Le pityriasis alba intéresse plus de 80% des enfants des zones rurales dans les pays en développement. Il se caractérise par la présence, sur les zones exposées à la lumière, de lésions dépigmentées, ovales ou arrondies. Son étiologie est obscure. Dans les pays développés, où les lésions sont en général finement squameuses, cette dermatose est souvent un signe d'atopie (l'inflammation provoque une hypopigmentation résiduelle qui est aggravée par les dermocorticoïdes). Dans les pays en développement, la sécheresse de la peau, l'écoulement nasal et le manque d'hygiène peuvent favoriser une prolifération bactérienne infraclinique et une parakératose dont les manifestations cliniques sont une fine desquamation et une hypochromie.
Prise en charge
Alors que la dépigmentation n'est qu'un problème mineur d'ordre esthétique, elle est souvent considérée par le patient comme un problème de santé prioritaire. La prise en charge doit donc avoir comme premier objectif d'expliquer la nature de la maladie et son absence de liens avec d'autres affections communes dans les pays en développement, par exemple une carence vitaminique, une parasitose intestinale ou une autre infection. Il faut aussi insister sur le fait que cette dermatose n'est pas contagieuse. On peut prescrire des émollients. Dans les pays en développement, on utilisera une pommade à la vaseline (60%) et à l'oxyde de zinc (40%) additionnée de 2% de clioquinol en poudre et de 0,5% de goudron de houille. La pommade doit être appliquée le soir au coucher et être éliminée par lavage le lendemain matin. Le traitement doit en général être poursuivi 4 à 6 semaines.