Les impôts, taxes et droits de douane ont une incidence à la fois sur les prix de détail des moustiquaires et sur la compétitivité de la production nationale de moustiquaires par rapport aux articles d’importation. Dans beaucoup de pays africains, les droits de douane perçus sur les moustiquaires ont été abaissés à la suite des engagements pris à Abuja, mais ceux qui sont prélevés sur les matériaux servant à leur confection, notamment les billes, les fils et les filets de polyester, de même que les insecticides, demeurent élevés. Ce surcoût doit être facturé à l’usager du produit fini. Par contre, ce surcoût disparaît si la moustiquaire importée est fabriquée dans un pays où les matières premières ne sont pas grevées de droits de douane. Une moustiquaire importée sera donc plus avantageuse au niveau du prix qu’un produit fabriqué dans le pays dont le prix doit tenir compte des droits de douane sur la matière première. C’est un déséquilibre qui est dissuasif pour la production locale. A cela s’ajoute une autre difficulté, à savoir que les producteurs de moustiquaires ont de la peine à obtenir des renseignements fiables et à jour sur les droits de douane, qui peuvent varier dans d’importantes proportions.