Rapport annuel 2003 - Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques
(2004; 24 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
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View the documentAnnée 2003: les médicaments contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme
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View the documentLa médecine traditionnelle pour lutter contre le SRAS: une réunion d'experts se prononce en faveur du traitement intégré
View the documentL'OMS accueille une réunion sur les associations fixes, réunissant les représentants de l'industrie pharmaceutique et de la santé publique
View the documentDonnées locales pour des mesures locales de lutte contre la résistance aux antimicrobiens
View the documentAffectation des ressources: informations sur la période 2002-2003
View the documentDes compétences essentielles
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L'OMS accueille une réunion sur les associations fixes, réunissant les représentants de l'industrie pharmaceutique et de la santé publique

«Cette réunion a été d'une importance décisive. En rassemblant les grands laboratoires pharmaceutiques, les fabricants de produits génériques et les experts de la lutte contre les maladies, nous avons pu établir un consensus sur la voie à suivre. Les experts de la lutte contre les maladies ont pu formuler clairement leurs attentes aux représentants de l'industrie pharmaceutique, lesquels se sont montrés manifestement soucieux de répondre aux besoins mondiaux en matière de santé publique». Ainsi s'est exprimé le docteur Richard Laing, attaché à l'unité Politique, accès et usage rationnel, au Siège de l'OMS, à propos de la réunion sur les associations fixes pour le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme organisée en décembre 2003 par l'OMS, avec le soutien de la Fondation Rockefeller. Cette réunion a rassemblé des membres des programmes pharmaceutiques et de lutte contre les maladies de l'OMS, d'organisations non gouvernementales, d'organismes de réglementation pharmaceutique et de représentants du secteur pharmaceutique, soit l'ensemble des acteurs pour qui les associations fixes constituent un enjeu essentiel.

La mise au point et l'utilisation des associations fixes ont déjà une longue histoire. Parmi les exemples les plus connus, on citera la pilule contraceptive, le traitement du cancer, des maladies infectieuses, de l'hypertension et des affections neurologiques. De fait, dans les années 1960, ces produits représentaient aux Etats-Unis plus de la moitié de l'ensemble des produits pharmaceutiques et 40% des médicaments les plus vendus. Ces produits furent ensuite controversés, suite à l'apparition sur le marché de nombreuses associations «irrationnelles», et tombèrent en disgrâce auprès des autorités pharmaceutiques.

«On comprit alors que les associations fixes ne devraient être utilisées que dans les cas où elles présentaient des avantages certains. Or, il se trouve que depuis les années 1990 l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens est une question de plus en plus préoccupante; par ailleurs, nous cherchons également aujourd'hui comment faire pour que les patients suivent correctement leur traitement, qu'il s'agisse de SIDA, tuberculose ou paludisme. De fait, les associations fixes comportent des avantages évidents dans les deux cas» poursuit le docteur Laing.

«Si un patient n'est plus obligé de prendre 12 ou 13 comprimés par jour, mais seulement un ou deux, il y a de fortes chances pour que cela l'aide à suivre scrupuleusement son traitement. C'est ce que nous avons pu constater dans le cadre de la lutte contre la tuberculose avec l'utilisation des associations fixes dans les programmes DOTS.1 Lorsque l'on considère la forte interaction entre la tuberculose et le VIH/SIDA, il ne fait aucun doute que les associations fixes vont jouer un rôle de plus en plus important dans le domaine de la santé publique».

1 DOTS - Traitement de brève durée sous surveillance directe


Selon le docteur Laing, «cette réunion est survenue à point nommé. L'OMS a été un espace de rencontre où tous les participants ont pu échanger leurs idées et en faire une synthèse. Nous avons pu réunir tous ces groupes parce qu'ils sont confrontés aux mêmes problèmes. Tout le monde a reconnu qu'en ce qui concerne le traitement du VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme, ce sont les associations fixes qui représentent l'avenir. C'est le choix prioritaire; en cas d'échec, on utilisera les plaquettes thermoformées, qui aident également le patient à suivre fidèlement son traitement». Les associations fixes favorisent également la rationalisation de l'approvisionnement en médicaments, en réduisant au maximum les risques de vol, de gaspillage ou d'utilisation incorrecte. Il peut toutefois être difficile de produire ces associations de trois ou quatre médicaments en assurant le respect des normes de qualité.

La valeur des associations fixes pour l'initiative «3 millions de personnes traitées d'ici 2005»

Le docteur Vladimir Lepakhin, sous-directeur général pour le groupe Technologie de la santé et produits pharmaceutiques de l'OMS, estime que l'utilisation des antirétroviraux en associations fixes, en facilitant aussi bien l'observance que la distribution des traitements, présenterait des avantages incomparables dans le cadre de l'initiative «3 millions des personnes traitées d'ici 2005». Il rappelle en effet que l'initiative recommande une simplification du prococole thérapeutique pour le SIDA. Ces nouvelles associations fixes aideront les pays les plus durement touchés par l'épidémie de SIDA à fournir des médicaments faciles à utiliser aux personnes qui ne peuvent rester sans traitement.

PHOTO: Irène R Lengui/L'IV Com


Pour davantage d'informations, prendre contact avec:
Richard Laing - laingr@who.int

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