Indicateurs pour le suivi de la mise en oeuvre des politiques pharmaceutiques nationales
(1996; 264 pages) [English] View the PDF document
Table of Contents
View the documentRemerciements
Open this folder and view contentsChapitre I: Introduction
Open this folder and view contentsChapitre II: Conception du guide
Open this folder and view contentsChapitre III: Listes modèles d’indicateurs
Close this folderChapitre IV: Méthode de calcul des indicateurs
View the documentOrganiser la collecte des données
View the documentRéunir les données
View the documentAnalyser et interpréter les résultats
View the documentConduire les enquêtes
View the documentCalcul de la valeur d’un panier de médicaments
Open this folder and view contentsChapitre V: Présentation détaillée des indicateurs
Open this folder and view contentsAnnexe 1: Formulaires de collecte de données
View the documentAnnexe 2: Glossaire
View the documentAnnexe 3: Table de nombres aléatoires
View the documentCouverture arrière
 

Conduire les enquêtes

Bien que la plupart des données nécessaires au calcul des indicateurs puissent s’obtenir à l’échelon central auprès des systèmes d’information existants ou en procédant à des examens documentaires et à des entretiens, certains renseignements devront être recherchés dans les établissements de santé et les points de vente de médicaments au moyen d’enquêtes. On peut faire en sorte de collecter lors de la même enquête les données relatives à plusieurs indicateurs. On trouvera ci-après une liste des indicateurs requérant des enquêtes, ainsi que des recommandations pour la conception et la réalisation de celles-ci. L’échantillonnage et ses méthodes seront également traités, exemples à l’appui.

Indicateurs faisant appel à des enquêtes

Pour neuf indicateurs de performance et neuf indicateurs de résultats, il faudra, dans la majorité des pays, collecter les données nécessaires au moyen d’enquêtes.

Indicateurs de performance

PR9: Nombre de médicaments prescrits figurant sur la liste nationale des médicaments essentiels, sur nombre total de médicaments prescrits

PR10: Nombre de médicaments vendus figurant sur la liste nationale des médicaments essentiels, sur nombre total de médicaments vendus

PR27: Délai moyen de livraison du magasin central aux établissements de santé périphériques pendant l’année écoulée, sur moyenne des délais correspondants des trois années précédentes

PR29: Durée moyenne de rupture de stock d’un panier de médicaments dans un échantillon d’établissements de santé périphériques pendant l’année écoulée, sur moyenne des durées correspondantes des trois années précédentes

PR30: Valeur d’un panier de médicaments au prix de détail, sur valeur du même panier au prix CIF ou départ usine

PR31: Coût moyen d’une ordonnance, sur moyenne des coûts constatés au cours des trois années précédentes

PR32: Valeur d’un panier de médicaments au prix de détail, sur valeur du même panier l’année de référence

PR33: Nombre de prescripteurs ayant immédiatement à disposition un formulaire de médicaments, sur total des prescripteurs interrogés

PR35: Nombre de prescripteurs ayant participé à au moins une session de formation pendant l’année écoulée, sur total des prescripteurs interrogés

Indicateurs de résultats

RE1: Nombre de médicaments d’un panier de médicaments disponibles dans un échantillon d’établissements de santé périphériques, sur nombre total des médicaments composant le panier

RE2: Nombre de médicaments d’un panier de médicaments disponibles au meilleur prix, sur nombre total des médicaments composant le panier

RE3: Prix de détail moyen d’un traitement standard d’une infection respiratoire aiguë, sur prix moyen d’un panier de biens courants

RE4: Valeur d’un panier de médicaments au prix de détail, sur valeur du même panier au prix le plus bas

RE5: Nombre de médicaments ou de lots de médicaments n’ayant pas satisfait au contrôle de la qualité, sur total des médicaments ou des lots de médicaments testés lors de l’enquête

RE6: Nombre de médicaments périmés, sur total des médicaments examinés lors de l’enquête

