Rapport annuel 2003 - Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques
(2004; 24 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
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View the documentAnnée 2003: les médicaments contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme
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Open this folder and view contentsQualité et Innocuité
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View the documentLa médecine traditionnelle pour lutter contre le SRAS: une réunion d'experts se prononce en faveur du traitement intégré
View the documentL'OMS accueille une réunion sur les associations fixes, réunissant les représentants de l'industrie pharmaceutique et de la santé publique
View the documentDonnées locales pour des mesures locales de lutte contre la résistance aux antimicrobiens
View the documentAffectation des ressources: informations sur la période 2002-2003
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Des compétences essentielles

«Ce qui intéresse les gens, ce n'est pas de savoir combien de réunions l'OMS a organisées, mais quels sont les résultats concrets. Le prix des médicaments a-t-il baissé? Leur disponibilité a-t-elle augmenté? A-t-on réduit le nombre d'injections inutiles? Peut-on remplacer les médicaments de marque par les médicaments génériques? La promotion des médicaments fait-elle l'objet d'un suivi? Des mécanismes de sécurité sont-ils en place? La qualité des médicaments s'améliore-t-elle?»

Le docteur Jonathan Quick s'exprime sans détours. Après avoir dirigé pendant presque sept ans le département des Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques au Siège de l'OMS, il retourne aux Etats-Unis, à l'organisation Management Sciences for Health (MSH) où, étudiant, il a réalisé son tout premier projet de recherche.

Le docteur Quick nous laisse un important héritage: la Stratégie pharmaceutique de l'OMS, qui a été adoptée par tous les Etats Membres de l'OMS, la fusion réussie du Programme d'action pour les médicaments essentiels et de la Division de la gestion et des politiques pharmaceutiques; le projet de présélection, et la création du Global Medicines Council.

«Je suis heureux d'avoir pu arrêter une stratégie unique pour l'ensemble des activités pharmaceutiques de l'organisation. Cette stratégie constitue un cadre de référence articulé autour de certains objectifs fondamentaux - accessibilité financière, accessibilité physique, qualité et innocuité, utilisation rationnelle des médicaments. Elle comprend également un programme de suivi efficace, les progrès accomplis dans la réalisation de chaque objectif pouvant être mesurés grâce à un ensemble d'indicateurs spécifiques», poursuit le docteur Quick.

Après avoir analysé le rôle des secteurs public et privé dans l'approvisionnement en médicaments, il a encouragé EDM à concentrer ses efforts sur l'équilibre qu'il convient d'aménager entre la création des connaissances et leur mise en œuvre. Il a également apporté son soutien à la modernisation de la Liste modèle des médicaments essentiels, et estime que la Déclaration de Doha sur l'Accord sur les ADPIC et la santé publique se dirige dans la bonne direction, puisqu'elle confirme la plupart des idées avancées par l'OMS lors des débats de 1998.

Problèmes identiques, solutions diverses

Le docteur Quick a commencé sa carrière à Boston (USA). En 1978, étudiant en médecine - ses matières principales sont la sociologie et la psychologie - il commence une thèse de recherche sur les médicaments essentiels, qui se transformera par la suite en une enquête de huit mois pour MSH et l'OMS (la liste modèle de médicaments essentiels de l'Organisation est encore à l'état d'ébauche à cette époque), avant de devenir l'ouvrage Managing Drug Supply, publié sous sa forme définitive en 1981.

«A l'époque, je m'intéressais surtout à tous les mécanismes et rouages de l'achat, de la distribution et de l'utilisation des médicaments. Je me suis rendu au Pérou, parce que l'on y mettait en oeuvre l'un des tout premiers programmes en matière de médicaments génériques et d'utilisation rationnelle; au Guatemala, en raison de la qualité de sa gestion; au Costa Rica, pour l'intérêt que présente son système social d'assurance-maladie; en Norvège, pour sa logistique rigoureuse. Je suis également allé en Tanzanie et au Sri Lanka, en Malaisie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. J'ai passé deux semaines dans chacun de ces pays» précise le docteur Quick.

«Ce qui m'a frappé à l'époque - et me frappe encore aujourd'hui - c'est la similitude des problèmes qui se posent ainsi que la diversité des solutions que l'on peut inventer pour les surmonter. De fait, je pense que c'est l'incapacité à tirer les leçons des réalisations d'autrui qui constitue le plus gros obstacle au progrès»

«Si l'on me demande où les progrès les plus sensibles et les plus durables ont été enregistrés, je répondrai que c'est là où l'on trouve à la fois un véritable engagement politique et un solide encadrement technique. Il semble pourtant, paradoxalement, que les acteurs du monde politique et ceux du monde technique aient du mal à comprendre qu'ils doivent collaborer pour réussir» ajoute-t-il.


Le docteur Jonathan Quick qui a dirigé le département des Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques au Siège de l'OMS pendant sept années

PHOTO: OMS/Pierre Virot

 

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