Cette tâche comporte sept étapes:
Étape 1: Choisir la période sur laquelle portera le calcul des quantités consommées.
Étape 2: Calculer la consommation de chaque médicament.
Étape 3: Corriger les quantités calculées pour tenir compte des pertes évitables.
Étape 4: Corriger les quantités calculées pour tenir compte des ruptures de stock éventuelles.
Étape 5: Déterminer la consommation moyenne de médicaments pour 1 000 contacts avec les patients.
Étape 6: Additionner les réponses de tous les établissements types de l'échantillon.
Étape 7: Ajuster la réponse de l'échantillon en fonction de la totalité des établissements.
ÉTAPE 1: Choisir la période sur laquelle portera le calcul des quantités consommées.
Le plus simple et le plus pratique est de calculer la consommation sur un an, afin d'intégrer les variations saisonnières de la morbidité (si l'on dispose des données nécessaires, toutefois, le choix d'une période plus longue ne nécessitera que peu de travail supplémentaire et sera de nature à améliorer la fiabilité des résultats). L'année ou les années choisies doivent être caractéristiques de la morbidité de la région ou du pays en cause. Par exemple, une épidémie, outre qu'elle s'accompagnerait d'une consommation élevée des médicaments correspondants, produirait une structure atypique de la morbidité observée pour 1 000 contacts. Si la période choisie est inférieure à un an, il y a lieu de veiller à ce qu'elle soit représentative de l'ensemble de l'année. Par exemple, il ne conviendrait pas de prendre la consommation de trois mois de la saison sèche et de la multiplier par quatre pour arriver à une estimation de la consommation sur l'ensemble de l'année.
ÉTAPE 2: Calculer la consommation de chaque médicament.
Deux méthodes sont possibles:
1. Calcul à partir des registres de malades - si les traitements médicamenteux sont notés dans les registres de malades, les quantités administrées peuvent être obtenues en additionnant directement les données consignées dans ces registres. Cette méthode ne vaut cependant que si les dossiers des malades sont bien tenus et complets. Elle nécessite de longues additions dans lesquelles peuvent se glisser des erreurs.
2. Calcul à partir de stock des réserves de l'établissement, en utilisant l'une des méthodes suivantes:
(a) Additionner toutes les sorties de stock. Cette méthode est la plus simple mais sa mise en œuvre peut être fastidieuse si les sorties de stock sont très nombreuses.
(b) On utilisera la formule ci-après:

Les établissements importants consignent en principe ces données sur les fiches de stock ou de casier. Pour les moins importants, tels que les antennes sanitaires de villages et les petits centres de santé, les données nécessaires pourront être trouvées dans les états de stock de l'établissement qui fournit les médicaments, par exemple le dépôt pharmaceutique régional ou national. La marche à suivre pour le calcul est montrée ci-après dans le cas d'un hôpital «type».
EXEMPLE:
Supposons que la période de calcul soit l'année civile; les livraisons, les stocks et les sorties de médicaments sont enregistrés sur un fichier; le premier médicament inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l'hôpital est la lidocaïne en flacon de 50 ml portant le numéro de stock 01200201. La fiche relative à ce médicament est reproduite dans le tableau 8.2. En utilisant la méthode 2a), nous additionnerons toutes les quantités sorties pendant l'année, qui sont indiquées dans la colonne correspondante. Le total s'élève à 120 flacons. Cette méthode est rapide si le nombre des sorties est faible, par contre elle nécessite de longues additions si les sorties sont nombreuses. On peut également utiliser la méthode 2b). Le stock au 1er janvier + les médicaments reçus en cours d'années - le stock au 31 décembre = 20 + (60+70) - 30 = 120 flacons. La méthode 2b) est plus rapide si le nombre des sorties est élevé pour un faible nombre de livraisons de médicaments. La réponse est mentionnée dans la feuille de calcul reproduite dans le tableau 8.6. |
(Note: Les livraisons de médicaments se font du dépôt central à la réserve de l'hôpital et les sorties de la réserve de l'hôpital à la pharmacie de l'hôpital. Dans certains hôpitaux, les livraisons de médicaments peuvent être effectuées directement à la pharmacie de l'hôpital qui, à son tour, approvisionne les placards à médicaments des services ou les pharmacies secondaires.
Faites maintenant l'exercice 8A afin de vérifier que vous avez bien compris cette étape de l'estimation.