RE7: Nombre moyen de médicaments par ordonnance

RE8: Nombre d’ordonnances comportant au moins un médicament injectable, sur total des ordonnances examinées lors de l’enquête

RE9: Nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant de diarrhée et ayant reçu des antidiarrhéiques, sur total des cas de diarrhée recensés pour cette classe d’âge lors de l’enquête

Conception et réalisation des enquêtes

Les diverses étapes décrites précédemment (pages 31 à 40) s’appliquent également à la conception et à la réalisation des enquêtes; elles devront être suivies méthodiquement et être complétées par un certain nombre d’activités décrites ci-dessous.

Sélectionner les types d’établissements où auront lieu les enquêtes

Les données entrant dans le calcul des 18 indicateurs mentionnés seront collectées dans deux types d’établissements:

• les points de vente ou de distribution des médicaments (secteur public et secteur privé);

• les établissements de santé (secteur public et secteur privé) et les établissements de santé périphériques.

Le tableau 1 montre quels types d’établissements choisir pour chacun des indicateurs.

Tableau 1: Lieux d’enquêtes pour les 18 indicateurs

Indicateur

Points de vente privés

Points de vente/ distribution publics

Etablissements de santé privés

Etablissements de santé publics

Etablissements de santé périphériques

PR9




PR10





PR27





PR29





PR30





PR31




PR32




PR33




PR35




RE1





RE2





RE3




RE4





RE5




RE6




RE7




RE8




RE9





Sélectionner le type d’enquête

On collectera la plupart des données au moyen d’enquêtes transversales effectuées auprès des points de vente ou de distribution de médicaments et auprès d’établissements de santé. Lors de sa visite, l’enquêteur interrogera soit les patients qui se présenteront aux points de vente ou de distribution ce jour là, soit les prescripteurs ou les dispensateurs. Pour les indicateurs PR27 et PR29, ce sont l’examen de dossiers et l’inventaire qui fourniront les renseignements nécessaires.

L’étude de la littérature12 montre que, considérés individuellement, les dispensateurs de soins de santé ont tendance à observer des pratiques plus ou moins constantes. On tirera donc pour l’essentiel d’un échantillon constitué à un certain moment des résultats identiques à ceux que donnerait un échantillon représentatif d’une série de plus longue durée. Les données étant généralement collectées sur un court laps de temps, elles pourraient en revanche être entachées d’une distorsion due à une variation saisonnière, à une fluctuation des effectifs, à des irrégularités du cycle d’approvisionnement ou au fait que les dispensateurs savent leurs comportements observés. On formera donc le personnel chargé de la collecte des données à se défier des effets de ce genre.

12 Voir à ce sujet le document intitulé «Comment étudier l’utilisation des médicaments dans les services de santé», WHO/DAP/93.1, qui décrit certaines des méthodes dont il est question ici.

Constituer un échantillon

Pour que le calcul des indicateurs soit précis, l’échantillonnage des établissements de santé et des points de vente ou de distribution devra se faire selon des procédures appropriées et adaptées tant au contexte national qu’à la disponibilité des données.

On fera en sorte que la probabilité de figurer dans l’échantillon soit identique pour toutes les unités d’échantillonnage. Le choix sera ainsi exempt de partialité et le groupe étudié sera représentatif du groupe de référence. Les enquêtes se heurtent cependant à de grandes contraintes logistiques - moyens de transports, temps imparti, budget, manque d’enquêteurs nantis des compétences voulues. La solution optimale ne dépend dès lors pas seulement de la statistique pure, mais également des aspects concrets de la collecte des données.

Plusieurs approches existent pour constituer des échantillons de points de vente ou de distribution et d’établissements de santé.

