Il est indispensable de renforcer l’accès aux médicaments essentiels - notamment pour le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme - pour que l’OMS puisse poursuivre la mission qu’elle mène dans le monde - sauver chaque année la vie de millions d’être humains, atténuer la souffrance, aider les familles les plus pauvres en essayant de réduire la charge financière que représente pour elles la maladie.
Selon l’OMS, il serait possible, d’ici à 2015, de sauver chaque année 10,5 millions de vies humaines - et de donner ainsi une forte impulsion à la croissance économique et au développement - en intensifiant les activités actuellement menées dans le domaine des maladies infectieuses, de la santé maternelle et infantile et des maladies non transmissibles.
Les médicaments essentiels sont indispensables à la plupart de ces activités; on sait pourtant que presque 2 milliards de personnes n’y ont pas couramment accès.
Dans les pays en développement, où on estime à 42 millions le nombre de personnes infectées par le VIH/SIDA, seuls 300 000 malades ont accès aux médicaments antirétroviraux, alors qu’ils sont aujourd’hui 5 à 6 millions à nécessiter un traitement. Pour l’OMS, cette dramatique situation constitue un péril sanitaire d’envergure mondiale.
Dans les pays à revenu élevé, les dépenses moyennes par habitant consacrées aux médicaments sont 100 fois plus élevées que dans les pays à faible revenu. Selon les estimations de l’OMS, 15 pour cent de la population consomme plus de 90 pour cent de la production mondiale de produits pharmaceutiques (en valeur).
L’accès aux soins de santé est l’un des principaux droits de la personne, droit consacré par les traités internationaux et reconnu par les gouvernements du monde entier. Il est impossible de respecter ce droit sans assurer un accès équitable aux médicaments essentiels nécessaires pour le traitement des maladies prioritaires. L’accès aux médicaments fait également partie des objectifs de développement pour le millénaire.