EXERCICE 8A
|
Calculez la consommation de comprimés d'acide acétylsalicylique pour l'année en utilisant les méthodes 2a) et 2b). La fiche de stock est reproduite dans le tableau 8.2. Il n'y a pas eu de rupture de stock, de sorte qu'aucune correction n'est nécessaire à cet égard. Vous pouvez admettre qu'il n'y a pas eu de perte évitable.
Vérifiez votre réponse au bas de la page 8.10 et dans le tableau 8.6.
|
_______________________
Réponse à l'exercice 8A: consommation de comprimés d'acide acétylsalicylique: (Méthode 2 a): quantité totale sortie = total de la colonne «sorties» = 180 000 comprimés. (Méthode 2 b): stock initial + livraisons - stock final = 50 000 + (80 000 + 100 000 + 70 000) - 120 000 = 180 000 comprimés.
Tableau 8.2
Fiches indicatives de stock
MÉDICAMENT: LIDOCAÏNE (INJECTABLE) 1%, FLACONS DE 50 ML |
NUMÉRO DE CODE: 01200201 |
DATE 1986 |
|
ENTRÉES |
SORTIES |
STOCK |
1er janv. |
Stock initial |
|
|
20 |
5 janv. |
Du dépôt central |
60 |
|
80 |
18 janv. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 |
60 |
10 avril |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 |
50 |
6 juin |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 |
40 |
8 juin |
Du dépôt central |
70 |
|
110 |
15 juill. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 |
90 |
20 août |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 |
70 |
10 sept. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 |
60 |
25 oct. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 |
50 |
10 nov. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 |
40 |
20 nov. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 |
30 |
31 déc. |
Stock final |
|
|
30 |
MÉDICAMENT: ACIDE ACÉTYLSALYCILIQUE, COMPRIMÉS DE 300 MG |
NUMÉRO DE CODE: 02100101 |
DATE 1988 |
|
ENTRÉES |
SORTIES |
STOCK |
1er janv. |
Stock initial |
|
|
50 000 |
10 févr. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
30 000 |
15 mars |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
10 000 |
1er avril |
Du dépôt central |
80 000 |
|
90 000 |
2 avril |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
80 000 |
10 mai |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
60 000 |
20 juin |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
40 000 |
15 juill. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
30 000 |
1er août |
Du dépôt central |
100 000 |
|
130 000 |
10 août |
A ta pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
110 000 |
20 sept. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
90 000 |
10 oct. |
Du dépôt central |
70 000 |
|
160 000 |
15 oct. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
140 000 |
10 déc. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
20 000 |
120 000 |
31 déc. |
Stock final |
|
|
120 000 |
ÉTAPE 3: Corriger les quantités calculées pour tenir compte des pertes évitables.
Un certain pourcentage de pertes de médicaments est inévitable, mais dans une réserve ou une pharmacie bien tenue, les pertes ne devraient pas dépasser 5-10 %. Dans la réalité, on constate cependant qu'elles peuvent atteindre 30 % dans certains pays. Cette situation résulte principalement des déficiences de la gestion des stocks (principalement commandes de quantités excessives et inobservation de la procédure premier entré, premier sorti qui permet d'éviter les pertes dus au dépassement des dates de péremption), de mauvaises conditions de stockage et d'une manipulation négligente entraînant l'altération ou la destruction des médicaments, et enfin au vol que favorise une sécurité insuffisante. La consommation enregistrée de médicaments devrait donc également être corrigée pour tenir compte des pertes évitables en utilisant la formule ci-après:

EXEMPLE:
|
Le tableau 8.3 reproduit la fiche de stock de la procaïne benzylpénicilline injectable en flacons de 5 ml contenant 3MU. La consommation enregistrée est de 5 800 flacons (le total de la colonne sorties). En parcourant la fiche, on constate qu'il n'y a pas eu de rupture de stock, et qu'il n'est donc pas nécessaire d'effectuer de correction à cet égard. On note cependant, le 14 août, un total de 800 flacons figurant dans la colonne sorties avec la mention «périmés - détruits». On trouve pour le 1er octobre une autre mention dans la colonne sorties concernant 300 flacons «brisés en réserve». Enfin, à la fin de l'année, le stock final devrait être de 1 000 flacons, mais l'inventaire n'en révèle que 500; autrement dit, on a perdu la trace de 500 flacons, par suite de vol probablement. Il est raisonnable de supposer que ces trois causes de pertes auraient pu être évitées. Elles représentent ensemble une perte totale évitable de 1 600 flacons (27,6 % de la consommation enregistrée). La consommation corrigée, compte tenu des pertes évitables, est donc 5 800 - 1 600 = 4 200 flacons.
