Stratégie de l'OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005
(2002; 74 pages) [English] [Spanish] Ver el documento en el formato PDF
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Ver el documento1.5 Réagir à la popularité de la MTR/MCP
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Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 3. Le rôle actuel de l’OMS
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Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 5. Stratégie et plan d’action pour 2000 - 2005
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1.5 Réagir à la popularité de la MTR/MCP

Les gouvernements sont en train de réagir à l’utilisation croissante de la MTR/MCP. Plusieurs pays s’attachent actuellement à réglementer la chiropraxie et 24 pays possèdent déjà une telle réglementation (Figure 7). D’autres travaillent à la réglementation des médicaments à base de plantes; le nombre d’États membres de l’OMS possédant des réglementations relatives aux médicaments à base de plantes a augmenté de 52 en 1994 à 64 en 2000 (Figure 8). En l’an 2000 seul, une réglementation des médicaments à base de plantes a été développée en Australie, au Canada, à Madagascar, au Nigeria et aux États-Unis. (L’OMS a apporté son assistance à Madagascar et au Nigeria pour le développement de ces réglementations.) Dans certains pays, les structures, les budgets et la formation consacrés à la MTR/MCP connaissent une croissance progressive (Tableau 5).

Le nombre grandissant d’instituts nationaux de recherche sur la MTR dans les pays en voie de développement est également un signe de l’importance croissante de la MTR. En fait, la plupart des pays en voie de développement possèdent aujourd’hui des instituts nationaux de recherche sur la MTR. Des exemples notables sont trouvés en Chine, au Ghana, en République populaire démocratique de Corée, en République de Corée, en Inde, au Mali, à Madagascar, au Nigeria, en Thaïlande, en Indonésie, en République populaire démocratique du Laos, à Sri Lanka et au Vietnam. (Voir aussi Figure 9.)


Figure 7. Les lois sur la chiropraxie sont maintenant répandues

Source: rapports de la Fédération mondiale de Chiropraxie et de l’Alliance mondiale de Chiropraxie en 2000.39,40

En même temps, dans les pays en voie de développement, la popularité de la MCP suscite des réactions de plus en plus approfondies. En 1995, le parlement norvégien a examiné comment la MCP pouvait être au mieux incorporée au service de santé norvégien. Ceci impliquait l’étude de la certification de la formation et de l’enseignement professionnels en MCP et la documentation des traitements de MCP. En 1997, le ministère de la Santé et des Affaires sociales a créé un comité chargé de se pencher sur divers aspects de la MCP. Son rapport proposait l’abrogation de la Loi sur la charlatanerie et la création d’un système d’agrément des prestataires de MCP. Il proposait également l’attribution de fonds sur une période de cinq ans pour améliorer les connaissances en MCP et promouvoir la coopération entre les prestataires de MCP et le système de soins de santé de Norvège.42 Cette dernière proposition fut suivie au niveau international en 1999 par le Memorandum of Understanding on Cooperation in Health [protocole d’accord sur la coopération dans le domaine de la santé] signé par les ministres de la Santé de la République populaire de Chine et de Norvège. L’accord cherche à promouvoir la santé et les services de santé dans les deux pays, en se concentrant sur la MTR/MCP et le développement, la réglementation et l’organisation des hôpitaux.

Les prestations de MCP et leur usage ont également été officiellement examinés au Royaume-Uni suite à des inquiétudes croissantes au sujet de leur innocuité. A l’heure actuelle, à l’exception de l’ostéopathie et de la chiropraxie, qui sont protégées par la loi, n’importe qui peut pratiquer la MCP sans aucune formation. En 1999, la Chambre des Lords a demandé au Comité Science et Technologie d’effectuer une étude sur ce type de soins de santé. Le comité a recommandé la création d’un mécanisme central (financé par le gouvernement et des sources caritatives) pour coordonner, conseiller et encadrer la formation concernant la recherche en MCP. En second lieu, il a suggéré que le National Health Service Research and Development Directorate et le Medical Research Council dédient les fonds de recherche à la création de centres d’excellence pour la recherche en MCP, utilisant comme modèle le US National Centre for Complimentary and Alternative Medicine (voir page suivante).16

Tableau 5. Un nombre croissant de pays africains ont établi des structures, un budget et une formation consacrés à la MTR

Pays

Cadre légal pour la MTR

Un organisme national d'administration ou coordination

Association(s) de tradipraticiens

Registre de tradipraticiens

Budget national de MTR

Angola

 

 

Botswana

   

   

Burkina Faso

   

Cameroun

   

 

Côte d'Ivoire

 

