Le 26 décembre 2004, un important
tremblement de terre de 9,3 sur
l’échelle de Richter, suivi d’un tsunami,
a affecté l’ensemble de la région du sud
de l’Asie. Parmi les différents pays touchés
par cette catastrophe, l’Indonésie a
été le plus dévasté et plus particulièrement
la province d’Aceh. Devant l’ampleur
de la catastrophe, le gouvernement
indonésien a ouvert à l’aide
internationale cette région initialement
interdite aux étrangers, permettant dès
les premiers jours l’acheminement
rapide des secours.
Cependant, comme lors de précédentes
crises humanitaires telles que le tremblement
de terre en Arménie (1988), la
guerre en Bosnie-Herzégovine (1992-
1996) ou l’afflux de la population réfugiée
du Kosovo en Albanie (1999), le
manque de coordination et l’absence
d’évaluation des besoins réels des
populations ont diminué l’efficacité de
l’aide d’urgence et ont généré de nombreux
dysfonctionnements dans le
domaine de la santé, notamment au
niveau de la gestion des dons de médicaments...