Selon les termes de l'Accord général, chaque Etat devait consentir à toutes les autres la clause de la nation la plus favorisée*. Chaque Etat signataire accordait également des concessions tarifaires aux autres, c’est à dire limitait les droits de douane sur les importations de marchandises étrangères.
En outre, les Etats signataires s’engageaient à ne pas prendre un certain nombre de mesures* qui auraient pour résultat de créer des entraves au commerce international. Ce type d’obligation constituait en fait un code de bonne conduite en matière commerciale que les Etats s’engageaient à respecter lors de leur adhésion. Il s’agissait principalement de ne pas établir de discrimination entre les produits fabriqués localement et les produits importés, de réglementer l'usage des mesures "antidumping", de prohiber les mesures de restriction quantitative aux échanges et de réglementer les subventions.
Compte tenu des situations concrètes et des caractéristiques particulières de chaque Etat, des exceptions à ces obligations ont été aménagées. Certains secteurs étaient en grande partie exclus du champ d’application de l’Accord général: les services, l’agriculture et le textile. Par ailleurs, certains Etats bénéficiaient de règles exceptionnelles. Dès la signature de l’Accord général en 1947, les pays en développement avaient souvent signalé que les principes généraux du GATT jouaient en leur défaveur. Pourtant, leurs revendications n'ont été entendues que lors de la première Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement (CNUCED) en 1964, où le principe d’un traitement différentiel pour les pays en développement a été évoqué. La CNUCED est devenue depuis lors un organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, bien connue pour défendre les intérêts économiques des pays en développement.