Echantillonnage aléatoire simple

Cette forme d’échantillonnage probabiliste est la plus simple. Pour constituer un échantillon au hasard, il faut (i) établir une liste numérotée de toutes les unités dont on tirera l’échantillon (c’est la «base de sondage»), par exemple, les points de vente ou de distribution ou les établissements de santé, puis (ii) déterminer la taille de l’échantillon, c’est-à-dire le nombre d’unités qu’on extraira de la base de sondage (cf. p. 46), enfin (iii) procéder au tirage des unités de l’échantillon, soit indirectement («en loterie»), soit à l’aide d’une table de nombres aléatoires (voir l’annexe 3). Dans le premier cas, on attribue un numéro à chaque unité, on mélange tous les numéros, puis on les tire au hasard, sans les remplacer: les unités auxquelles ces chiffres correspondent formeront alors l’échantillon. Dans le second cas, on attribue un numéro à chaque unité puis on procède au tirage en se reportant à la table des nombres aléatoires, les unités dont le numéro est tiré constituant alors l’échantillon. Cette méthode, quoi qu’elle garantisse l’impartialité de l’échantillonnage, n’est pas toujours la plus efficace.

Echantillonnage systématique

L’échantillonnage le plus pratique consiste parfois à procéder directement au tirage à partir de la base de sondage, par exemple, pour les points de vente ou de distribution, en retenant chaque nème unité. Le point de départ de l’itération est donné par un nombre aléatoire. L’intervalle d’échantillonnage n est obtenu en divisant le total de points de vente ou de distribution dans le pays par la taille d’échantillon désirée. Dans l’hypothèse que le pays compte 360 points de vente ou de distribution et qu’on opte pour un échantillon de 20 unités, n vaudra 18 (360/20). Chaque 18e point de vente ou de distribution inscrit sur la liste viendra donc s’adjoindre à l’échantillon. Cette méthode est utilisée pour les modèles d’échantillonnage décrits plus loin.

Echantillonnage stratifié

L’échantillonnage aléatoire stratifié consiste à rassembler les unités (ici, établissements de santé ou points de vente ou de distribution) en groupes selon certaines caractéristiques telles que leur situation en ville ou en région rurale. Chaque groupe entrera dans l’échantillon à hauteur d’une part relative décidée préalablement en vue de garantir sa représentation appropriée. Cette méthode, seule ou couplée à l’échantillonnage systématique, autorise toutes sortes de nuances; on s’en sert pour les modèles d’échantillonnage décrits plus loin.

Echantillonnage par grappes

Il peut être difficile, voire impossible, de constituer un échantillon aléatoire d’unités (points de vente ou de distribution ou établissements de santé), parce qu’il n’y a pas de base de sondage complète, soit en raison de problèmes logistiques (par exemple, des visites à des points de vente ou de distribution disséminés sur un territoire très vaste exigeraient beaucoup trop de temps.) On peut néanmoins constituer un échantillon aléatoire de grappes lorsqu’on dispose d’une liste de groupes d’unités - «grappes» - (par exemple, districts ou provinces) ou qu’on peut la constituer facilement. Au sein des grappes retenues, on dressera une liste des unités (points de vente ou de distribution ou établissements de santé) puis on effectuera l’échantillonnage.

Echantillonnage à plusieurs degrés

Un échantillonnage à plusieurs degrés implique plusieurs étapes et fait généralement intervenir au moins deux méthodes d’échantillonnage. Il peut s’agir dans un premier temps d’un échantillonnage par grappes de districts, puis d’un échantillonnage de points de vente ou de distribution situés dans les districts retenus. Le présent guide propose une approche basée sur un échantillonnage à plusieurs degrés qui fait appel à l’échantillonnage systématique pour désigner les points de vente ou de distribution et les établissements de santé.

Déterminer la taille de l’échantillon

Lorsqu’on constitue un échantillonnage, il est difficile de décider combien d’établissements de santé, de points de vente ou de distribution de médicaments, de prescripteurs et/ou d’ordonnances prendre en compte.

