Stratégie de l'OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005
(2002; 74 pages) [English] [Spanish] Ver el documento en el formato PDF
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Abrir esta carpeta y ver su contenidoPoints clés: Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002 - 2005
Cerrar esta carpetaChapitre 1. Examen global
Ver el documento1.1 Qu’est-ce que la médecine traditionnelle? Vers une définition de travail
Ver el documento1.2 Usage et attrait généraux
Ver el documento1.3 Dépenses
Ver el documento1.4 Justifier l’usage et l’intérêt accrus
Ver el documento1.5 Réagir à la popularité de la MTR/MCP
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 2. Défis
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 3. Le rôle actuel de l’OMS
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 4. Ressources internationales et nationales pour la médecine traditionnelle
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 5. Stratégie et plan d’action pour 2000 - 2005
Ver el documentoAnnexe 1: Liste des Centres collaborateurs de l’OMS pour la médecine traditionnelle
Abrir esta carpeta y ver su contenidoAnnexe 2: Sélection de publications et documents de l’OMS sur la médecine traditionnelle
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Ver el documentoContacts dans le domaine des politiques de médicaments essentiels
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1.2 Usage et attrait généraux

Dans de nombreux pays en voie de développement, selon les déclarations fréquentes des rapports de gouvernements, la majorité de la population continue d’utiliser la MTR pour répondre à ses besoins primaires en matière de soins de santé (Figure 1). De même, la résolution Promouvoir le rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé: Stratégie de la Région africaine adoptée par la 50ème session du Comité régional de l’Afrique en août 2000, affirme qu’environ 80% de la population des États membres africains utilisent la MTR pour répondre à leurs besoins en matière de soins de santé.2 L’utilisation d’accoucheuses traditionnelles (AT) en fait partie. En fait, reconnaissant la contribution que peuvent apporter les AT aux soins de santé primaires, plusieurs pays africains ont mis sur pied des programmes de formation visant à améliorer les compétences des AT et leurs connaissances en matière de soins de santé primaires (Figure 2). Certains de ces pays assurent également une formation en MTR pour les pharmaciens, médecins et infirmières.


Figure 1. L’utilisation de la MTR pour les soins de santé primaires est très répandue dans certains pays en voie de développement

Sources: rapports de gouvernements à l’Organisation mondiale de la Santé

Tableau 2. Exemples de pays ayant adopté une démarche intégrative vis-à-vis de la MTR/MCP

 

Politique nationale de MTR/MCP

Unité ou département de MTR/MCP au sein du ministère de la Santé

Réglementation des produits à base de plantes et de l’industrie de ces produits

Ressources humaines en MTR

Pratique à tous les niveaux y compris hôpitaux publics (si pratiquée dans les hôpitaux publics, la MTR/MCP est intégrée au système national de soins de santé)

Couverture de sécurité sociale pour traitements et produits

Instituts nationaux de recherche en MTR/MCP

Enseignement officiel au niveau universitaire couvrant à la fois la MTR et la MA pour les médecins, pharmaciens et infirmières

Chine

Constitution de 1949 contient une politique de MTR

Administration nationale de la médecine traditionnelle et complémentaire (MTC)

Réglementation - Oui
La pharmacopée comprend les plantes
Listes de médicaments essentiels comprend médicaments à base de plantes
Fabricants: 600
Producteurs de plantes: 340 000

Docteurs de MTR: 525 000
Docteurs de MTR/MA: 10 000
Pharmaciens de MCP: 83 000
Doc. associés de MTR: 72 000
Pharmaciens de MA: 55 000

Hôpitaux de MTR: 2 500
Hôpitaux de MTR/MA: 39
Total de lits: 35000
Hôpitaux de MTR pour groupes minoritaires: 127

Intégrale

170 instituts de recherche nationaux et d’état

30 universités de MTR
3 collèges de MTR pour groupes minoritaires
51 écoles techniques médicales de MTR

République de Corée

Politique nationale de MTR en 1969

Bureau de la médecine orientale

Réglementation - Oui
Pharmacopée comprend les plantes

Docteurs orientaux: 9914
Acupuncteurs: 4500

107 hôpitaux de médecine orientale et
6 590 cliniques locales de médecine orientale

Intégrale

1 institut national de recherche

11 universités de médecine orientale

Vietnam

Politique nationale de MTR en 1955

Département de la MTR

Réglementation - Oui
Liste de médicaments essentiels comprend médicaments à base de plantes
Fabricants d’état: 2

Docteurs de MTR: 25500
Acupuncteurs: 20000
Tradipraticiens: 5000

48 hôpitaux possédant un service de MTR

Intégrale

3 instituts nationaux de recherche

Faculté de MTR dans 3 collèges médicaux, 2 écoles techniques médicales de MTR

Sources: rapports de gouvernements à l'Organisation mondiale de la Santé

Tableau 3. Exemples de pays ayant adopté une démarche inclusive vis-à-vis de la MTR/MCP

 

Politique nationale de MTR/MCP

Unité ou département de MTR/MCP au sein du ministère de la Santé

Réglementation de la MTR ou des produits à base de plantes ou à la fois de la MTR et des produits à base de plantes