Cette réponse figure dans la feuille de calcul reproduite au tableau 8.6
|
EXERCICE 8B
|
Le tableau 8.3 reproduit la fiche de stock des comprimés de sulfadimidine dosés à 500 mg.
1. Quelle est la consommation enregistrée pour l'année?
2. Quelles ont été les pertes évitables?
3. Quelle est la consommation corrigée, compte tenu des pertes évitables?
Vérifiez l'exactitude de votre réponse au bas de la page 8.13 et dans le tableau 8.6.
|
_____________________
Réponse à l'exercice 8B:
1. La consommation enregistrée de comprimés de sulfadimidine à 500 mg est de 72 000 unités.
2. Trois cas de pertes évitables ont été notés:
(a) 10 juin: 7 000 comprimés détruits par l'humidité.
(b) 20 de novembre: 10 000 comprimés détruits pour cause de péremption.
(c) 31 décembre: 5 000 comprimés trouvés manquants lors de l'inventaire de fin d'année.
3. La consommation corrigée pour tenir compte des pertes évitables est de: 72 000 - 22 000 = 50 000 comprimés.
Tableau 8.3
Fiches indicatives de stock
MÉDICAMENT: PROCAÏNE BENZYLPÉNICILLINE, INJECTABLE 3,0 MU |
NUMÉRO DE CODE: 02100701 |
DATE 1986 |
|
ENTRÉES |
SORTIES |
STOCK |
1er janv. |
Stock initial |
|
|
1 800 |
14 janv. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
600 |
1 200 |
5 févr. |
Du dépôt central |
1 500 |
|
2 700 |
10 mars |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
600 |
2 100 |
15 mai |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
600 |
1 500 |
10 juin |
Du dépôt central |
1 500 |
|
3 000 |
12 juill. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
600 |
2 400 |
14 août |
Périmé/détruit |
|
800 |
1 600 |
10 sept. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
600 |
1 000 |
1er oct. |
Brisé en réserve |
|
300 |
700 |
18 nov. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
600 |
100 |
30 nov. |
Du dépôt central |
1 500 |
|
1 600 |
15 déc. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
600 |
1 000 |
31 déc. |
Stock final |
|
|
1 000 |
Inventaire |
|
|
|
500 |
Manquants |
|
|
500 |
|
MÉDICAMENT: SULFADIMIDINE, COMPRIMÉS 500 MG |
NUMÉRO DE CODE: 06320801 |
DATE 1986 |
|
ENTRÉES |
SORTIES |
STOCK |
1er janv. |
Stock initial |
|
|
20 000 |
5 janv. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
8 000 |
12 000 |
14 janv. |
Du dépôt central |
20 000 |
|
32 000 |
15 mars |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
8 000 |
24 000 |
12 mai |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
8 000 |
16 000 |
10 juin |
Altéré par l'humidité |
|
7 000 |
9 000 |
15 juin |
Du dépôt central |
20 000 |
|
29 000 |
8 juill. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
6 000 |
23 000 |
14 sept. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
5 000 |
18 000 |
5 oct. |
Du dépôt central |
20 000 |
|
38 000 |
20 nov. |
Périmé/détruit |
|
10 000 |
28 000 |
22 nov. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
8 000 |
20 000 |
28 déc. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
7 000 |
13 000 |
31 déc. |
Stock final |
|
|
13 000 |
Inventaire |
|
|
|
8 000 |
Manquants |
|
|
5 000 |
|
ÉTAPE 4: Corriger les quantités calculées pour tenir compte des ruptures de stock éventuelles.
La méthode de la consommation évalue les besoins en médicaments à partir de la consommation effective d'établissements «types» sur une période donnée et rapporte cette consommation au nombre de consultations et d'hospitalisations relevé pour cette période. Lorsqu'il y a une rupture de stock pendant cette période pour un médicament déterminé, la consommation enregistrée ne s'applique que si la fraction de la période pendant laquelle le médicament était disponible en stock. Par exemple, si la période sur laquelle porte le calcul de la consommation est de une année et si nous constatons que, pendant trois mois de cette année, il y a eu rupture du stock d'un médicament, la consommation observée concerne uniquement les neuf mois pendant lesquels le médicament était effectivement disponible et pouvait donc être prescrit et délivré aux patients.