La taille de l’échantillon est habituellement le fruit d’un compromis entre ce qui est souhaitable et ce qui est possible. On dira qu’elle est idéalement la plus petite taille permettant de tirer des conclusions significatives pour le degré de précision désiré. La taille de l’échantillon dépend aussi du temps, des ressources humaines, des moyens de transport et de l’argent dont on dispose.

On trouvera plus loin diverses recommandations à propos du choix de la taille de l’échantillon. Si les pays qui possèdent d’importantes ressources humaines et financières choisissent d’autres solutions, ils devront s’assurer le concours de statisticiens; la taille de l’échantillon étant fonction du degré de précision recherché et de la fréquence présumée des caractéristiques étudiées.

A l’intention des pays dont les ressources humaines et financières sont limitées et où les enquêtes subissent de fortes contraintes logistiques, on a établi quelle devrait être la taille souhaitable des échantillons d’établissements de santé, de points de vente ou de distribution de médicaments, d’établissements de santé périphériques, de prescripteurs et d’ordonnances, à savoir:

• Pour les données concernant les indicateurs PR9, PR10, PR31, OT7 et OT8, on choisira aléatoirement, selon le cas, 20 points de vente ou de distribution de médicaments ou 20 établissements de santé, dans chacun desquels on collectera 30 ordonnances ou 30 médicaments vendus, ce qui représentera donc au total un échantillon de 600 ordonnances ou de 600 médicaments vendus (cf. pages 47 à 56). Pour l’indicateur OT9, on collectera dans 20 établissements de santé les 5 premières ordonnances concernant des enfants de moins de 5 ans souffrant de diarrhée, soit un échantillon de 100 ordonnances.

Les pratiques thérapeutiques des dispensateurs de soins étant considérées comme cohérentes au plan individuel et identiques entre dispensateurs d’un même établissement, on peut admettre que les variations au sein d’un même établissement sont en général faibles, avec pour effet qu’au-delà d’une certaine valeur l’augmentation de la taille de l’échantillon d’ordonnances n’amène que fort peu d’éléments nouveaux. Les variations sont en fait dues surtout à la différence de pratiques d’un établissement à l’autre. On voit ainsi que la meilleure façon d’obtenir des données plus précises et plus fiables consiste à augmenter la taille de l’échantillon des établissements plutôt que celle des échantillons d’ordonnances au sein des établissements. Vu que pour plusieurs indicateurs on constate des variations substantielles de pratiques entre les établissements, il serait hasardeux de tirer des conclusions au sujet d’un grand nombre d’établissements à partir d’un échantillon qui en compte moins de 20.

13 Voir la note précédente.

• Pour les données concernant les indicateurs PR33 et PR35, on choisira aléatoirement 40 établissements de santé du secteur public (pour plus de détails, cf. pages 47 à 56). L’échantillon devra compter au moins 100 prescripteurs de ces établissements pour qu’on puisse d’une année à l’autre opérer des comparaisons significatives du point de vue statistique.

• Pour les données concernant les indicateurs PR27, PR29, PR30, PR32 et OT1 à OT6, il est suggéré de se servir des 20 points de vente déjà sélectionnés pour le secteur privé, de tirer aléatoirement 20 des 40 établissements de santé du secteur public retenus précédemment, et de constituer un échantillon aléatoire de 20 établissements de santé périphériques (cf. pages 47 à 56).

Marche à suivre pour l’échantillonnage: suggestions

Les suggestions ci-après visent à aider les responsables nationaux à constituer des échantillons représentatifs des établissements de santé, des points de vente ou de distribution de médicaments et des prescripteurs, dont ils tireront les renseignements nécessaires au calcul des 18 indicateurs nécessitant une enquête. Les exemples proposés valent pour des pays dont les ressources sont limitées. Comme on l’a déjà dit, les pays pourront toutefois opter pour d’autres méthodes d’échantillonnage et pour d’autres tailles d’échantillons, à condition que ceux-ci soient représentatifs des caractéristiques nationales.

