Stratégie pharmaceutique de l'OMS: Cadre d'action pour les médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques, 2000-2003
(2000; 70 pages) [English] Ver el documento en el formato PDF
Índice de contenido
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Ver el documentoAbréviations, sigles & régions de l’OMS
Ver el documentoGrandes lignes de la Stratégie pharmaceutique de l’OMS: 2000-2003
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 1 - L’impact des médicaments essentiels
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 2 - Orientations stratégiques
Ver el documentoChapitre 3 - Fonctions principales - Améliorer la santé par la diffusion des connaissances, la sensibilisation et l’établissement de partenariats
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 4 - Travail dans les pays - Pourquoi et comment?
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 5 - Cadre d’action: Objectifs et résultats escomptés pour 2000-2003
Abrir esta carpeta y ver su contenidoChapitre 6 - Surveillance - Des progrès accomplis
Ver el documentoRéférences et notes
 

Chapitre 3 - Fonctions principales - Améliorer la santé par la diffusion des connaissances, la sensibilisation et l’établissement de partenariats

Le Tableau 1 récapitule les principales fonctions dans le domaine des médicaments essentiels et de la politique pharmaceutique. Elles s’apparentent dans une large mesure à celles qui sont définies à l’échelle de l’OMS dans la nouvelle stratégie institutionnelle pour le Secrétariat de l’OMS.19 Une importante fonction supplémentaire - l’appui aux pays - est décrite séparément dans le chapitre 4, et elle est mise en œuvre parallèlement aux autres fonctions principales.

Tableau 1 Fonctions principales - mode d’action de l’OMS dans le domaine des produits pharmaceutiques

Création, synthèse et diffusion des connaissances

Enoncer et préconiser des options générales

Elaborer et diffuser des options générales déterminées par les besoins, éthiques, fondées sur des données factuelles et axées sur l’action pour aider les pays, contraints de prendre de nombreuses décisions difficiles dans un contexte mondial en pleine évolution, à gérer leur secteur pharmaceutique et accroître sa contribution à la santé publique.

 

Travailler en partenariat

Maintenir des relations productives, mutuellement bénéfiques au sein de l’OMS, avec l’UNICEF et d’autres institutions des Nations Unies, la Banque mondiale, des organisations non gouvernementales, des universités, l’industrie et tous les autres acteurs internationaux dans le domaine des produits pharmaceutiques, au moyen de mécanismes tels que le Groupe de coordination interinstitutionnel sur les produits pharmaceutiques et les tables rondes du Directeur général.

 

Publier des directives et des instruments pratiques

Fournir aux dirigeants et aux administrateurs des médicaments essentiels des directives et instruments pratiques pour les aider à mettre en œuvre les éléments d’une politique pharmaceutique nationale et à promouvoir le renforcement des capacités, spécialement en l’absence de spécialistes nationaux dans le domaine pharmaceutique.

 

Définir des normes et des critères

Définir des normes et des critères pour assurer l’efficacité de la réglementation, du contrôle, de la fabrication et de la vente des médicaments, et guider l’harmonisation internationale du commerce des produits pharmaceutiques.

 

Stimuler la recherche stratégique et opérationnelle

Créer un savoir nouveau, par le maillage et la collaboration, pour relever les défis présents et futurs dans le domaine pharmaceutique, et définir des approches novatrices et viables pour assurer l’accès aux médicaments, ainsi que la qualité et l’usage approprié des médicaments.

 

Développer les ressources humaines

Renforcer la capacité des pays à mettre en œuvre efficacement les divers éléments d’une politique pharmaceutique nationale en énonçant des directives claires sur les ressources humaines requises, en veillant à ce que les programmes d’études universitaires et supérieures de toutes les professions de santé intègrent le concept des médicaments essentiels, et en mettant au point et en encourageant la formation en cours d’emploi et l’encadrement des personnels de santé à tous les niveaux.

 

Gérer l’information

Résumer et diffuser l’information sur les questions pharmaceutiques, et évaluer les tendances, comparer le travail accompli et surveiller les effets potentiels sur la santé des événements mondiaux, qu’ils soient économiques, sociaux ou politiques.