Dans la pratique, les ruptures de stock relativement brèves, ne dépassant pas un mois, peuvent être négligées car elles seront vraisemblablement sans effet sensible sur l'estimation des besoins en médicaments. Supposons par exemple que les estimations soient effectuées à partir des fiches de stock de la réserve principale d'un hôpital. Lorsque la réserve fournit le reste de son stock d'un médicament à la pharmacie, le fichier fait apparaître une rupture de stock.
En réalité, cependant, l'hôpital dispose d'un stock limité du médicament jusqu'à ce que la dernière sortie du stock ait été effectivement consommée. Les quantités fournies et l'intervalle de temps entre les sorties de la réserve principale peuvent donner une idée raisonnablement exacte de la période pendant laquelle le médicament continuera d'être disponible en pharmacie après la dernière fourniture.
Par contre, les ruptures de stock dépassant trente jours (un mois) doivent faire l'objet d'une correction. La formule de cette correction est la suivante:

EXEMPLE:
|
Le tableau 8.4 reproduit la fiche de stock des comprimés de paracétamol dosés à 500 mg. La colonne indiquant l'état du stock nous montre que la réserve principale de l'hôpital a été en rupture de stock pour ces comprimés deux fois au cours de l'année. La première rupture de stock s'est produite après que la réserve eut livré ses derniers 10 000 comprimés à la pharmacie de l'hôpital le 20 janvier, et elle a duré 9 jours jusqu'au 1er février, date à laquelle le dépôt central a livré 30 000 comprimés. Il est peu probable que la pharmacie ait délivré les 10 000 comprimés fournis par la réserve de l'hôpital a été en rupture de stock.
La deuxième rupture de stock a duré du 1er juin au 31 juillet, soit deux mois. Toutefois, les 10 000 comprimés sortis le 1er juin n'ont certainement pas été épuisés avant un certain temps. Est-il raisonnable pour autant de négliger automatiquement le premier mois de la rupture de stock? Pour nous en assurer, nous établirons les quantités sorties et la longueur des intervalles entre chaque sortie. La première sortie a porté sur 10 000 comprimés et s'est effectuée le 20 janvier; la deuxième, portant également sur 10 000 comprimés, est intervenue cinq semaines après, le 25 février; la troisième, de 10 000 comprimés également, a été effectuée 7 semaines plus tard, le 20 avril. Nous constatons donc que chaque sortie de 10 000 comprimés permet d'assurer la consommation pendant 5 à 7 semaines. Il est donc raisonnable d'affirmer que le médicament était effectivement encore disponible au moins un mois après la dernière sortie et de ne compter que le deuxième mois comme période de rupture de stock réelle.
La consommation enregistrée est de 80 000 comprimés.
La période de disponibilité en stock est de 12 mois moins 1 mois de rupture de stock réelle, soit 11 mois.
La période de calcul est de 12 mois.

La réponse est consignée dans le tableau 8.6.
|
Tableau 8.4
Fiches indicatives de stock
MÉDICAMENT: PARACÉTAMOL, COMPRIMÉS 500 MG |
NUMÉRO DE CODE: 02100501 |
DATE 1986 |
|
ENTRÉES |
SORTIES |
STOCK |
1er janv. |
Stock initial |
|
|
10 000 |
20 janv. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
0 |
1er févr. |
Ou dépôt central |
30 000 |
|
30 000 |
25 févr. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
20 000 |
20 avril |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
10 000 |
1er juin |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
0 |
31 juill. |
Du dépôt central |
50 000 |
|
50 000 |
1er août |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
40 000 |
7 sept. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
30 000 |
20 oct. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
20 000 |
10 déc. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
10 000 |
10 000 |
31 déc. |
Stock final |
|
|
10 000 |
MÉDICAMENT: CHLORPHÉNAMINE, COMPRIMÉS 4 MG |
NUMÉRO DE CODE: 03000101 |
DATE 1986 |
|
ENTRÉES |
SORTIES |
STOCK |
1er janv. |
Stock initial |
|
|
2 000 |
15 janv. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
1 000 |
15 févr. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
0 |
1er mars |
Du dépôt central |
5 000 |
|
5 000 |
10 mars |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
4 000 |
7 avril |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
2 000 |
2 000 |
10 juin |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
1 000 |
7 juill. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
0 |
10 oct. |
Du dépôt central |
5 000 |
|
5 000 |
11 oct. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
2 000 |
3 000 |
30 nov. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
2 000 |
15 déc. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
1 000 |
31 déc. |
Stock final |
|
|
1 000 |
EXERCICE 8C
|
Examiner la fiche de stock des comprimés de chlorphénamine (tableau 8.4) et répondez aux questions ci-après:
1. Quelle est la consommation enregistrée de chlorphénamine?
2. Y a-t-il eu rupture de stock pour ce médicament?
3. Dans l'affirmative, quelle a été la durée totale des périodes de rupture de stock?
4. Quelles sont les corrections que nécessitent ces ruptures de stock?
5. Quelle est la période pendant laquelle le médicament a été effectivement disponible en stock?
6. Quel est le chiffre de la consommation corrigée pour tenir compte des ruptures de stock? Vérifiez votre réponse au bas de la page 8.20 et dans le tableau 8.6
|
_____________________
Réponse à l'exercice 8C:
1. La consommation enregistrée de chlorphénamine est de 11 000 comprimés.
2. Oui, il y a eu deux ruptures de stock.
3. La première du 15 février au 1er mars (14 jours).
La deuxième du 7 juillet au 10 octobre = 95 jours (24 jours en juillet + 31 jours en août + 30 jours en septembre + 9 jours en octobre).
4. La première rupture de stock peut être ignorée (la fiche de stock indique que 1 000 comprimés de chlorphénamine suffisent normalement pour un mois au moins). Ignorant le premier mois, conformément à notre règle pratique, la deuxième rupture de stock a donc duré 65 jours et une correction est nécessaire.
5. La chlorphénamine a été disponible en stock pendant 365 - 65 = 300 jours.
6. La consommation corrigée est:

Si la durée des ruptures de stock est mesurée de manière plus approximative en mois, la période écoulée entre le 7 juillet et le 10 octobre compte à peu près pour trois mois. Puisque nous ne tenons pas compte du premier mois, la durée de rupture de stock effective est de deux mois. Il en découle que la consommation corrigée est:

Les corrections nécessaires pour tenir compte des pertes d'une part et celles nécessités par les ruptures de stock ont été expliquées séparément pour plus de clarté. Dans la pratique, il sera souvent nécessaire de procéder aux deux types de corrections pour une même fiche de stock. Cette situation est illustrée par l'exemple ci-après.
EXEMPLE:
|
Le tableau 8.5 reproduit la fiche de stock des comprimés de métrifonate dosés à 100 mg. La consommation totale enregistrée est de 17 000 comprimés. Nous constatons cependant que 2 000 comprimés de la réserve contaminés par la paraffine ont été perdus le 5 mars; lorsque les 1 000 derniers comprimés en stock ont été recherchés pour être sortis le 10 octobre, ils n'ont pu être trouvés. Si nous considérons qu'il s'agit dans les deux cas de pertes évitables, la consommation réelle s'établit à 17 000 - (2 000+1 000) = 14 000.
H s'est également produit deux ruptures de stock. La première s'est étendue du 15 avril au 8 juin. Si l'on considère les intervalles entre chaque sortie, on est raisonnablement fondé à supposer que les 1 000 comprimés sortis le 15 avril ont permis de satisfaire les besoins pendant trois ou quatre semaines. Nous pourrons donc, dans la pratique, ignorer le premier mois de rupture de stock. La rupture de stock effective a duré ainsi du 15 mai au 8 juin, soit environ 3 semaines.
La deuxième rupture de stock est intervenue du 10 octobre au 10 novembre. Suivant notre règle, nous devrions ignorer cette période. Toutefois, il ne convient pas d'appliquer la règle aveuglément. La dernière sortie du médicament a eu lieu le 30 août et, normalement, elle ne peut avoir permis de satisfaire les besoins au-delà du 10 octobre, date à laquelle on a découvert que 1 000 comprimés supposés disponibles étaient en fait manquants, probablement par suite de vol. La rupture de stock sera donc prise en compte pour un mois entier car le médicament n'était pas effectivement disponible. La période pendant laquelle le médicament a été disponible en stock a été ainsi de 52 semaines - (3 semaines + 4 semaines) = 45 semaines.