Rép. Dém. du Congo

     

Guinée équatoriale

   

Érythrée

       

Ethiopie

 

 

Gambie

     

 

Ghana

 

Lesotho

 

Madagascar

 

Malawi

 

   

Mali

Mauritanie

   

   

Mozambique

 

   

Namibie

   

Niger

 

Nigeria

 

Rwanda

 

Sao Tome Et Principe

   

Sénégal

   

 

Zambie

 

Zimbabwe

 

Source: Organisation mondiale de la Santé, 2000.3

Le nombre croissant de possibilités de formation et enseignement en MCP au Royaume-Uni reflète aussi un intérêt accru pour ce type de soins de santé. La formation en acupuncture, par exemple, est assurée dans des cadres académiques de plus en plus nombreux. Des cours de MCP sont également proposés aux étudiants en médecine bien qu’ils aient tendance à ne fournir qu’une introduction théorique au lieu d’enseigner des techniques cliniques spécifiques. La proportion d’établissements d’enseignement médical au Royaume-Uni proposant des cours de ce type a augmenté de 10% à 40% entre 1995 et 1997.43 Aux États-Unis, un grand nombre d’écoles de médecine proposent maintenant des cours facultatifs et des séminaires de MCP.44


Figure 8. De plus en plus de pays réglementent les médicaments à base de plantes

Source: Organisation mondiale de la Santé, 199841 et données rassemblées par l’Organisation mondiale de la Santé dans la période 1999 - 2001.

Dans les pays développés, le financement et l’établissement de travaux de recherche et unités de recherche en MCP dans les sites d’excellence augmente de même. Au Royaume-Uni, le National Health Service a récemment financé deux essais de l’acupuncture pour le traitement des douleurs chroniques tandis qu’en Allemagne, un centre de recherche en MCP à la Technische Universität de Munich a produit une série importante d’études systématiques.43

Aux États-Unis, en 1992, le US Congress a créé l’Office for Alternative Medicine au sein du National Institutes for Health (voir http://nccam.nih.gov/). Le mandat de ce bureau fut étendu en 1999 et il est devenu le National Centre for Complementary and Alternative Medicine (NCCAM). Le NCCAM a bénéficié d’augmentations budgétaires: en 2000, son budget s’était élevé à 68,4 millions de $US (Figure 10). Simultanément en 2000, la Maison Blanche a créé la Commission de la Maison Blanche sur la Médecine Alternative.

Fondée sur un ordre exécutif le 8 mars 2000, la Commission est chargée de développer un ensemble de recommandations législatives et administratives pour maximiser les avantages de la MCP pour le grand public. Elle compte dix membres dont des sénateurs et des experts.


Figure 9. De nombreux pays africains possèdent des instituts de recherche en MTR

Source: Organisation mondiale de la Santé, 2000.3


Figure 10. Le financement de la MCP connaît une croissance considérable aux Etats-Unis

Source: National Center for Complementary and Alternative Medicine, 2000.45

Les États-Unis possèdent également un grand nombre d’unités de recherche en MCP, basées dans des instituts de recherche tels que l’université de Maryland, Columbia University à New York, l’université de Harvard dans le Massachusetts et le Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York.43

L’activité internationale en MTR/MCP prend également une importance croissante. L’Union Européenne (UE) a récemment achevé un projet COST (Coopération européenne dans le domaine de la recherche scientifique et technique) sur la «médecine non conventionnelle». En outre, lors d’une assemblée parlementaire de l’UE en 1999 (intitulée Une approche européenne des médecines non conventionnelles), les États membres étaient appelés à favoriser la reconnaissance officielle de la MCP dans les facultés de médecine, à encourager son usage dans les hôpitaux et à encourager les médecins allopathes à étudier la MCP au niveau universitaire.46 En Europe également, l’Agence européenne pour l’évaluation des produits médicinaux (EMEA) effectue un travail consacré à la qualité, l’innocuité et l’efficacité des produits médicinaux à base de plantes. Un groupe de travail ad hoc sur les produits médicinaux à base de plantes a été créé par l’EMEA en 1997. (Voir aussi le chapitre 4).

Plus récemment, la Déclaration d’Ajuba sur la lutte contre le paludisme, signée par les chefs d’États et de gouvernements africains de 53 pays en l’an 2000, reconnaissait la contribution importante de la MTR dans la lutte contre le paludisme. La Déclaration comprend également une requête auprès des gouvernements pour s’assurer l’efficacité d’un tel traitement et de le rendre disponible et accessible aux groupes les plus pauvres des collectivités.

 

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