La marche à suivre part de l’hypothèse qu’en raison des contraintes logistiques il vaut mieux effectuer des enquêtes dans un nombre restreint de régions, à condition qu’un échantillon valable puisse être constitué. La sélection des régions dépend des lieux d’enquêtes - points de vente du secteur privé, points de vente ou de distribution du secteur public, établissements de santé, établissements de santé périphériques.

C’est pourquoi la marche à suivre décrite ci-dessous se fait en deux phases:

a) la sélection des régions où auront lieu les enquêtes;

b) la constitution d’échantillons représentatifs de points de vente ou de distribution de médicaments, d’établissements de santé, de prescripteurs et d’ordonnances.

Sélectionner les régions d’enquêtes

Pour les points de vente du secteur privé

Dans la majorité des pays en développement, les points de vente du secteur privé se trouvent pour la plupart dans la capitale et ses environs ou dans les grandes zones urbaines, ce dont la sélection des régions d’enquêtes devra tenir compte.

Primo, diviser le pays en cinq à 20 unités territoriales en s’inspirant du découpage administratif (régions, districts, etc.), la capitale ou son agglomération formant une unité distincte. Chaque unité territoriale doit contenir au moins une zone urbaine dont la population représente une part significative de la population nationale totale. On regroupera donc chaque district ou zone rurale avec le district ou la région la plus proche incluant une ville importante. Un principe élémentaire veut qu’on adjoigne tout district ou zone rurale à un district contigu où se trouve soit un hôpital de référence soit une capitale régionale commercialement active.

Secundo, vu la répartition des points de vente de médicaments du secteur privé dans la majorité des pays en développement, il est recommandé de choisir les unités territoriales selon la méthode suivante:

a) l’une sera constituée de la capitale ou de la capitale et de son agglomération, où se concentrent habituellement de nombreux points de vente du secteur privé (G0);

b) on désignera aléatoirement trois autres unités territoriales, la probabilité de tirage de chacune étant proportionnelle au nombre de points de vente qui s’y trouvent.

A cette fin, répertorier tous les points de vente privés du pays, à l’exclusion de ceux de la capitale ou de la capitale et de son agglomération. Les numéroter de 1 à n2. A l’aide d’une table de nombres aléatoires (cf. annexe 3), tirer un nombre compris entre 1 et n2 puis sélectionner l’unité territoriale correspondante. Répéter cette opération jusqu’à ce que trois unités territoriales (G1, G2 et G3) aient été désignées (figure 1).


Figure 1 - Exemple de sélection d’unités territoriales pour constituer un échantillon de points de vente du secteur privé

Pour les établissements de santé et les points de vente ou de distribution de médicaments du secteur public

Pour choisir les régions où se dérouleront les enquêtes auprès d’établissements de santé et de points de vente ou de distribution de médicaments du secteur public, on peut suivre deux voies:

a) en vue de simplifier la logistique et de réduire les temps et les coûts, retenir les unités territoriales qu’on a choisies pour les points de vente du secteur privé (G0, G1, G2 et G3). Cette façon de faire est admissible pour les pays où les ressources humaines et financières sont comptées. Elle prend pour hypothèse que la répartition des établissements de santé et des points de vente ou de distribution de médicaments du secteur public est la même que celle des points de vente du secteur privé. Bien qu’il en soit rarement ainsi, la plupart des pays en développement auront intérêt à procéder de cette manière pendant les premières années de fonctionnement du système de suivi pour simplifier les procédures;

b) les points de vente ou de distribution du secteur public ne se concentrant habituellement pas dans les grandes villes, il est inutile de tenir compte de celles-ci lorsqu’on regroupe les régions en unités territoriales. On peut donc considérer que des circonscriptions administratives telles que districts ou régions équivalent à des unités satisfaisantes pour établir la base de sondage. Au vu de la situation nationale, l’équipe centrale décidera s’il convient d’y inclure automatiquement la région ou le district correspondant à la capitale, ce qui, dans certains pays, présenterait l’avantage de réduire les problèmes logistiques.

