Améliorer l’accès aux traitements antirétroviraux dans les pays à ressources limitées - Recommandations pour une approche de santé publique
(2003; 161 pages) [English] Ver el documento en el formato PDF
Índice de contenido
Ver el documentoAbréviations
Ver el documentoPréface
Ver el documentoRésumé
Ver el documentoI. Introduction
Ver el documentoII. Objectifs de la publication
Ver el documentoIII Généralités et finalités
Ver el documentoIV. Modalités du traitement antirétroviral
Ver el documentoV. Quand débuter le traitement chez l’adulte et l’adolescent?
Ver el documentoVI. Schémas thérapeutiques de première intention recommandés chez l’adulte et l’adolescent
Ver el documentoVII. Quand faut-il changer de traitement chez l’adulte et l’adolescent?
Ver el documentoVIII. Schémas thérapeutiques de deuxième intention recommandés chez l’adulte et l’adolescent
Ver el documentoIX. Pharmacorésistance
Ver el documentoX. Traitement antirétroviral chez la femme, en particulier pendant la grossesse
Ver el documentoXI. Le nourrisson et l’enfant
Ver el documentoXII. Tuberculose et autres affections associées au VIH
Ver el documentoXIII. Utilisateurs de drogues injectables
Ver el documentoXIV. Observance du traitement
Ver el documentoXV. Surveillance du traitement antirétroviral
Ver el documentoAnnexe 1. Système OMS de classification des stades de l’infection et de la maladie à VIH chez l’adulte et l’adolescent
Ver el documentoAnnexe 2. Système OMS de classification des stades de l’infection et de la maladie à VIH chez l’enfant
Ver el documentoAnnexe 3. Caractéristiques des traitements basés sur les INNTI
Ver el documentoAnnexe 4. Caractéristiques des trithérapies basées sur les INTI
Ver el documentoAnnexe 5. Caractéristiques des traitements basés sur les IP
Ver el documentoAnnexe 6. INNTI, trithérapies INTI et IP: caractéristiques des traitements chez des populations particulières
Ver el documentoAnnexe 7. Posologie des anti-rétroviraux chez l’adulte et l’adolescent
Ver el documentoAnnexe 8A. Interactions médica-menteuses entre antirétroviraux
Ver el documentoAnnexe 8B. Interactions médicamenteuses entre INNTI et IP
Ver el documentoAnnexe 8C. Interactions médicamenteuses avec les INNTI et les INNTI et IP
Ver el documentoAnnexe 9. Sélection d’antirétroviraux utilisables chez la femme enceinte infectée par le VIH
Ver el documentoAnnexe 10. Forme et posologie des antirétroviraux à usage pédiatrique
Ver el documentoAnnexe 11A. Effets toxiques des antirétroviraux
Ver el documentoAnnexe 11B. Surveillance et prise en charge de la toxicité des antirétroviraux
Ver el documentoBibliographie
Ver el documentoGroupe de travail intérimaire OMS sur les traitements antirétroviraux, Genève, 19-20 novembre 2001
Ver el documentoRéunion consultative internationale OMS sur les traitements antirétroviraux du VIH/SIDA, 22-23 mai 2001, Genève
 

IX. Pharmacorésistance

Même si en raison de la limitation des ressources il est évident que les tests de résistance du VIH aux médicaments ne peuvent pas faire partie du suivi clinique dans les pays à faible revenu, il est important pour pouvoir administrer des traitements actifs de tenir compte des mécanismes à l’origine de l’évolution de la pharmacorésistance. De plus, il importe de surveiller la prévalence et l’incidence de la pharmacorésistance à l’échelle des populations dans la mesure où l’accès aux traitements antirétroviraux est étendu au monde entier. Parallèlement à la publication des présentes recommandations et à une amélioration de l’accès aux médicaments dans les pays en développement, l’OMS est en train de mettre en place un réseau mondial de surveillance de la résistance du VIH aux médicaments en collaboration avec la Société internationale du SIDA. Les objectifs de ce programme sont les suivants: 1) créer un réseau d’institutions, de laboratoires et de chercheurs qui jouera le rôle d’observatoire mondial de l’épidémiologie de la pharmacorésistance; 2) mettre l’information obtenue à disposition du plus grand nombre grâce à un site Internet et des publications; 3) être une source d’information pour les responsables de la santé publique, les cliniciens et les chercheurs, de façon à les aider à mettre au point des recommandations et des stratégies de lutte antirétrovirale à l’échelle régionale et nationale afin d’éviter la propagation de la pharmacorésistance.

Plusieurs facteurs sont susceptibles de faciliter l’évolution et la propagation de la pharmacorésistance:

• Recherche de l’échec thérapeutique basée uniquement sur les manifestations cliniques et la numération des CD4, en l’absence de mesure de la charge virale, ce qui permet au virus de se répliquer plus longtemps avant le changement de schéma thérapeutique que si ce changement est décidé en fonction de la virémie décelable 36, 40, 41, 97.

• Résistance spontanée du VIH-1 groupe O et du VIH-2 vis-à-vis des INNTI et possibilité que d’autres sous-types viraux soumis à la pression de sélection des médicaments utilisent des modes de résistance prédominants ou un mode original45, 46, 98-103.

• Abandon par lassitude des pratiques sexuelles à moindre risque et des interventions diverses de réduction des dangers pour la prévention de la transmission du virus.

• Interruption éventuelle de la fourniture de médicaments. Les interruptions de traitement involontaires peuvent alors aboutir et prédisposer à l’émergence de la pharmacorésistance. Si la fourniture de l’un des constituants d’une multithérapie est interrompue, c’est l’ensemble du schéma thérapeutique qui doit être temporairement arrêté jusqu’à ce que tous les médicaments qui le composent puissent être administrés simultanément.


Une question importante mais qui reste à ce jour sans réponse est l’influence des programmes de prévention de la transmission mère-enfant qui utilisent des schémas thérapeutiques ayant une activité limitée (NVP ou l’association ZDV/3TC, par exemple) sur le traitement ultérieur de la mère et de l’enfant infecté. Cette question est traitée aux chapitres X et XI.

On sait bien que l’introduction d’un traitement antimicrobien quel qu’il soit contre une maladie infectieuse a pour conséquence inévitable l’induction et la propagation d’une pharmacorésistance. Si la préoccupation est évidente, ce n’est pas une raison pour retarder l’introduction de programmes de traitement antirétroviral à grande échelle. La réponse appropriée consiste à former les prestateurs et les patients, à veiller attentivement à l’observance des traitements, à surveiller l’apparition de la pharmacorésistance dans la population et à introduire les stratégies qui visent à la limiter. On peut estimer possible, avec un peu d’optimisme, que le risque de propagation de souches de virus résistantes dans la population, sera contrebalancé par la capacité des traitements antirétroviraux introduits à réduire la transmission du VIH. Une autre question se pose, qui est celle de savoir si des virus résistant aux médicaments dont l’aptitude est diminuée sont moins transmissibles que d’autres104. Il est souhaitable que toutes ces questions soient traitées dans le cadre de recherches internationales menées en parallèle avec l’introduction des programmes de services.

Une liste régulièrement remise à jour des mutations du VIH entraînant une pharmacorésistance peut être consultée sur le site Internet de la Société internationale du SIDA - Etats-Unis d’Amérique (www.iasusa.org).

 

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Última actualización: le 3 mayo 2013