Les médicaments en vente libre seront bientôt plus faciles à utiliser pour le consommateur américain: la nouvelle réglementation de la Food and Drug Administration rend effectivement l’étiquetage de ces médicaments plus compréhensible. Ces médicaments sont les plus répandus aux Etats-Unis; c’est ce qui laisse penser que la réglementation devrait permettre d’éviter des dizaines de milliers d’hospitalisations liées à leur mauvais usage.
Le format standardisé oblige à mentionner sur les étiquettes les principes actifs utilisés, la posologie et les mises en garde. Il permet en outre aux consommateurs de savoir quels sont les avantages et les risques d’un médicament et comment l’utiliser correctement.

Des étiquettes plus compréhensibles pour prévenir les dangers de la consommation de médicaments
U.S. Food and Drug Administration
Intitulée «Drug Facts» («Au sujet du médicament»), l’étiquette permettra au consommateur de connaître plus rapidement les principes actifs, qui seront mentionnés en haut de page, suivis de l’utilisation, des mises en garde, des instructions et des principes inactifs. La réglementation fixe une taille de caractères minimum et définit les autres caractéristiques graphiques du format standardisé, mais il sera possible de les modifier en fonction de la taille et de la forme de l’emballage.
Qu’est-ce qui change?
Un format standardisé, facile à respecter
La réglementation stipule que, quel que soit le médicament, la liste des principes actifs devra figurer au même endroit sur l’étiquette, qui devra en outre expliquer quels principes actifs sont utilisés pour traiter des symptômes donnés.
Des informations importantes sur le produit
La réglementation exige que les principes actifs, la posologie et les mises en garde soient présentés clairement, ce qui permettra aux consommateurs de: mieux comprendre les informations de base sur l’efficacité escomptée du traitement et les risques qui lui sont associés; de décider de la posologie voulue pour l’adulte ou l’enfant; et de comparer la formule de différents médicaments.
Des caractères plus gros sur les étiquettes pour une lecture plus facile
La réglementation fixe la taille minimum des caractères utilisés sur l’étiquette.
Possibilité de changer le format pour les petits emballages
La réglementation autorise à modifier le format standardisé pour les petits emballages, à condition de faire figurer les informations les plus importantes.
Information du public
Une campagne d’éducation du public mise en place par la Food and Drug Administration aide les consommateurs à prendre conscience des avantages que présentent les nouvelles étiquettes. Pour cela, on a eu recours à la presse ou à des chaînes de radio publiques, à des brochures destinées au consommateur et à des affiches. En partenariat avec des organismes de santé publique et des organisations professionnelles, la Food and Drug Administration est parvenue à faire passer son message par le biais de vastes réseaux d’éducation.
La nouvelle étiquette, qui s’applique à la totalité des 100 000 médicaments et cosmétiques pharmaceutiques en vente libre, a fait son apparition sur certains produits au printemps 1999 et devrait se trouver sur la plupart des produits d’ici deux ans et sur tous dans un délai de six ans.
Un séminaire appuie la création de bulletins pharmaceutiques indépendants en Europe centrale et orientale et dans les nouveaux Etats indépendants
Riga, janvier 1999: à l’occasion du premier Séminaire régional de la InternationalSociety of Drug Bulletins regroupant les pays d’Europe centrale et orientale et les nouveaux Etats indépendants, organisé par le bulletin letton CITO!, la coopération est au cœur du débat. Depuis quelques années, de nombreux bulletins ont vu le jour dans la région, pour combler le manque de données de comparaison, concrètes et de bonne qualité, dans le secteur pharmaceutique. La Société s’est fixé comme priorité de stimuler la coopération entre ses Etats membres afin d’améliorer les normes.
Le séminaire a rassemblé 34 personnes venues d’Arménie, de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de la République tchèque, d’Estonie, de France, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de Lettonie, de Moldova, de Pologne, de Slovénie, du Tadjikistan, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Le débat s’est axé sur les moyens de renforcer le réseau régional des bulletins pharmaceutiques, et d’améliorer la qualité de l’information en faisant la promotion du concept de médicaments essentiels et de l’usage rationnel.
Les questions de politique générale ont été abordées en séances plénières, et des ateliers de formation pratique, tenus en plus petit comité, ont mis l’accent sur les compétences nécessaires à la création ou à l’amélioration d’un bulletin pharmaceutique. Ont été traités les thèmes suivants: comment mettre au point une politique éditoriale, comment améliorer la lisibilité, comment atteindre le public visé, collaboration avec d’autres parties, indépendance et viabilité financière, accès à des sources sûres d’information scientifique.
Après les débats, les participants ont décidé de communiquer le rapport du séminaire au Ministère de la Santé de leurs pays respectifs, accompagné d’une lettre lui demandant d’appuyer l’indépendance de l’information pharmaceutique.