Stratégie de l'OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005
(2002; 74 pages) [English] [Spanish] Ver el documento en el formato PDF
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Ver el documentoAcronymes, abréviations & régions de l’OMS
Abrir esta carpeta y ver su contenidoPoints clés: Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002 - 2005
Cerrar esta carpetaChapitre 1. Examen global
Ver el documento1.1 Qu’est-ce que la médecine traditionnelle? Vers une définition de travail
Ver el documento1.2 Usage et attrait généraux
Ver el documento1.3 Dépenses
Ver el documento1.4 Justifier l’usage et l’intérêt accrus
Ver el documento1.5 Réagir à la popularité de la MTR/MCP
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 2. Défis
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 3. Le rôle actuel de l’OMS
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 4. Ressources internationales et nationales pour la médecine traditionnelle
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 5. Stratégie et plan d’action pour 2000 - 2005
Ver el documentoAnnexe 1: Liste des Centres collaborateurs de l’OMS pour la médecine traditionnelle
Abrir esta carpeta y ver su contenidoAnnexe 2: Sélection de publications et documents de l’OMS sur la médecine traditionnelle
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1.1 Qu’est-ce que la médecine traditionnelle? Vers une définition de travail

Il existe de nombreux systèmes de MTR, y compris la médecine traditionnelle chinoise, la médecine ayurvédique indienne et l’unani arabe. Divers systèmes de MTR indigène ont également été développés au fil des siècles par les cultures asiatiques, africaines, arabes, amérindiennes, océaniques, centraméricaines, sud-américaines et autres. Influencée par des facteurs tels que l’histoire, les attitudes personnelles et la philosophie, leur pratique peut varier considérablement d’un pays à un autre et d’une région à une autre. Inutile de préciser que leur théorie et leur application diffèrent considérablement de celles de l’allopathie (encart 1).

Selon les thérapies concernées, les thérapies de MTR/MCP peuvent être catégorisées en tant que thérapies médicamenteuses, c’est-à-dire utilisant des médicaments à base de plantesd, de parties d’animaux et/ou minéraux, ou thérapies non-médicamenteuses, c’est-à-dire administrées principalement sans médicament, comme dans le cas de l’acupuncture, des thérapies manuelles, du qigong, du tai ji, de la thérapie thermale, du yoga et autres thérapies physiques, mentales, spirituelles et orientées esprit-corps.

d Les médicaments à base de plantes comprennent les plantes, les matières végétales, les préparations à base de plantes et les produits à base de plantes finis qui contiennent comme ingrédients actifs des parties de plantes ou autres matières végétales ou une combinaison des deux.

Encart 1 - QU’EST-CE QUE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE?

La médecine traditionnelle peut être codifiée, réglementée, enseignée ouvertement, pratiquée largement et systématiquement et bénéficier de milliers d’années d’expérience.

Inversement, elle peut être hautement secrète, mystique et extrêmement localisée, la connaissance de ses pratiques étant transmise de manière orale. Elle peut être basée sur des symptômes physiques saillants ou sur des forces surnaturelles perçues.

Il est clair qu’au niveau mondial, la médecine traditionnelle échappe à une définition ou à une description précise, étant donné qu’elle contient des caractéristiques et points de vue divers et parfois contraires. Une définition de travail est néanmoins utile. Pour l’OMS, une telle définition doit nécessairement être complète et exhaustive.

L’OMS définit donc la médecine traditionnelle comme comprenant diverses pratiques, approches, connaissances et croyances sanitaires intégrant des médicaments à base de plantes, d’animaux et/ou de minéraux, des traitements spirituels, des techniques manuelles et exercices, appliqués seuls ou en association afin de maintenir le bien-être et traiter, diagnostiquer ou prévenir la maladie.

Médecine complémentaire et parallèle

Les termes «médecine complémentaire» et «médecine parallèle» (parfois également «médecine non-conventionnelle» ou «médecine alternative») font référence à un vaste ensemble de pratiques de santé qui ne font pas partie de la tradition du pays même ou ne sont pas intégrées à son système de santé prédominant.

«Parler de médecine «alternative» c’est ... comme parler d’étrangers: les deux termes sont vaguement péjoratifs et font référence à de vastes catégories hétérogènes définies par ce qu’elles ne sont pas au lieu de ce qu’elles sont.»