Dans une majorité de pays, ceci étant fonction de la taille des régions ou districts, quatre à cinq unités territoriales suffisent. Pour désigner les unités territoriales, répertorier tous les établissements ou points de vente ou de distribution du pays, et les numéroter de 1 à n. A l’aide d’une table de nombres aléatoires (cf. annexe 3), tirer un nombre compris entre 1 et n, puis sélectionner l’unité territoriale correspondante. Répéter cette opération jusqu’à obtention de quatre unités territoriales.

Pour les établissements de santé périphériques

Un établissement de santé est dit «périphérique» s’il est distant d’au moins 100 kilomètres de la capitale ou d’une ville de plus de 100 000 habitants. Afin de simplifier la logistique et de minimiser les coûts et le temps, on retiendra comme région d’enquêtes pour les établissements de ce type les régions qu’on aura désignées pour les enquêtes dans les établissements de santé ou les points de vente ou de distribution du secteur public: de fait, il s’agit surtout d’établissements publics et certains auront peut-être déjà été retenus lors de l’échantillonnage des établissements de santé.

En conclusion, il est recommandé, au moins pendant les premières années de fonctionnement du système de suivi, d’utiliser les mêmes régions pour toutes les enquêtes, la logistique et le budget s’en trouveront allégés.

Sélectionner un échantillon représentatif d’établissements

Points de vente de médicaments du secteur privé

Pour recueillir les données nécessaires au calcul des indicateurs PR9, PR10, PR30, PR31, PR32 et OT2 à OT8, il faut un échantillon d’au moins 20 points de vente (cf p. 46). Bien que la taille de cet échantillon puisse être majorée si l’on désire des résultats plus précis, elle est suffisante pour obtenir les données nécessaires pour calculer les indicateurs avec une précision satisfaisante dans la plupart des pays en développement, notamment ceux dont le niveau de développement est bas et les ressources limitées. Pour constituer un échantillon de points de vente reflétant les particularités du secteur pharmaceutique, il existe plusieurs méthodes. Dans l’exemple ci-dessous, la marche à suivre est relativement aisée.

Après avoir choisi les unités territoriales (cf. pages 48 et 49), dresser une liste L1 de tous les points de vente privés situés dans l’agglomération ou la région de la capitale, et les numéroter de 1 à n1.

La proportion (p = n1/n) de points de vente du secteur privé situés dans la capitale (n1) par rapport au nombre total de points de vente de médicaments du secteur privé dans le pays (n) doit être utilisée pour définir la taille de l’échantillon de points de vente qui seront choisis dans l’agglomération ou la région de la capitale (sa). Pour un échantillon total S de 20 points de vente, le nombre de points de vente qui seront sélectionnés dans la capitale sera: sa = p x 20. Le nombre de points de vente sélectionnés dans les autres unités territoriales sera donc: sb = 20 - sa.

A l’aide d’une table de nombres aléatoires, tirer un nombre compris entre 1 et n1 dans la liste L1. Le numéro obtenu correspond au premier point de vente sélectionné pour être inclus dans l’échantillon. Déterminer ensuite quel est le point de vente suivant en prenant comme intervalle d’échantillonnage la valeur i1 = n1/sa. Lorsqu’on parvient en fin de liste, continuer l’opération en reprenant le début de la liste jusqu’à ce que la taille de l’échantillon soit égale à sa. On considérera qu’on dispose alors d’un échantillon satisfaisant de points de vente dans l’agglomération ou la région de la capitale où collecter les données entrant dans le calcul des indicateurs.

