Stratégie de l'OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005
(2002; 74 pages) [English] [Spanish] Ver el documento en el formato PDF
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Abrir esta carpeta y ver su contenidoPoints clés: Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002 - 2005
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Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 4. Ressources internationales et nationales pour la médecine traditionnelle
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 5. Stratégie et plan d’action pour 2000 - 2005
Ver el documentoAnnexe 1: Liste des Centres collaborateurs de l’OMS pour la médecine traditionnelle
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2.4 Accès

Les statistiques démontrent de manière écrasante que ce sont les pays les plus pauvres du monde qui ont le plus besoin de traitements peu onéreux et efficaces pour les maladies transmissibles. Des 10,5 millions d’enfants décédés en 1999, 99% venaient de pays en voie de développement. Plus de 50% des décès d’enfants dans les pays en voie de développement sont dus à tout juste cinq maladies infectieuses. De même, 99% des deux millions de décès causés par la tuberculose chaque année ont lieu dans les pays en voie de développement et 90% des 30 millions de cas actuels de VIH/SIDA se trouvent en Afrique subsaharienne.53

En même temps, l’accès aux médicaments chimiques essentiels modernes est le plus restreint dans les régions où les populations souffrent le plus de maladies transmissibles. Les raisons en sont bien connues, à savoir, notamment, un financement inadéquat et une livraison médiocre des soins de santé. Dans les pays en voie de développement, cependant, la MTR peut être comparativement bon marché. Par ailleurs, les tradipraticiens peuvent être des prestataires de soins de santé largement respectés et estimés même s’ils ne sont pas forcément officiellement reconnus.

Toutefois, pour accroître l’accès à la MTR dans le but d’améliorer le statut sanitaire des pays en voie de développement, plusieurs problèmes doivent être résolus (Tableau 10). En premier lieu, des indicateurs fiables pour mesurer avec précision les niveaux d’accès à la MTR, à la fois financiers et géographiques, doivent être mis au point. Une recherche qualitative visant à identifier les obstacles à l’amélioration de l’accès devrait également être entreprise.

Tableau 10. Besoins clés pour accroître la disponibilité et l’abordabilité de la MTR

Au niveau national et mondial:

• Identification des produits et thérapies de MTR/MCP les plus sûrs et les plus efficaces (y compris: preuves que la thérapie est efficace, preuves que la thérapie est sûre, preuves que la thérapie est économiquement avantageuse).

• Recherche d’un traitement de MTR/MCP sûr et efficace pour les maladies représentant le plus lourd fardeau, particulièrement pour les populations les plus pauvres.

• Reconnaissance du rôle des tradipraticiens au niveau de l’offre de soins de santé dans les pays en voie de développement.

• Optimisation et mise à jour des compétences des tradipraticiens dans les pays en voie de développement.

• Protection et préservation des connaissances indigènes de la MTR.

• Culture durable des plantes médicinales.

En second lieu, les thérapies de MTR les plus sûres et les plus efficaces doivent être identifiées pour fournir une base solide aux efforts de promotion de la MTR. L’accent devrait être mis sur les traitements des maladies représentant le plus lourd fardeau pour les plus pauvres populations. Cela signifie qu’il faudrait se concentrer sur le développement de traitements antimalariens ainsi que sur le traitement et la prévention du VIH/SIDA.

Bien entendu, accroître l’accès à une MTR sûre et efficace ne devrait pas entraîner le déplacement de programmes pour augmenter l’accès à l’allopathie. À la place, des possibilités d’amélioration de la coopération entre tradipraticiens et allopathes devraient être créées pour permettre aux patients de tirer parti à la fois de l’allopathie et des thérapies de MTR pour répondre au mieux à leurs besoins. Ceci est, bien sûr, vrai partout (et s’applique à la MCP), mais particulièrement dans les régions offrant un accès médiocre à l’allopathie. Heureusement, dans ces régions, les tradipraticiens ont tendance à être bien établis et respectés. Travailler avec eux peut faciliter une dissémination efficace de messages sanitaires importants aux collectivités ainsi que la promotion de pratiques de MTR sûres.

Pour que l’accès à la MTR soit accru de manière durable, la base de ressources viables dont elle dépend souvent, doit être maintenue. Les matières premières des médicaments à base de plantes, par exemple, sont souvent extraites de populations de plantes sauvages. Les récoltes à outrance dues à l’usage local intensifié ou pour répondre à la demande d’exportation sont un problème grandissant. En Afrique orientale et en Afrique du Sud, la durabilité des stocks sauvages de pomme de terre africaine (Hypoxis hemerocallidea - autrefois H. rooperi) est menacée parce que la publicité à grande échelle sur l’usage de cette plante dans le traitement du VIH/SIDA en a accru la demande.31 Etant donné que la vaste majorité de ressources génétiques végétales et autres formes de biodiversité, se trouve ou a son origine dans les pays en voie de développement le moins capables de les protéger, de tels problèmes doivent être résolus de toute urgence.

Les questions irrésolues de propriété intellectuelle sont un autre aspect du problème de l’accès. Bien que la recherche en MTR soit essentielle pour assurer l’accès à des traitements sûrs et efficaces, la connaissance des pratiques et produits de MTR indigènes acquise par les chercheurs peut être une source de bénéfices considérables pour les entreprises et instituts de recherche. Il semblerait que, de plus en plus, la connaissance de la MTR soit appropriée, adaptée et brevetée par les scientifiques et l’industrie, n’offrant que peu ou aucune compensation à ses gardiens d’origine et sans leur consentement informé.17

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