Rapport du Comité OMS d'experts sur les politiques pharmaceutiques nationales, Genève, 19-23 juin 1995: Contribution à la mise à jour des directives de l'OMS pour l'élaboration des politiques pharmaceutiques nationales
(1995; 96 pages) [English] View the PDF document
Table of Contents
View the documentListe des participants
Open this folder and view contentsPartie I - Travaux du Comité d’experts
Close this folderPartie II - Contribution à la mise à jour des directives de l’OMS pour l’élaboration des politiques pharmaceutiques nationales
Open this folder and view contents1. Introduction
Close this folder2. Eléments d’une politique pharmaceutique nationale
View the document2.1 Législation, réglementations et directives
View the document2.2 Sélection des médicaments
View the document2.3 Approvisionnement
View the document2.4 Assurance de la qualité des produits pharmaceutiques
View the document2.5 Usage rationnel des médicaments
View the document2.6 Stratégies économiques pour les médicaments
View the document2.7 Surveillance et évaluation des politiques pharmaceutiques nationales
View the document2.8 Recherche
View the document2.9 Développement des ressources humaines
View the document2.10 Coopération technique entre pays
Open this folder and view contents3. Processus d’élaboration et de mise en oeuvre d’une politique pharmaceutique nationale
View the documentRéférences bibliographiques
 

2.7 Surveillance et évaluation des politiques pharmaceutiques nationales

Indicateurs

Lorsqu’un pays fixe les objectifs de sa politique pharmaceutique nationale, il est souhaitable qu’il mette sur pied un processus de surveillance et d’évaluation pour pouvoir apprécier les progrès réalisés en vue des objectifs et donc disposer d’une base pour modifier la politique avec le temps. Une fois les objectifs fixés - par exemple veiller à ce que les médicaments soient de bonne qualité et utilisés rationnellement - on définit une série de stratégies de mise en oeuvre. Ces stratégies peuvent soit porter sur tous les aspects de la politique soit ne concerner que les composantes prioritaires, déterminées à partir de l’évaluation des besoins et des ressources disponibles. Même s’il n’a pas été fixé d’objectifs d’ensemble pour la politique, un processus de surveillance et d’évaluation est très utile pour mesurer les progrès réalisés dans chacune des stratégies retenues.

Les indicateurs sont un instrument qui permet de mesurer les progrès et les résultats de la mise en oeuvre d’une politique pharmaceutique. L’OMS a mis au point un manuel d’indicateurs pour le suivi des politiques pharmaceutiques nationales (33); d’autres organisations et plusieurs pays ont eux aussi élaboré des indicateurs (34, 35).

Indicateurs et systèmes de surveillance ne sont valables que s’ils sont utilisés. Bien souvent, des données sont recueillies mais elles ne sont jamais analysées ou, quand elles le sont, elles ne servent jamais à évaluer les pratiques existantes ou la politique suivie. Les résultats peuvent servir à améliorer les performances d’une politique pharmaceutique de diverses façons:

• Evaluer l’aptitude à mettre en oeuvre les divers éléments d’une politique pharmaceutique nationale.

• Surveiller les processus de mise en oeuvre de la politique pharmaceutique nationale et les changements dans le temps.

• Mesurer les progrès réalisés par rapport aux objectifs, et permettre aux décideurs d’adapter les stratégies en conséquence. On peut se poser plusieurs questions: les structures de base sont-elles en place et fonctionnent-elles bien? Quelles sont les stratégies qui donnent de bons résultats et celles qui laissent à désirer? En effectuant des mesures à intervalle régulier, on peut alors déterminer les stratégies qui ont progressé ou celles qui ont pris du retard.

• Evaluer les activités à mettre en oeuvre prioritairement dans le secteur pharmaceutique ainsi que l’efficacité des stratégies pharmaceutiques d’ensemble. Si un aspect de la politique pharmaceutique donne de moins bons résultats que d’autres, il faudra peut-être lui affecter davantage de ressources (tant humaines que financières) et donc réviser les priorités relatives des différentes stratégies, de manière à améliorer la mise en oeuvre. Dans certains cas, il faudra peut-être modifier la stratégie, par exemple en mettant sur pied un programme de promotion des médicaments essentiels ou en élaborant de nouvelles politiques de prix afin d’encourager la distribution des médicaments essentiels dans le secteur privé.

• Faciliter les négociations sur la politique pharmaceutique entre les diverses parties intéressées dans le pays et faciliter également les discussions politiques sur les réformes du secteur de la santé avec les bailleurs de fonds extérieurs et les organismes internationaux. On peut par exemple montrer quelles seront les conséquences de changements politiques macro-économiques (tels qu’une dévaluation) pour le système pharmaceutique en particulier et pour le système de santé en général. Les données recueillies permettent aux décideurs de la santé de faire passer leurs arguments de façon plus convaincante et plus cohérente, ce qui garantit que le secteur de la santé et la situation sanitaire des groupes vulnérables ne sont pas oubliés en période de réforme économique;

• Comparer les résultats des politiques pharmaceutiques d’un pays à l’autre. Des comparaisons entre pays peuvent également aider les décideurs nationaux à se familiariser avec des approches novatrices susceptibles d’être appliquées dans leur pays.

Pour le suivi d’une politique pharmaceutique nationale, il faut planifier avec soin les démarches consistant à repérer les sources de données appropriées, à déterminer la façon de les recueillir, à organiser la collecte et à analyser les résultats. La qualité de l’information recueillie déterminera la validité des résultats et la pertinence des changements proposés.

Le choix judicieux de sites sentinelles représentatifs facilite souvent la surveillance car ils peuvent soumettre une information spécifique à une unité centrale de suivi. Les données sont rapidement analysées et les résultats retournés aux unités ayant soumis l’information, tandis qu’un rapport est établi à l’intention des décideurs.

Responsabilités

C’est à une équipe au niveau central, très probablement au sein du Ministère de la Santé ou du service pharmaceutique national, qu’il faut confier la responsabilité du système de suivi, c’est-à-dire de la collecte, de l’analyse et de la notification des données. Le choix final des indicateurs à utiliser pour la suivi de la politique pharmaceutique nationale doit être fait au début de la démarche, dont on trouvera une description dans le manuel de l’OMS (33).

Evaluation

Les politiques pharmaceutiques nationales devraient être évaluées de façon approfondie à intervalles réguliers, par exemple tous les trois à cinq ans, par des évaluateurs internes et externes. Les résultats de cette évaluation devraient être examinés au sein d’une commission nationale comprenant toutes les parties intéressées. Il est en général utile de publier ces résultats.

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