Dresser une liste L2 de tous les points de vente situés dans les trois unités territoriales choisies, et numéroter ces points de vente de 1 à n2. A l’aide d’une table de nombres aléatoires, tirer un nombre compris entre 1 et n2 dans la liste L2. Le numéro obtenu correspond au premier point de vente sélectionné pour être inclus dans l’échantillon. Déterminer ensuite quel est le point de vente suivant en prenant comme intervalle d’échantillonnage la valeur i2 = n2/sb. Lorsqu’on parvient en fin de liste, continuer l’opération en reprenant le début de la liste jusqu’à ce que la taille de l’échantillon soit égale à sb. On considérera qu’on dispose alors d’un échantillon satisfaisant de points de vente privés dans les unités territoriales sélectionnées où collecter les données entrant dans le calcul des indicateurs.

Additionner ensuite l’échantillon de points de vente situés dans la capitale (sa) et l’échantillon de points de vente situés dans les unités territoriales choisies (sb) pour obtenir un échantillon S de 20 points de vente. On considérera qu’on dispose par cette méthode d’un échantillon satisfaisant de points de vente de médicaments du secteur privé où recueillir les données entrant dans le calcul des indicateurs (figure 2). Si lors du recueil des données un point de vente n’existe plus, le remplacer par le point de vente suivant sur la liste.


Figure 2 - Méthode proposée pour constituer un échantillon de 20 points de vente de médicaments du secteur privé

Etablissements de santé et points de vente ou de distribution de médicaments du secteur public

Pour collecter les données nécessaires au calcul des indicateurs PR33 et PR35, il faut un échantillon d’au moins 40 établissements de santé (cf. p. 47); pour les indicateurs PR9, PR31, PR32, OT3, OT5 et OT6 à OT9, un échantillon de 20 établissements de santé ou points de vente ou de distribution est suffisant (cf. pages 46 et 47). On peut le constituer par tirage aléatoire à partir du premier échantillon: en effet, dans beaucoup de pays en développement, la plupart des points de vente ou de distribution de médicaments qui relèvent du secteur public se trouvent dans le périmètre des établissements de santé. Bien que la taille de ces échantillons puisse être majorée si l’on désire des résultats plus précis, elle permet telle quelle d’obtenir des données suffisantes pour calculer les indicateurs avec une précision satisfaisante dans la majorité des pays en développement (notamment ceux dont le niveau de développement est bas et les ressources limitées). Pour constituer des échantillons d’établissements de santé et de points de vente ou de distribution publics reflétant les particularités du secteur de la santé et du secteur pharmaceutique, il existe plusieurs méthodes. Dans l’exemple ci-dessous, la marche à suivre est relativement aisée (figure 3).


Figure 3 - Méthode proposée pour constituer un échantillon de 40 établissements de santé et de 20 points de vente ou de distribution de médicaments du secteur public

Après avoir choisi les unités territoriales (cf. pages 48 à 50), on peut constituer un échantillon de points de vente ou de distribution ou un échantillon d’établissements de santé en procédant de la même façon que pour les points de vente du secteur privé. Une fois en possession d’un échantillon de 40 établissements de santé, désigner de manière aléatoire les 20 points de vente ou de distribution ou établissements de santé du secteur public où les données relatives aux indicateurs qui n’exigent pas d’échantillons de plus grande taille seront collectées.

On n’envisagera de distinguer les établissements de santé et points de vente en zone rurale de ceux des villes que si l’on estime que les pratiques y diffèrent. Pour cela, on aura recours à l’échantillonnage stratifié afin d’obtenir un nombre minimum d’établissements de santé et de points de vente de chaque zone (rurale et urbaine). Pour chacune des unités territoriales choisies, dresser la liste L1 de tous les points de vente et établissements de santé situés en zone urbaine, puis faire de même (L2) pour ceux des campagnes. De la façon décrite plus haut, constituer un échantillon d’établissements de santé ou de points de vente ou de distribution pour chaque zone.

