D’une manière générale, il existe une absence d’études sur l’impact que les différences physiques et biologiques entre les hommes et les femmes peuvent avoir sur l’épidémiologie et l’étiologie des maladies, tout en prenant en considération l’effet des facteurs socio-économiques (lieu, condition, environnement du travail par exemple). On a déjà mentionné le «biais masculin» des recherches sur les maladies et sur les médicaments qui font l’hypothèse de l’identité des résultats sur les deux sexes, or, on sait, pour ne citer que quelques cas, qu’il existe une métabolisation différenciée des médicaments, des effets différents des maladies tropicales:
• Il faudrait donc essayer de remédier à ces distorsions, en incluant systématiquement les femmes dans les recherches, actuelles et à venir, étudiant les effets des médicaments.
• Par ailleurs, on manque de données sur les effets du cycle menstruel sur le métabolisme et la pharmacocinétique des médicaments, mais aussi de données sur les effets de la ménopause.
• Il faudrait donc non seulement envisager de nouvelles recherches du point de vue des relations de genre, en utilisant des méthodologies, techniques et instruments adéquats, mais aussi appliquer ces derniers aux recherches en cours afin de gagner du temps.
• Enfin, il serait souhaitable de favoriser, chaque fois que c’est possible, un travail interdisciplinaire qui puisse analyser les résultats médicaux en interrelation avec l’environnement socioculturel.