Figure 5: Accroître l’impact sanitaire des produits pharmaceutiques - partenaires internationaux de l’OMS dans le domaine pharmaceutique et leurs principaux champs d’opération

Les fonctions centrales énumérées dans le Tableau 1 ont toujours été perçues comme faisant partie du mandat de l’OMS. Les pays, les organismes de développement, les ONG, les professionnels de santé et le grand public attendent tous de l’OMS des données et des statistiques concernant la santé, des avis spécialisés sur les problèmes de santé les plus divers, et des moyens nouveaux et innovateurs de régler des problèmes de santé anciens ou apparus récemment. Cela est vrai en particulier des médicaments. Aucun autre organisme ni aucune autre institution ne possède dans ce domaine une expérience d’une profondeur, d’une étendue ou d’une durée comparable, quelle que soit la question en cause. Dans tous les domaines - production, qualité et efficacité des produits pharmaceutiques, traitement ou usage recommandé, financement ou achat des médicaments, instruments de recherche et méthodes d’enquête sur des problèmes liés aux produits pharmaceutiques - les connaissances de l’OMS sont inégalées. Les avis au sujet du développement des ressources humaines dans le domaine pharmaceutique s’appuient également sur ces immenses connaissances.

La création, la synthèse et la diffusion des connaissances sont aussi déterminantes pour la tâche qui incombe à l’OMS de formuler et de préconiser des options générales. Les activités de l’OMS dans le domaine des dons de médicaments en témoignent clairement. Qu’il s’agisse d’intervenir rapidement en réponse à une situation d’urgence aiguë ou d’aider au développement, l’offre doit correspondre à la demande, faute de quoi les dons de médicaments peuvent eux-mêmes tourner à la catastrophe. En 1996, l’OMS a publié les Directives relatives aux dons de médicaments. Une enquête faite en 1998 a montré qu’elles avaient eu un impact très positif. Pourtant, les dons inappropriés de médicaments n’ont pas cessé: médicaments périmés, impossibles à identifier et inappropriés. Déterminée à améliorer les pratiques de don qui demeurent inadéquates, l’OMS a entrepris une triple démarche. Elle a publié en 1999 une révision des directives de 1996, en collaboration avec 15 organismes internationaux. Elle a invité les organisations privées et les associations et les laboratoires pharmaceutiques à souscrire à ces directives. Enfin, elle a mis à jour le le Nouveau kit sanitaire d’urgence 98, pour prendre en compte les modifications apportées à la Liste modèle OMS des médicaments essentiels, et pour adapter le kit à la nouvelle liste de médicaments recommandée par l’Organisation des Nations Unies dans les situations d’urgence aiguë.

Mais comme le montre clairement l’exemple ci-dessus, vu la complexité du monde actuel, l’OMS ne peut réussir seule. Aussi, bien qu’elle soit la principale responsable, à l’intérieur du système des Nations Unies, des questions de santé, elle ne peut être pleinement efficace qu’en établissant des partenariats avec d’autres organisations et organismes, en se fondant sur les besoins réels et les capacités existantes aux niveaux national, régional et mondial. Les principaux partenaires de l’OMS pour les activités pharmaceutiques sont indiquées à la Figure 5. Sa collaboration avec ces partenaires aide l’OMS non seulement à entretenir mais aussi à étendre sa base de connaissances et ses compétences dans tous les domaines liés aux produits pharmaceutiques.

Divers mécanismes novateurs ont déjà été mis en place pour renforcer ces partenariats: le Groupe de coordination interinstitutionnel sur les produits pharmaceutiques (IPC) et les tables rondes du Directeur général. L’OMS, le FNUAP, l’UNICEF et la Banque mondiale sont tous membres de l’IPC et le groupe traite de questions telles que la coordination mondiale et nationale, l’amélioration des dons de médicaments et les pratiques d’achat de médicaments. Il se réunit deux fois par an depuis 1996 et le secrétariat est assuré par roulement. Les tables rondes se succèdent et visent à apporter des améliorations durables dans le domaine de la santé publique. A ce jour, elles ont réuni des ONG d’intérêt public, l’industrie pharmaceutique fondée sur la recherche, l’industrie des médicaments génériques et l’industrie de l’automédication. Les tables rondes ont débouché sur de nouveaux projets et de nouvelles approches concernant des problèmes tels que l’accroissement de l’accès aux antipaludiques, l’amélioration de la qualité des médicaments et la lutte contre la promotion pharmaceutique contraire à l’éthique.

 

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Última actualización: le 24 abril 2012