Etablissements de santé périphériques

Pour collecter les données nécessaires au calcul des indicateurs PR27, PR29 et OT1, il faut un échantillon d’au moins 20 établissements de santé périphériques (cf. p. 47). Bien que cette taille puisse être majorée si l’on désire des résultats plus précis, elle permet telle quelle d’obtenir des données suffisantes pour calculer les indicateurs avec une précision satisfaisante dans la plupart des pays en développement, notamment ceux dont le niveau de développement est bas et la population est inférieure à 20 millions d’habitants. Pour constituer un échantillon d’établissements de santé périphériques reflétant les particularités du système de santé, il existe plusieurs méthodes. Dans l’exemple ci-dessous, la marche à suivre est relativement aisée.

Après avoir choisi les unités territoriales (cf. pages 48 à 50), dresser la liste de tous les établissements de santé périphériques qui s’y trouvent. On considérera que les établissements de santé périphériques déjà sélectionnés dans l’échantillon des établissements de santé (sa) font partie de l’échantillon des établissements de santé périphériques (S). Numéroter les établissements restants de 1 à n1. A l’aide d’une table de nombres aléatoires, tirer un nombre compris entre 1 et n1. Le numéro obtenu correspond au premier établissement de santé périphérique sélectionné pour être inclus dans l’échantillon. Déterminer ensuite l’établissement suivant en prenant comme intervalle d’échantillonnage la valeur i = n1/sb, (sbreprésentant le complément d’établissements à désigner de manière que S = sa+ sb). Lorsqu’on parvient en fin de liste, continuer l’opération en reprenant le début de la liste jusqu’à obtention du nombre d’établissements de santé périphériques voulu dans les unités territoriales choisies. On considérera qu’on dispose alors d’un échantillon satisfaisant d’établissements de santé périphériques où recueillir les données entrant dans le calcul des indicateurs (figure 4). Si lors du recueil des données un établissement de santé n’est plus fonctionnel, le remplacer par l’établissement de santé suivant sur la liste.


Figure 4 - Méthode proposée pour constituer un échantillon de 20 établissements de santé périphériques

Sélectionner un échantillon de sources d’information

Ordonnances ou médicaments vendus

Pour collecter les données nécessaires au calcul des indicateurs PR9, PR10, PR31, OT7 et OT8, il faut un échantillon de 600 ordonnances ou de 600 médicaments vendus (cf. p. 46). A cet effet, la marche à suivre proposée ci-dessous est simple. Dans chacun des 20 établissements de santé ou points de vente sélectionnés, prendre les 30 premières ordonnances ou les 30 premiers médicaments vendus. Bien que la sélection de ces 30 ordonnances ou médicaments soit commode, elle peut entraîner certaines distorsions. Si le nombre journalier des ordonnances ou des clients qui achètent des médicaments est important, on pourra décider de sélectionner une ordonnance ou un médicament vendu sur trois. Par contre, si le nombre journalier des ordonnances ou médicaments est faible, il peut être utile de choisir un jour de plus grande affluence pour le recueil des données, par exemple un jour de marché.

Prescripteurs

Pour collecter les données nécessaires au calcul des indicateurs PR33 et PR35, il faut un échantillon d’au moins 100 prescripteurs (cf. p. 47). A cet effet, la marche à suivre proposée ci-dessous est simple. Dans chacun des 40 établissements de santé, choisir 5 prescripteurs. Si un établissement compte plus de cinq prescripteurs, en dresser la liste, puis en désigner cinq par tirage aléatoire; s’il en compte moins de cinq, les inclure tous dans l’échantillon.

Prélèvements de médicaments pour les tests de contrôle de la qualité

Pour collecter les données nécessaires au calcul de l’indicateur OT5, il faut un échantillon d’au moins 20 médicaments. A cet effet, la marche à suivre proposée ci-dessous est simple. L’unité de suivi indiquera sur le formulaire de collecte de données quel médicament entrant dans la composition du panier il convient de prélever auprès de chaque point de vente ou de distribution. Lorsqu’il se présentera au point de vente, l’enquêteur prélèvera le médicament au hasard en rayon.

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