Stratégie de l'OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005
(2002; 74 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
View the documentRemerciements
View the documentAcronymes, abréviations & régions de l’OMS
Open this folder and view contentsPoints clés: Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002 - 2005
Open this folder and view contentsChapitre 1. Examen global
Open this folder and view contentsChapitre 2. Défis
Close this folderChapitre 3. Le rôle actuel de l’OMS
View the document3.1 Développer la MTR/MCP et l’intégrer aux systèmes nationaux de soins de santé
View the document3.2 Assurer un usage correct, sûr et efficace de la médecine traditionnelle
View the document3.3 Accroître l’accès à l’information concernant la MTR/MCP
Open this folder and view contentsChapitre 4. Ressources internationales et nationales pour la médecine traditionnelle
Open this folder and view contentsChapitre 5. Stratégie et plan d’action pour 2000 - 2005
View the documentAnnexe 1: Liste des Centres collaborateurs de l’OMS pour la médecine traditionnelle
Open this folder and view contentsAnnexe 2: Sélection de publications et documents de l’OMS sur la médecine traditionnelle
View the documentRéférences
View the documentContacts dans le domaine des politiques de médicaments essentiels
View the documentCouverture arrière
 

3.1 Développer la MTR/MCP et l’intégrer aux systèmes nationaux de soins de santé

L’OMS est particulièrement active en ce qui concerne le soutien au développement de la MTR en Afrique, Asie du Sud-est et Pacifique occidental. Elle s’attache plus particulièrement à aider les États membres à développer des politiques et réglementations nationales, faciliter l’échange régional d’information sur ces questions et soutenir les efforts visant à assurer l’innocuité des produits et la disponibilité de ressources humaines formées et qualifiées.

Afrique

Comme nous l’avons mentionné au Chapitre 2, le comité régional africain de l’OMS a adopté une résolution, en 2000, intitulée Promouvoir le rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé: Stratégie pour la région africaine 2. Cette résolution reconnaît l’importance et le potentiel de la MTR pour obtenir la Santé pour Tous en Afrique et recommande un développement accéléré de la production locale de médicaments traditionnels. Elle recommande également aux États membres de traduire la stratégie dans des politiques nationales de MTR réalistes, étayées par une législation et des plans appropriés d’intervention aux niveaux local et national ainsi que de collaborer activement avec tous les partenaires pour sa mise en oeuvre et pour son évaluation.

Des résultats concrets commencent à être constatés, suite à la mise au point de cette stratégie. Parmi eux, des cadres juridiques pour la MTR, dans 16 pays africains.

Amériques

En 1999, un groupe de travail AMRO a examiné la situation et l’usage de la MTR (y compris la politique et la réglementation nationales) dans sa région et proposé deux réunions: sur la réglementation des produits à base de plantes et sur l’étude de la médecine indigène. La réunion régionale sur les aspects réglementaires des produits à base de plantes, organisée par le siège de l’OMS et AMRO, a eu lieu en 2000 et analysait des questions relatives à la politique nationale, l’économie, la réglementation et l’enregistrement des produits à base de plantes. Des directives de l’OMS concernant l’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité des médicaments à base de plantes ont également été présentées et les participants ont adopté une proposition exigeant l’enregistrement des produits à base de plantes. Ce dernier facilitera une plus grande intégration de la MTR aux systèmes de soins de santé nationaux des Amériques. La réglementation et l’enregistrement des médicaments à base de plantes, plus particulièrement, ont été mise en oeuvre en Bolivie, au Chili, au Costa Rica, en Équateur, au Honduras, au Guatemala, au Mexique, au Pérou et au Venezuela. La seconde réunion, consacrée à la recherche en matière de médecine indigène, a eu lieu en mars 2001 au Guatemala.

«Dans le monde entier, les stratèges de la santé reconnaissent que la médecine traditionnelle et l’usage des médicaments à base de plantes continuent d’être un élément solide de la culture, de l’histoire et des croyances d’un pays et que ces pratiques, dans l’ensemble, devraient être analysées comme faisant partie du système de santé du pays.»58

Europe

Plus de 12 pays d’Europe occidentale ont établi ou révisé leur réglementation des médicaments à base de plantes conformément aux Directives de l’OMS pour l’évaluation des médicaments à base de plantes. L’OMS est de plus en plus active au niveau de l’apport de conseils aux pays européens sur la réglementation de la MTR/MCP et les moyens d’en évaluer l’innocuité et l’efficacité.