Consommation corrigée pour tenir compte des ruptures de stock = 14 000 × 52/45 = 16 178 comprimés.
Cette réponse est consignée dans le tableau 8.6.
|
Tableau 8.5
Fiche indicative de stock
MÉDICAMENT: MÉTRIFONATE, COMPRIMÉS 100 MG |
NUMÉRO DE CODE: 06800101 |
DATE 1986 |
|
ENTRÉES |
SORTIES |
STOCK |
1er janv. |
Stock initial |
|
|
1 000 |
5 janv. |
Du dépôt central |
4 000 |
|
5 000 |
18 janv. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
2 000 |
3 000 |
25 févr. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
2 000 |
5 mars |
Du dépôt central |
2 000 |
|
4 000 |
5 mars |
Contaminé (paraffine) |
|
2 000 |
2 000 |
25 mars |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
1 000 |
15 avril |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
1 000 |
0 |
8 juin |
Du dépôt central |
3 000 |
|
3 000 |
9 juin |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
2 000 |
1 000 |
15 juin |
Du dépôt central |
4 000 |
|
5 000 |
20 juill. |
A la pharmacie de l'hôpital |
|
2 000 |
3 000 |
30 août |
A la pharmacie de l'hôpital |
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2 000 |
1 000 |
10 oct. |
Manquants |
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1 000 |
0 |
10 nov. |
Du dépôt central |
4 000 |
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4 000 |
11 nov. |
A la pharmacie de l'hôpital |
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2 000 |
2 000 |
15 déc. |
A la pharmacie de l'hôpital |
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1 000 |
1 000 |
31 déc. |
Stock final |
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1 000 |
ÉTAPE 6: Déterminer la consommation moyenne de médicaments pour 1 000 contacts avec les patients.
Les quantités consommées de médicaments nous sont maintenant connues, mais elles ne prendront leur véritable signification que si nous les rapportons au nombre de patients. Si l'établissement dont il s'agit n'a qu'une activité de clinique externe, on divisera simplement la consommation corrigée de chaque médicament par le nombre de consultations.
EXEMPLE:
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Reprenant la fiche de stock indicative des tableaux 8.3 et 8.4, nous savons que la consommation annuelle de lidocaïne à 1 % en flacons de 50 ml est de 120 unités par an. Supposons que l'établissement «type» a effectué pendant l'année 60 000 consultations de patients en traitement ambulatoire, on a alors:

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Cette méthode de calcul convient aux établissements qui ne font que de la consultation externe. L'établissement «type» qui sert à illustrer notre propos est toutefois un hôpital dans lequel des malades sont également admis. Comment tenir compte de ceux-ci? Plusieurs applications sur le terrain des méthodes décrites dans le présent manuel ont montré que la consommation rapportée à 1 000 consultations externes fournit une indication valable des besoins totaux en médicaments, y compris pour une certaine proportion de patients hospitalisés, mais à la condition seulement que le rapport entre le nombre des hospitalisations et le nombre des consultations externes soit relativement uniforme dans tous les établissements du type en cause.
EXEMPLE:
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Supposons que notre hôpital «type» effectue 60 000 consultations externes et admette 6 000 patients pendant l'année, soit un rapport de 100 admissions pour 1 000 consultations externes; il en découle que notre calcul de 2 flacons de lidocaïne pour 1 000 consultations de patients en traitement ambulatoire comprendra la consommation des 1 000 patients hospitalisés.
Si nous constatons dans un autre hôpital qu'il y a 30 000 consultations externes et 3 000 admissions, le rapport reste de 100 admissions pour 1 000 consultations extérieures et, dans ce cas encore, 2 flacons de lidocaïne pour 1 000 consultations externes demeureront suffisants pour couvrir également les besoins des patients hospitalisés.
Supposons maintenant que dans un troisième hôpital nous relevions 30 000 consultations externes et 6 000 admissions; le rapport entre les admissions et les consultations externes est donc 200 divisé par 1 000. Notre estimation de 2 flacons de lidocaïne pour 1 000 consultations externes n'englobe que 100 admissions et peut donc se révéler insuffisante.
