Les petits pays qui n'ont pas encore adopté de système global de réglementation pharmaceutique peuvent s'inspirer des dispositions en vigueur dans d'autres pays pour déterminer leurs propres besoins. Cependant, les pays en développement se heurtent trop souvent, dans la mise en place de mesures de réglementation pharmaceutique, à des difficultés dues au fait qu'ils se sont inspirés des dispositions législatives efficaces ailleurs mais d'une complexité telle qu'elles ne peuvent être aussi efficacement mises en œuvre dans les pays qui les adoptent. Il est extrêmement important d'adapter les textes législatifs et les règlements administratifs aux ressources disponibles et de ne négliger aucune possibilité d'obtenir et d'utiliser les informations fournies par les autorités de réglementation d'autres pays sur les produits et les substances pharmaceutiques entrant dans le commerce international.
Les moyens de communication entre autorités nationales de réglementation s'améliorent, comme en témoignent les informations contenues dans le bulletin mensuel Nouvelles pharmaceutiques OMS, la revue trimestrielle Informations pharmaceutiques OMS et la Liste récapitulative des produits dont la consommation ou la vente ont été interdites ou rigoureusement réglementées, ou qui ont été retirés du marché ou n'ont pas été approuvés par les gouvernements. Par ailleurs, un grand nombre de difficultés inhérentes au stockage, à la recherche et à l'analyse des données nécessaires aux différentes étapes du processus de réglementation peuvent désormais être résolues grâce à l'emploi de micro-ordinateurs et de progiciels disponibles dans le commerce.