Comité OMS d’experts de la pharmacodépendance - OMS, série de rapports techniques, No. 915 - Trente-troisième rapport
(2003; 34 pages) [English] [Spanish] Ver el documento en el formato PDF
Índice de contenido
Ver el documento1. Introduction
Ver el documento2. Critères d’inscription au tableau
Abrir esta carpeta y ver su contenido3. Examen critique des substances psychoactives
Cerrar esta carpeta4. Préexamen de substances psychoactives
Ver el documento4.1. Kétamine (DCI)
Ver el documento4.2. Zaléplone (DCI)
Ver el documento4.3. Zopiclone (DCI)
Ver el documento4.4. Butorphanol (DCI)
Ver el documento4.5. Oripavine
Ver el documento4.6. Khat
Ver el documento5. Terminologie employée dans la notification des réactions indésirables aux médicaments liées à des abus
Ver el documento6. Autres questions
Ver el documentoRemerciements
Ver el documentoBibliographie
Ver el documentoAnnexe - Terminologie employée pour notifier les réactions indésirables aux médicaments liées à des abus
 

4.6. Khat

Le khat fait référence aux feuilles et aux jeunes pousses de Catha edulis Forsk. Il n’a pas été examiné antérieurement par l’OMS dans le cadre du contrôle international.

Dans de nombreux pays d’Afrique et de la péninsule arabique, le khat est traditionnellement consommé et on en mâche les jeunes feuilles et les tiges. Les principales substances psychoactives renfermées dans les feuilles de khat sont la cathinone et la cathine. On a montré que la cathinone avait un fort potentiel d’abus et elle est inscrite au Tableau I. Les rapports faisant état d’abus effectifs de cathine ont conduit à l’inscrire au Tableau III de la Convention de 1971. La migration des consommateurs de khat a entraîné l’extension de ce type de consommation dans des pays situés dans d’autres régions du monde. On consomme du khat lors de soirées entre amis où l’on discute en fumant des cigarettes et en buvant du thé et des boissons non alcoolisées. Les effets subjectifs du khat sont gratifiants; cependant, cette consommation entraîne des effets toxiques importants: hypertension artérielle, tachycardie, insomnie, anorexie, constipation, sensation de malaise général, irritabilité, dépression réactionnelle, migraine et impuissance chez l’homme. On pense que le khat peut engendrer une dépendance. Des cas de psychose et de paranoïa toxique dus au khat ont été décrits par un certain nombre d’auteurs. D’autres signalent des effets aigus et chroniques, notamment un faible poids de naissance des enfants de mères consommatrices de khat, une diminution du nombre de spermatozoïdes et de leur motilité chez l’homme, un risque accru d’infarctus du myocarde et de problèmes hépatiques. Outre les problèmes de santé rapportés, la consommation régulière de khat est également associée à toutes sortes de problèmes sociaux et économiques qui touchent les consommateurs et leurs familles. Un certain nombre de pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord ont déjà placé le khat sous contrôle national.

Recommandation

Le Comité a considéré qu’il y avait suffisamment d’informations sur le khat pour justifier son examen critique.

 

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Última actualización: le 3 mayo 2013