La réduction des taxes à l'importation et autres impôts sur les produits pharmaceutiques pourrait abaisser les prix au consommateur. Là où il y a de la concurrence, ces impôts s'ajouteront clairement au prix final du produit et seront un supplément au prix de gros. Là où il y a des protections par brevet, les détenteurs de brevet ont beaucoup plus de liberté pour établir les prix, et peuvent établir des prix de gros en fonction du prix de vente final. Ainsi, les réductions d'impôts peuvent ne pas se traduire par des réductions de prix de vente ou par des réductions de prix équivalentes aux réductions d'impôts. Que les réductions d'impôts bénéficient ou non les consommateurs dépendra en grande part des caractéristiques du marché particulier: si les produits sont brevetés, si des contrôles de prix ont été mis en place, comment les détenteurs de brevets décident-ils d'agir et si les pharmacies et les distributeurs peuvent établir les prix à leur discrétion.
Il est possible que les pharmacies imposent d'importantes majorations sur les prix ou exercent des pratiques peu scientifiques de distribution qui favorisent les produits de marque et de coût supérieur au détriment des médicaments génériques et des solutions alternatives de coût inférieur. Tel que c'est le cas dans beaucoup de pays, la Chine pourrait décider d'établir des réglementations pour exiger ou préférer la substitution de médicaments génériques dans les cas où des médicaments génériques sûrs et efficaces existeraient. Beaucoup de pratiques d'augmentation des prix et de distribution non-scientifiques sont causées par les majorations appliquées par les pharmacies. Afin d'ajuster les mesures incitatives pour les dispensaires, la Chine pourrait étudier des réglementations qui stipuleraient que les pharmacies fassent payer un prix fixe par article vendu, et non pas un pourcentage sur les ventes.