Le médicament, un maillon essentiel du développement du système de Santé,
connait beaucoup de problèmes de la définition des besoins du Pays en
médicaments, de la fragmentation des approvisionnements et de la distribution,
de la disponibilité des médicaments essentiels génériques et intrants
spécifiques dans les formations sanitaires, d’accessibilité géographique et
économique pour la population à cause des multiples taxes et frais sur les
médicaments comme objet de commerce plutôt qu’un objet stratégique et social, de
la qualité par l’absence d’un système rigoureux de contrôle de qualité, de la
gestion et de l’usage rationnel par les prestataires.
Pour faire face à cette situation, le Ministère de la Santé Publique a
d’abord fait l’analyse de la situation du secteur pharmaceutique en 1996 pour
aboutir à l’élaboration de la Politique Pharmaceutique Nationale en 1997,
celle‐ci fut révisée la dernière fois en 2008.
Cette analyse de la situation pharmaceutique va relever dix problèmes majeurs
suivants :
a. La législation et la réglementation désuètes, lacunaires mêmes
inexistantes ;
b. Le manque d’un système d’homologation ;
c. Le système d’approvisionnement complètement déréglé ;
d. Le coût des médicaments très élevé et l’inexistence de la politique de
prix ;
e. La circulation des médicaments de mauvaise qualité, contrefaits et
l’absence d’un laboratoire national de contrôle de qualité ;
f. L’usage irrationnel du médicament ;
g. L’insuffisance du financement des produits pharmaceutiques ;
h. Le nombre insuffisant des ressources humaines spécifiques du secteur
pharmaceutique ;
i. La non organisation de la médecine traditionnelle ;
j. La non réglementation de l’information pharmaceutique .
La mise en oeuvre de la politique pharmaceutique nationale et l’exécution de
quelques stratégies du plan directeur pharmaceutique national ont permis le
début de solution de certains problèmes, surtout en ce qui concerne
l’approvisionnement avec la création du SNAME et la promotion de la production
locale, le renforcement des capacités des Pharmaciens de la DPM et
l’implantation du Centre National de Pharmacovigilance.