Réformes de la santé et financement des médicaments - Série "Economie de la santé et médicaments", No. 006
(1998; 60 pages) [English] [Spanish]
Table of Contents
View the documentRemerciements
View the documentRésumé d'orientation
Open this folder and view contents1. Introduction
Close this folder2. Réforme des systèmes de financement
View the document2.1 Financement public au moyen des recettes de l'Etat
View the document2.2 Assurance-maladie
View the document2.3 Paiement par l'usager
View the document2.4 Sources volontaires et autres sources locales de financement
View the document2.5 Aide de donateurs et dons de médicaments
View the document2.6 Prêts pour le développement
Open this folder and view contents3. Efficience et médicaments à un prix abordable
Open this folder and view contents4. Réformes organisationnelles
View the documentConclusions
View the documentRéférences
View the documentCouverture arrière
 

2.5 Aide de donateurs et dons de médicaments

L'aide des donateurs provient de sources bilatérales et multilatérales ainsi que d'ONG (dont il a été question plus haut). Le pourcentage de l'aide fournie pour les dépenses de santé varie considérablement d'un pays à l'autre. En Afrique subsaharienne, ce pourcentage moyen est presque de 30 % alors qu'il est de 11 % en Asie (Chine et Inde exceptées) et de moins de 8 % en Amérique latine. Ces moyennes peuvent cependant masquer d'importantes variations. Dans certains pays d'Amérique latine par exemple, l'aide extérieure permet de financer 20 % ou plus du total des dépenses de santé. En Afrique subsaharienne, il y a plusieurs pays dans lesquels la moitié ou plus des dépenses de santé sont financées par l'aide extérieure [25].

Dans le domaine de la santé, la coopération de donateurs peut bénéficier aux hôpitaux et aux dispensaires, aux services médicaux, aux programmes de lutte contre une maladie, aux campagnes de vaccination, etc. Elle peut aussi revêtir la forme d'une coopération technique pour le transfert de connaissances, d'expériences et de compétences. Dans le domaine pharmaceutique, les donateurs peuvent appuyer l'élaboration et l'exécution de politiques, la création de systèmes d'approvisionnement, la mise en place de méthodes et de laboratoires de contrôle de la qualité, la promotion de l'usage rationnel des médicaments et des activités de formation.

Les dons directs de médicaments sont également possibles même si on les retrouve souvent dans le cadre d'opérations de secours d'urgence ou à titre d'apport initial à des fonds de roulement. Certains organismes d'aide bilatérale et multilatérale préfèrent ne pas subventionner des dépenses de fonctionnement comme les achats de médicaments qu'ils ne pourront assurer durablement. D'autres donateurs revoient leur politique, conscients que leur aide peut être utile à certains pays - surtout ceux dont il est impossible de couvrir les besoins en médicaments essentiels malgré les efforts consentis pour améliorer le fonctionnement du système de santé. L'aide sert alors à atténuer la souffrance et donne un répit aux pays pour chercher des solutions à long terme à leurs problèmes.

Tout financement extérieur, surtout lorsqu'il s'agit du financement de dépenses ordinaires, doit éviter de se substituer aux efforts que doivent faire les pays pour mettre sur pied des moyens de financement durables. Pour surmonter ce problème, il faut un engagement commun des parties, ce qui suppose une réévaluation globale des priorités, des structures et des moyens du secteur de la santé ainsi qu'un effort de développement économique et une volonté politique suffisante.

Les moyens d'assurer la transition du financement externe à un financement interne doivent être intégrés aux programmes d'aide dès leur conception. Par exemple, un moyen d'assurer la transition pourrait être l'engagement d'un pays bénéficiaire d'apporter une contribution modeste mais croissante à un projet. Cependant, il faut reconnaître qu'une période relativement courte (5 ans ou moins) risque d'être insuffisante pour mettre en place un projet viable, surtout en l'absence d'une croissance de l'économie, et des engagements de plus longue durée seront peut-être nécessaires de la part des donateurs.

Un autre problème qui se pose est celui des dons de médicaments en nature qui ont souvent été relevés: médicaments non adaptés aux besoins locaux, emballages non étiquetés ou avec des étiquettes illisibles, produits périmés ou sur le point de l'être, produits de qualité inférieure aux normes, ou en quantités totalement inadaptées à la situation, etc. [17]. Des principes directeurs interinstitutions ont été publiés pour les dons de médicaments. Les 12 articles qui composent ces principes directeurs reposent sur quatre principes fondamentaux: 1) utilité maximale pour le bénéficiaire; 2) respect des souhaits et de l'autorité du bénéficiaire; 3) respect de normes de qualité identiques; et 4) communication efficace entre donateur et bénéficiaire [40]. Le but de ces principes est d'optimiser l'efficacité des dons de médicaments.

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