MTR/MCP pratiquée à tous les niveaux y compris hôpitaux publics (si pratiquée dans les hôpitaux publics, la MTR/MCP est intégrée au système national de soins de santé)

Couverture de sécurité sociale pour traitements et produits

Institut de recherche en MTR/MCP au niveau national ou universitaire

Enseignement officiel au niveau universitaire couvrant à la fois MTR et MA pour médecins, pharmaciens et infirmières

Inde

Oui

Oui

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Non

Oui

Oui

Sri Lanka

Oui

Oui

Les deux

Non

Non

Non

Non

Indonésie

Oui

Oui

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Non

Oui

Non

Japon

Non

Non

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Oui

Oui, dans certaines préfectures

Non

Australie

Non

Oui, dans certains états

Produits à base de plantes

Oui, dans certains hôpitaux

Partielle

Non

Oui

Emirats Arabes Unis

Non

Non

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Non

Oui

Non

Allemagne

Non

Non

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Partielle

Oui

Non

Norvège

Oui

Personnel en charge

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Partielle

Oui, dans une université d’État

Non

Royaume-Uni

Oui

Non

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Partielle

Non

Non, en préparation

Canada

Oui

Oui

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Partielle

Oui, dans quelques universités d’État

Non

USA

Non

Non

Les deux

Oui, dans certains hôpitaux

Partielle

Oui, NCCAM et dans quelques universités d’État

Non

Ghana

Oui

Oui

Les deux

Non

Non

Oui

Non

Nigeria

Oui

Oui

Les deux

Oui

Non

Oui

Non

Sources: rapports de gouvernements à l'Organisation mondiale de la Santé


Figure 2. Pays africains possédant des programmes de formation aux soins de santé pour les accoucheuses traditionnelles

Source: Organisation mondiale de la Santé3

Dans de nombreux pays asiatiques, la MTR continue d’être largement utilisée, même si l’allopathie est souvent facilement disponible. Au Japon, 60 à 70% des allopathes prescrivent des médicaments «kampo» à leurs patients. En Malaisie, les formes traditionnelles de médecine malaise, chinoise et indienne sont très utilisées. En Chine, la MTR représente 40% de tous les soins de santé administrés et est utilisée pour traiter approximativement 200 millions de patients chaque année.4 Pour l’Amérique latine, le bureau régional des Amériques de l’OMS (AMRO/PAHO) rapporte que 71% de la population du Chili et 40% de la population de Colombie ont utilisé la MTR.5

Dans de nombreux pays développés, certaines thérapies de MCP sont très populaires. Divers rapports gouvernementaux et non-gouvernementaux (Figure 3) affirment que le pourcentage de la population ayant eu recours à la MCP est de 41% en Australie, 49% en France et 70% au Canada.6,7,8 Une étude auprès de 610 médecins suisses montre que 46% ont utilisé une forme de MCP, principalement l’homéopathie et l’acupuncture. Ceci est comparable au chiffre de MCP pour la population suisse dans son ensemble.9 Au Royaume-Uni, presque 40% de tous les allopathes proposent une forme ou une autre de renvoi ou d’accès à la MCP.10 Aux États-Unis, une étude nationale traitée dans le Journal of the American Medical Association indiquait que le recours à, au moins, 1 de 16 thérapies alternatives durant l’année précédente avait augmenté de 34% en 1990 à 42% en 1997.13 Le nombre de visites aux prestataires de MCP excède maintenant de loin celui des visites à tous les médecins de soins primaires aux États-Unis.


Figure 3. Pourcentage de population ayant eu recours à la MCP au moins une fois dans certains pays développés

Sources: Fisher P & Ward A, 1999; Santé Canada, 2001, Organisation mondiale de la Santé, 1998. 7,8,6

L’acupuncture est particulièrement populaire. Originaire de Chine, elle est maintenant utilisée dans au moins 78 pays et pratiquée non seulement par les acupuncteurs mais également par les allopathes (Figure 4). Selon la Fédération mondiale des sociétés d’acupuncture-moxibustion, il existe au moins 50 000 acupuncteurs en Asie. En Europe, leur nombre est estimé à 15 000, dont des allopathes pratiquant également en tant qu’acupuncteurs. En Belgique, 74% des traitements par l’acupuncture sont administrés par des allopathes. En Allemagne, 77% des cliniques antidouleur proposent l’acupuncture. Au Royaume-Uni, 46% des allopathes recommandent à leurs patients de s’adresser à un acupuncteur ou les traitent eux-mêmes. Les États-Unis comptent 120 000 acupuncteurs agréés. La pratique de l’acupuncture est légale dans 38 États et six États développent actuellement des politiques relatives à la pratique de l’acupuncture.11,14,15


Figure 4. Pays où l’acupuncture est pratiquée par des médecins allopathes seulement ou à la fois par des médecins allopathes et des acupuncteurs

Sources: Fédération mondiale des sociétés d’acupuncture-moxibustion, 2000; Organisation mondiale de la Santé, dans la presse.11,12

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