L’acupuncture est une thérapie de la médecine traditionnelle chinoise mais de nombreux pays européens la définissent, et définissent la médecine traditionnelle chinoise en général, comme une médecine complémentaire ou parallèle parce qu’elle ne fait pas partie de leurs propres traditions en matière de santé. De même, étant donné que l’homéopathie et les systèmes de chiropraxie ont été développés en Europe au 18ème siècle, après l’introduction de l’allopathie, ils ne sont pas considérés comme des systèmes de MTR, ni incorporés aux modes dominants de soins de santé en Europe. Ils sont considérés comme une forme de MCPe.

e En conséquence, dans ce document, le terme «médecine traditionnelle» est utilisé en référence à l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie du Sud-Est, et/ou le Pacifique occidental, tandis que le terme «médecine complémentaire et parallèle» est utilisé en référence à l’Europe et/ou l’Amérique du Nord (et l’Australie). Pour les références, dans un sens général, à toutes ces régions, le terme global de MTR/MCP est utilisé.

Certaines thérapies de MTR/MCP courantes, décrites dans la série du British Medical Journal de 1999 sur la MCP, figurent dans le tableau 1. Le tableau est loin d’être exhaustif et de nouvelles branches de disciplines établies sont constamment développées.

Tableau 1. Thérapies et techniques thérapeutiques de MTR/MCP communément utilisées

 

Médecine chinoise

Ayurvéda

Unani

Naturopathie

Ostéopathie

Homéopathie

Chiropraxie

Autres

Médicaments à base de plantes

 

a

Acupuncture/acupression

     

   

b

Thérapies manuelles

Tuinac

 

Shiatsud

Thérapies spirituelles

     

Hypnose, guérisseurs, méditation

Exercices

Qigonge

Yoga

 

Relaxation

       

- utilise couramment cette thérapie/technique thérapeutique

- utilise parfois cette thérapie/technique thérapeutique

- utilise le toucher thérapeutique

a par exemple, de nombreux systèmes de MTR non officiels en Afrique et en Amérique latine utilisent les médicaments à base de plantes.

b par exemple, en Thaïlande, certaines thérapies de MTR d’usage courant incorporent l'acupuncture et l'acupression.

c type de thérapie manuelle utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise.

d fait référence à la thérapie manuelle d’origine japonaise consistant à appliquer une pression avec les pouces, paumes etc. à certaines parties du corps.

e composante de la médecine traditionnelle chinoise qui allie le mouvement et le contrôle de la respiration pour améliorer le flux d'énergie vitale (qui) dans le corps et ainsi améliorer la circulation et la fonction immunitaire.

Incorporation de la MTR/MCP dans les systèmes nationaux de soins de santé

L’OMS a défini trois types de systèmes de soins de santé pour décrire dans quelle mesure la MTR/MCP est un élément officiellement reconnu des soins de santé.

Dans un système intégratif, la MTR/MCP est officiellement reconnue et intégrée dans tous les domaines de l’offre de soins de santé. Cela signifie que: la MTR/MCP est incluse dans la politique pharmaceutique nationale du pays concerné, les prestataires et les produits sont agréés et réglementés, les thérapies de MTR/MCP sont disponibles dans les hôpitaux et cliniques (publics et privés), le traitement par la MTR/MCP est remboursé par le système de sécurité sociale, la recherche appropriée est effectuée et l’enseignement de la MTR/MCP est disponible. A l’échelle mondiale, seuls la Chine, la République populaire démocratique de Corée, la République de Corée et le Vietnam peuvent être considérés comme ayant atteint un système intégratif (Tableau 2).

Un systèmes inclusif reconnaît la MTR/MCP mais ne l’a pas encore entièrement intégrée à tous les aspects des soins de santé, qu’il s’agisse de l’offre de soins, de l’éducation et de la formation ou de la réglementation. La MTR/MCP peut ne pas être disponible à tous les niveaux des soins de santé, la sécurité sociale peut ne pas couvrir le traitement par la MTR/MCP, l’éducation officielle en matière de MTR/MCP peut ne pas être disponible au niveau universitaire et la réglementation des prestataires et produits de MTR/MCP peut être absente ou partielle seulement. Ceci dit, un travail consacré à la formulation de politiques, à la réglementation, la pratique, la couverture d’assurance santé, la recherche et l’éducation est en cours. Les pays possédant un système inclusif comprennent les pays en voie de développement tels que la Guinée équatoriale, le Nigeria et le Mali qui ont une politique nationale relative à la MTR/MCP mais peu ou aucune réglementation des produits de MTR/MCP et les pays développés tels que le Canada et le Royaume-Uni qui n’offrent pas d’enseignement significatif au niveau universitaire en MTR/MCP mais qui font des efforts concertés pour assurer la qualité et l’innocuité de la MTR/MCP. En dernière analyse, les pays utilisant un système inclusif atteindront probablement un système intégratif (Tableau 3).

Dans les pays possédant un système tolérant, le système national de soins de santé est entièrement basé sur l’allopathie mais certaines pratiques de MTR/MCP sont tolérées par la loi.

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