Plus de 40 centres collaborateurs (CC) travaillent maintenant avec l'OMS aux priorités dans le domaine pharmaceutique. Trois CC travaillant avec l'OMS à la réalisation des objectifs de la stratégie pharmaceutique de l'OMS sont basés à Chicago, Tunis et Rio de Janeiro.
Centre collaborateur de l'OMS pour la réglementation pharmaceutique Direction de la Pharmacie et du Médicament, Tunis
La collaboration de l'OMS avec la Direction de la Pharmacie et du Médicament de Tunisie (DPM) a commencé au début des années 1990, période à laquelle elle a aidé la DPM à améliorer sa capacité à exécuter des activités de réglementation pharmaceutique et à fournir formation et soutien à d'autres pays. Ceci comprenait la formation du personnel de la DPM, la fourniture d'ouvrages de référence ainsi que le développement de procédures et d'un système informatique complet pour l'enregistrement des médicaments. En 1995, la DPM a commencé à former les responsables de réglementation des pays africains francophones aux mesures techniques et administratives pour une réglementation pharmaceutique efficace.

Les centres collaborateurs de l'OMS apportent un soutien technique précieux dans les domaines suivants: politique, accès et usage rationnel des médicaments; réglementation, qualité et innocuité des médicaments; médecine traditionnelle
En 1998, la Fondation allemande pour le développement international a fait équipe avec l'OMS pour organiser un stage de formation consacré à l'enregistrement des médicaments, en collaboration avec la DPM. Des experts externes et le personnel de la DPM ont assuré l'enseignement des sujets du stage, suivi par 17 participants représentant 13 pays. La même année, la DPM est devenue un centre collaborateur de l'OMS en matière de réglementation pharmaceutique. A la fin de l'année 2002, 23 responsables de réglementation pharmaceutique de 10 pays avaient été formés par la DPM à l'enregistrement des médicaments.
La DPM est maintenant un centre de référence et de soutien technique établi pour les pays qui ont adopté ou ont l'intention d'adopter le système modèle de l'OMS pour l'enregistrement informatisé des médicaments (SIAMED). Le personnel de la DPM installe le système, forme les utilisateurs, entreprend la maintenance à distance du système et effectue des visites de suivi. Pendant la période de 1996 à 2002, 12 pays africains ont bénéficié de l'assistance de la DPM pour l'installation et l'utilisation de SIAMED.
Echanges et collaboration Sud-Nord-Sud
En 1999, l'Agence européenne d'évaluation des médicaments (EMEA) a décidé d'utiliser le système informatique de la DPM pour l'enregistrement des médicaments (développé en collaboration avec l'OMS) comme modèle pour la mise au point de son propre système. Le nouveau système de l'EMEA a été plus largement distribué en 2002. La Tunisie a elle-même adopté ce nouveau système, aboutissement d'un rare exemple d'échange et collaboration Sud-Nord-Sud.
Egalement en 2002, la DPM a mis au point une méthode standardisée pour l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité de nouvelles entités chimiques dans les pays en développement. Elle sera plus largement testée en 2003 et fera l'objet d'un stage de formation.
Centre collaborateur de l'OMS en matière de médecine traditionnelle Faculté de Pharmacie, Université d'Illinois à Chicago
En 2002, la faculté de pharmacie, désignée CC de l'OMS en matière de médecine traditionnelle en 1981, a amélioré la capacité de recherche en médecine traditionnelle des pays en développement de deux manières. Elle a inscrit 22 étudiants diplômés de pays en développement à son programme de pharmacognosie et formé 15 scientifiques de pays en développement à la recherche post-doctorale sur les plantes médicinales.
La faculté de pharmacie a également amélioré l'échange d'information sur la médecine traditionnelle en fournissant gratuitement des informations aux scientifiques et organismes non-gouvernementaux des pays en développement par le biais de sa base de données NAPRALERT (NAtural PRoducts ALERT). NAPRALERT contient près de 170 000 dossiers bibliographiques avec des informations sur plus de 140 000 produits naturels et plus de 160 000 organismes. Ce CC a également effectué les révisions finales du Volume 3 et entamé la préparation du Volume 4 des Monographies de l'OMS concernant une sélection de plantes médicinales. Il a également construit un site Internet du Centre capable de lien direct avec le siège de l'OMS, les bureaux régionaux de l'OMS et d'autres CC pour faciliter encore davantage l'échange d'information.
Sources de données en médecine traditionnelle: plus d'un demi-million d'accès à la base de données NAPRALERT* par des clients dans les pays en développement ont été enregistrés en 2002
| |
Nombre d'adhésions |
Afrique |
115 795 |
Europe |
226 |
Méditerranée |
12 699 |
Amériques |
146 172 |
Asie du Sud-Est |
205 026 |
Pacifique Ouest |
21 620 |
* Base de données NAtural PRoducts ALERT
Centre collaborateur de l'OMS en matière de politiques pharmaceutiques Centre d'assistance pharmaceutique, École nationale de santé publique, Rio de Janeiro
Le Centre d'assistance pharmaceutique (NAF) fait partie de l'école nationale de santé publique du Brésil. Il a été désigné centre collaborateur de l'OMS en matière de politiques pharmaceutiques en 1988. Son mandat est dérivé de la politique pharmaceutique nationale du Brésil et de la stratégie pharmaceutique de l'OMS. En partenariat avec tous les niveaux de gouvernement au Brésil ainsi qu'avec des organismes non-gouvernementaux, des agences bilatérales et multilatérales et des donateurs, le NAF intervient dans des initiatives nationales et internationales importantes pour améliorer l'accès aux soins de santé.
En 2002, les activités du NAF ont compris la mise en place de la base pharmacologique et clinique pour les médicaments au Brésil, l'apport de conseils à l'ANVISA (l'organisme de réglementation pharmaceutique) sur des questions concernant les médicaments génériques, des séminaires et activités éducatives, la traduction des directives de l'OMS en portugais et des travaux de recherche et évaluation. Les éléments nationaux de ce travail comprenaient l'évaluation des pharmacies d'hôpitaux et des services pharmaceutiques dans le contexte des soins de santé primaires, la réalisation d'une étude pharmacoéconomique de la sélection de médicaments et l'évaluation d'indicateurs visant à mesurer l'accès aux médicaments essentiels. D'autres activités ont été entreprises à l'échelle internationale, telles que l'examen, pour les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, du financement de médicaments pour le VIH/SIDA et l'impact de la protection par brevet et des accords sur les ADPIC sur l'accès aux médicaments.