il faut prévenir le patient du risque d'effet antabuse (potentialisation des effets de l'alcool pendant le traitement) altérant son aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser une machine.

En cas d'insuffisance hépatique, une surveillance médicale rigoureuse est indispensable. La fonction hépatique doit être surveillée attentivement tout au long du traitement.

Une leucopénie et une albuminurie sont possibles.

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant toute la durée du traitement et plusieurs semaines après.

Grossesse

La griséofulvine s'est révélée fœtotoxique chez certains modèles animaux. Son utilisation est donc à proscrire chez la femme enceinte.

Effets indésirables

Certains patients se plaignent de céphalées qui peuvent être sévères, particulièrement au début du traitement, mais disparaissent souvent quand celui-ci se prolonge. Nausées, vomissements, diarrhée, fatigue, léthargie, sécheresse de bouche et perlèche sont moins fréquents.

On a rapporté des réactions d'hypersensibilité: urticaire, photosensibilisation, érythème multiforme, éruptions vésiculaires et morbilliformes, maladie du sérum, œdème de Quincke et, dans de rares cas, exacerbation d'un lupus érythémateux disséminé. Comme autres effets rares mais graves, il faut citer un dysfonctionnement hépatique, une leucopénie sévère et des manifestations neurologiques - neuropathie périphérique, confusion et troubles de la vision dûs à un œdème maculaire.

Chez l'enfant, on a rapporté des effets de type estrogénique. Une hémorragie de privation, une aménorrhée et un échec de la contraception ont été observés chez des femmes prenant des contraceptifs oraux.

L'administration prolongée à forte dose provoque des hépatomes chez la souris et des tumeurs de la thyroïde chez le rat.

Interactions médicamenteuses

La griséofulvine peut réduire l'efficacité des anticoagulants dérivés de la coumarine et des contraceptifs oraux, tandis que sa propre efficacité peut être diminuée par l'administration simultanée de barbituriques. Ces derniers peuvent aussi diminuer l'absorption de la griséofulvine.

La griséofulvine peut potentialiser les effets secondaires de l'alcool.

Surdosage

Le traitement est un traitement symptomatique de soutien. Il n'existe pas d'antidote spécifique.

Conditions de conservation

Conserver les préparations de griséofulvine dans des récipients bien fermés.

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