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Tableau 8.6
Feuille de calcul pour l'enregistrement des quantités de médicaments consommées (méthode de la consommation)
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Nom générique du médicament |
Forme pharmaceutique et dosage |
Utilisation annuelle |
Durée totale des ruptures de stock dans l'année |
Consommation annuelle corrigée |
Nombre de consultations externes par année |
Consommation moyenne pour 1 000 consultations |
A |
acétate d'aluminium |
Gttes 13 % ml |
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acide acétylsalicylique |
comp. 300 mg |
180 000 |
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acide benzoïq. et salic. |
pomm. 6 % + 3 % |
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acide folique |
comp. 1 mg |
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ampicilline |
gél, 250 mg |
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B |
benzath. benzylpénicill. |
inj. 24 MU/fl |
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benzoate de benzyl |
sol. 25 % ml |
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C |
calamine, lotion |
lot. ml |
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chloramphénicol |
gél. 250 mg |
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| |
chloramphénicol |
inj. 1 g amp |
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chlorhexidine |
sol. conc. 5 % ml |
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chloroquine |
comp. 150 mg base |
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chlorphénamine |
comp. 4 mg |
11 000 |
65 jours |
13 383 |
60 000 |
223 |
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chlorpromazine |
comp. 100 mg |
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D |
dapsone |
comp. 50 mg |
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dextran 70 |
inj. sol. 6 % 500 ml |
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diazépam |
inj. 10 mg/2 ml fl. |
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| |
diazépam |
comp. 5 mg |
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| |
diéthylcarbamazine |
comp. 50 mg |
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E |
eau injectable |
10 ml amp. |
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epinéphrine |
inj. 1 mg/ml amp. |
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ergométrine |
inj. 0,2 mg/ml amp. |
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F |
fluorescéine |
collyre 1 % 1 ml |
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G |
glibenclamide |
comp. 4 mg |
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H |
hydrochlorothiazide |
comp. 25 mg |
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| |
hydroxide d'aluminium |
comp. 500 mg |
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I |
imipramine |
comp. 25 mg |
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insuline zinc susp. comp. |
inj. 40 UI/ml, 10 ml |
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ipécacuanha |
sp. 0,14 % ml |
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L |
lidocaïne |
inj. sol. 1 % 50 ml |
120 |
0 |
120 |
60 000 |
2 |
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lindane |
lot. 1 % ml |
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M |
mébendazole |
comp. 100 mg |
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| |
métrifonate |
comp. 100 mg |
14 000 |
7 semaines |
16 178 |
60 000 |
270 |
| |
métronidazole |
comp. 200 mg |
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N |
néomyc. bacitracine |
pom. 5 mg et 500 UI, 20 gr |
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| |
niclosamide |
comp. 500 mg |
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| |
nystatine |
comp. gyn. 100 000 UI |
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O |
oxamniquine |
gél. 250 mg |
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P |
paracétamol |
comp. 500 mg |
80 000 |
1 mois |
87 273 |
60 000 |
1 455 |
| |
péthidine |
inj. 100 mg/2 ml amp. |
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phénythoïne |
comp. 100 mg |
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| |
phénobarbital |
comp. 50 mg |
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phénoxymétylpénicill. |
comp. 250 mg |
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probénécide |
comp. 500 mg |
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| |
praziquantel |
comp. 600 mg |
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| |
proc. benzylpénicill. |
inj. 3MU fl |
4 200 |
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4 200 |
60 000 |
70 |
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prométhazine |
comp. 25 mg |
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Q |
quinine |
comp. 300 mg |
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quinine |
inj. 300 mg/ml fl. de 2 ml |
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S |
salbutamol |
comp. 4 mg |
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sels réhydr. or. |
sach. 1 l |
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| |
séné |
comp. 7,5 mg |
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sérum antivenin |
inj. IV 100 ml |
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solution de Ringer |
sol. 500 ml |
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spectinomycine |
inj. 2 g fl. |
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streptomycine |
inj. 1 g fl. |
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sulfadimidine |
comp. 500 mg |
50 000 |
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50 000 |
60 000 |
833 |
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sulfameth/triméthopr. |
comp. 400 mg et 80 mg |
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sulfate ferreux |
comp. 60 mg |
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sulf. ferreux et acide. fol. |
comp. 60 mg et 0,25 mg |
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suramine sodique |
inj. 1 g fl. |
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T |
tétracycline |
pom. opht. 1 % tube 5 gr |
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tétracycline |
gél. 250 mg |
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thiacétazone/INH |
comp. 150 mg et 300 mg |
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trinitrate de glycéryl |
comp. 0,5 mg |
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V |
violet de gentiane |
crist. mg |
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vitamine A (rétinol) |
gél. 200 000 UI |
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Si le rapport entre le nombre des consultations externes et les hospitalisations varie considérablement entre les hôpitaux dont les besoins en médicaments sont estimés, il est nécessaire d'inclure les deux éléments dans le calcul qui, sinon, fournirait des estimations inutilisables. La meilleure solution consiste alors à estimer séparément la consommation de médicaments liée à la clinique externe et aux hospitalisations. Il se peut toutefois que ce genre de données ne soit pas disponible, des hôpitaux pouvant ne pas tenir des registres séparés pour la clinique externe et les patients hospitalisés.
