La zopiclone ou ester de l’acide 4-méthyl-1-pipérazinecarboxylique avec 6-(5-chloro-2-pyridyl)-6,7-dihydro-7-hydroxy-5H-pyrrolo[3,4-b] pyrazine-5-one, a fait l’objet d’un préexamen lors de la vingt-neuvième réunion du Comité en 1994 (10), qui avait recommandé sa surveillance continue, mais pas son examen critique.
Le profil pharmacologique de la zopiclone est analogue à celui du chlordiazépoxide. On pense que l’activité pharmacologique de la zopiclone est liée à sa fixation sur le complexe des récepteurs des benzodiazépines. Les études sur les possibilités qu’elle a d’engendrer un abus, effectuées chez les animaux et chez l’homme, ont indiqué que la zopiclone a effectivement un potentiel d’abus et la capacité de provoquer un syndrome de sevrage à l’arrêt du traitement. Pour ce qui est du nombre de rapports faisant état de réactions indésirables à cette substance liées à des abus qu’a reçus le programme international de pharmacovigilance, la zopiclone devance le nitrazépam et le témazépam. En outre, le Comité a été informé de ce que le Gouvernement de la Suisse a soumis une notification officielle aux Nations Unies concernant l’inscription de la zopiclone à un tableau de la convention.
Recommandation
Conformément aux lignes directrices, le Comité a recommandé l’examen critique de la zopiclone.