Au cours des dernières années, les laboratoires qui évaluent les substances chimiques de référence ont procédé à des échanges croissants d'informations. La coopération, qui s'était faite d'abord sur le plan personnel ou dans des cas particuliers, prend parfois maintenant une forme plus officielle. Il faudrait toutefois que soit diffusée en temps opportun une note indiquant les travaux à entreprendre. Dans chaque cas cela devrait être fait bien avant toute prise de contact avec un fabricant de produits pharmaceutiques en vue de la fourniture de la substance. De la sorte, il serait possible à un fabricant de réserver une fraction d'un lot particulier, de manière à ce qu'il y ait une quantité suffisante de substance de référence proposée pour faire face à tous les besoins prévisibles. Cette façon de faire aurait l'avantage de permettre, premièrement, aux laboratoires collaborateurs de participer aux études effectuées; deuxièmement, à chacune des autorités chargées de délivrer les substances d'utiliser la même substance de référence; troisièmement, à un laboratoire qui viendrait à en manquer, d'utiliser, après conclusion d'un arrangement convenable, une partie de la substance détenue par d'autres laboratoires. Enfin, l'industrie en tirerait un grand profit dans la mesure où les demandes de fourniture de substances de référence seraient coordonnées et de ce fait moins fréquentes.
Grâce à cet effort de coopération, le fabricant pourrait également être en mesure de répartir la substance de référence dans des récipients appropriés, normalisés, de manière à réduire au minimum les variations dues au stockage et au transport.
De temps à autre, chaque laboratoire devra procéder au remplacement d'un certain nombre de substances de référence. Il serait avantageux qu'il prévoie ces besoins suffisamment à l'avance pour permettre d'adresser une commande groupée au fabricant, avec les avantages susmentionnés.