Asie du Sud-Est

La MTR est très utilisée et respectée dans toute l’Asie du Sud-Est. En 1998, la réunion des ministres de la Santé des pays asiatiques a recommandé que ce «riche patrimoine» et cette «importante ressource» soient utilisés plus efficacement dans la mise en oeuvre des soins de santé primaires dans les pays de la région. En réponse, le SEARO a organisé une conférence régionale sur le développement de la médecine traditionnelle, durant l’année suivante. Les participants de la conférence se sont concentrés sur le renforcement des programmes nationaux relatifs à la MTR et sur le rôle des savoirs en MTR pour améliorer les systèmes de santé de district. Un partage d’information sur les politiques nationales de MTR et les réglementations a également eu lieu. Le SEARO continue de soutenir activement les pays individuellement dans leurs efforts de développement de politiques nationales de MTR et d’intégration de la MTR à leurs systèmes nationaux de soins de santé.

Plus particulièrement, l’OMS a soutenu les activités du Département des systèmes indiens de médecine et homéopathie, établi au sein du ministère indien de la Santé et de la Famille en 1995. En 1998 et 1999, le ministère a accru ses efforts de normalisation et de promotion d’un contrôle de la qualité des médicaments ayurvédiques, unani, siddha et homéopathiques. Il a également finalisé des directives de bonne pratique de fabrication pour les médicaments ayurvédiques et promu l’enseignement de la MTR en Inde.

Pacifique occidental

Le Pacifique occidental possède lui aussi un riche patrimoine de MTR que ses pays tiennent à optimiser. Lors des réunions des ministres de la Santé du Pacifique occidental de 1997 et 1999, les participants ont exprimé leur soutien total à une application plus étendue et au développement de la MTR dans un effort d’amélioration du statut sanitaire.

Le Bureau régional du Pacifique occidental (WPRO) non seulement soutient les pays en rédigeant des politiques et des réglementations de MTR nationales. Il facilite également l’intégration de la MTR aux systèmes sanitaires nationaux. Par exemple, l’OMS a apporté son aide à la rédaction de la législation, signée le 8 décembre 1997, créant l’institut philippin des soins de santé traditionnels et alternatifs. Elle a également aidé la Papouasie Nouvelle Guinée à préparer une politique nationale de MTR qui a, depuis, été incorporée au régime sanitaire du pays pour 2001 - 2010. Cette politique identifie la recherche en matière de MTR comme une priorité absolue. A Singapour, la loi sur les praticiens de médecine traditionnelle chinoise, incorporant plusieurs recommandations formulées par le WPRO sur la réglementation des praticiens, a été adoptée par le parlement en 2000.

«De plus en plus de gouvernements des pays de la Région [Région Pacifique occidental de l’OMS] ont fait preuve d’une disposition similaire à promouvoir un usage correct de la médecine traditionnelle et à l’introduire dans le service de santé national ... La région compte maintenant 14 pays et zones qui ont mis au point des documents officiels du gouvernement reconnaissant la médecine traditionnelle et sa pratique. Ceci s’inscrit en contraste avec la situation quelques années auparavant, quand quatre pays seulement (la Chine, le Japon, la République de Corée et le Vietnam) reconnaissaient officiellement le rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes sanitaires officiels.»59

En même temps, des diplômes d’études universitaires à temps plein sont proposés dans les universités d’Australie, de Chine, de Hongkong (Chine), du Japon, de République de Corée et du Vietnam. Un grand nombre de ces derniers ont bénéficié de la participation du WPRO.

Parmi les autres activités du WPRO, il convient de noter le développement, en 1997, des Guidelines for the Appropriate Use of Herbal Medicine [Directives pour l’utilisation adéquate des médicaments à base de plantes], dans un effort de promotion d’un usage correct des médicaments à base de plantes dans les pays de la région. Les directives peuvent être utilisées pour aider à formuler des politiques et programmes nationaux concernant les médicaments à base de plantes. La création et la mise en oeuvre de politiques nationales de MTR est, en fait, un domaine dans lequel le WPRO intervient de plus en plus. En 1999, un atelier de l’OMS sur le développement de politiques nationales de MTR a examiné le rôle de la MTR dans le Pacifique occidental et identifié des problèmes au niveau de la rédaction d’une politique gouvernementale appropriée. Vers la fin de 1999, une consultation de l’OMS sur la MTR et l’allopathie s’est penchée sur les moyens d’harmoniser les deux types de soins de santé pour obtenir un impact maximum sur la santé. En 2000, un atelier régional de l’OMS sur la pratique de la MTR et le développement du secteur sanitaire a rédigé un plan d’action sur la médecine traditionnelle pour les 20 îles du Pacifique.

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