Une solution acceptable également consiste à combiner en un seul dénominateur les consultations de clinique externe et les consultations relatives aux patients hospitalisés. La méthode la plus simple consiste à traiter en un seul bloc les admissions et les consultations, mais leur addition n'est valable que si la consommation de médicaments par patient traité en clinique externe est à peu près la même que celle des patients hospitalisés. Il peut en être ainsi dans les établissements, tels que les centres de soins disposant d'un petit nombre de lits. C'est peu probable, toutefois, dans les hôpitaux plus importants qui dispensent des soins relativement élaborés à des patients hospitalisés pour des affections plus graves. Pour ce genre d'établissements, il faudra faire une estimation du rapport entre la consommation moyenne de médicaments par patient hospitalisé et l'utilisation moyenne par consultation de clinique externe. Ce rapport peut être estimé de manière subjective d'après l'opinion clinique du personnel médical de l'établissement, mais il sera généralement plus sûr si l'on veut pouvoir procéder à une estimation plus objective, d'étudier un échantillon de dossiers se rapportant à des patients traités en clinique externe et à des patients hospitalisés.
EXEMPLE:
Notre hôpital «type» a effectué 60 000 consultations en clinique externe et admis 6 000 patients. Si la consommation moyenne est à peu près la même dans les deux cas, il suffit d'ajouter les deux nombres pour obtenir un dénominateur de 66 000 contacts avec les patients. Si l'on estime cependant que la quantité moyenne de médicaments consommée par chaque patient hospitalisé est trois fois supérieure à la consommation résultant d'une consultation de clinique externe, il faut multiplier le nombre de 6 000 patients hospitalisés par trois avant de l'ajouter aux consultations externes, de sorte que le dénominateur final sera 60 000 + 18 000 = 78 000 contacts avec les patients. |
ÉTAPE 6: Additionner les réponses de tous tes établissements «types» de l'échantillon.
La fiabilité et la valeur prédictive de la méthode de la consommation sont renforcées lorsque les estimations sont fondées sur la consommation de médicaments dans plusieurs établissements de santé. Dans l'étape 5, il s'agissait de calculer l'utilisation moyenne de médicaments pour 1 000 contacts avec les patients dans un seul établissement. Après le calcul de la consommation de médicaments dans un établissement, on conseillera de recueillir des données auprès de quelques établissements similaires et de calculer l'utilisation de médicaments par 1 000 contacts avec des patients pour l'ensemble des établissements «types» retenus.
ÉTAPE 7: Ajuster la réponse de l'échantillon en fonction de la totalité des établissements.
Nous disposons donc maintenant d'une estimation des besoins en médicaments pour 1 000 contacts (voir colonne 7 du tableau 8.6). Pour obtenir une estimation valable pour l'ensemble des établissements, chaque quantité de médicaments doit être multipliée par le nombre probable de contact avec les patients, exprimé en milliers, dans l'ensemble des établissements faisant l'objet de l'estimation.
EXEMPLE:
Supposons qu'il a été estimé que 1 200 comprimés d'acide acétylsalicylique dosés à 300 mg sont nécessaires pour 1 000 contacts et que les établissements concernés enregistrent 594 000 contacts avec les patients; la quantité totale requise sera donc 1 200 × 594 = 712 800 comprimés. Les comprimés d'acide acétylsalicylique étant fournis en boîte de 1 000 comprimés (voir tableau 4.8), 713 bottes seront nécessaires (voir également Tâche 12, Étape 4, page 7.2). |
Après la Tâche 12, le calcul se poursuit avec les Tâches 13 à 15 (pages 7.15 à 7.27). Ces tâches sont identiques pour les deux méthodes de quantification et elles ont été expliquées dans les modules 3 et 7.