Stratégie de l'OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002-2005
(2002; 74 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
View the documentRemerciements
View the documentAcronymes, abréviations & régions de l’OMS
Open this folder and view contentsPoints clés: Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2002 - 2005
Open this folder and view contentsChapitre 1. Examen global
Close this folderChapitre 2. Défis
View the document2.1 Que faut-il faire?
View the document2.2 Politiques nationales et cadre juridique
View the document2.3 Innocuité, efficacité, qualité
View the document2.4 Accès
View the document2.5 Usage rationnel
Open this folder and view contentsChapitre 3. Le rôle actuel de l’OMS
Open this folder and view contentsChapitre 4. Ressources internationales et nationales pour la médecine traditionnelle
Open this folder and view contentsChapitre 5. Stratégie et plan d’action pour 2000 - 2005
View the documentAnnexe 1: Liste des Centres collaborateurs de l’OMS pour la médecine traditionnelle
Open this folder and view contentsAnnexe 2: Sélection de publications et documents de l’OMS sur la médecine traditionnelle
View the documentRéférences
View the documentContacts dans le domaine des politiques de médicaments essentiels
View the documentCouverture arrière
 

2.5 Usage rationnel

Dans de nombreux pays, une activité considérablement importante est requise dans les domaines de la qualification et de l’agrément des prestataires, de l’usage correct de produits de qualité assurée, de la communication entre les prestataires de MTR/MCP, les allopathes et leurs patients et de la dissémination d’information scientifique et de lignes directrices pour le public.

Education et formation

Les défis dans ce domaine se présentent sous au moins deux formes (Tableau 11). D’une part assurer que les qualifications et la formation des prestataires de MTR/MCP soient adéquates. D’autre part, utiliser la formation pour assurer que les prestataires de MTR/MCP et les allopathes comprennent et apprécient la complémentarité des types de soins de santé qu’ils proposent. Le premier défi implique la mise sur pied, dans la mesure du possible, de systèmes d’examens et d’octroi de licences pour la MTR/MCP ainsi que d’une législation pour que seules les personnes qualifiées puissent pratiquer la MTR/MCP ou vendre des produits de MTR/MCP. Le second exige la modification des programmes de formation des tradipraticiens de telle sorte qu’ils maîtrisent les bases des soins de santé primaires et de la santé publique. Il exige également de s’assurer que les diplômes de pharmacie, médecine et santé publique comprennent un élément de MTR/MCP.

Tableau 11. Besoins clés pour promouvoir un bon usage de la MTR/MCP par les prestataires et consommateurs

Au niveau national:

• Directives de formation pour les thérapies de MTR/MCP les plus couramment utilisées.

• Consolidation et meilleure organisation des prestataires de MTR/MCP.

• Renforcement de la coopération entre les prestataires de MTR/MCP et les praticiens allopathes.

• Information fiable pour les consommateurs sur l’usage correct des thérapies et produits de MCP.

• Amélioration de la communication entre les allopathes et leurs patients en ce qui concerne l’usage par ces derniers de la MTR/MCP.

Usage correct de produits de qualité assurée

Un usage correct de produits de qualité certifiée peut également aider considérablement à réduire les risques associés aux produits de MTR/MCP tels que les médicaments à base de plantes. Toutefois, la réglementation et l’enregistrement des médicaments à base de plantes ne sont pas bien développés dans la majorité des pays. Les produits peuvent être contaminés ou varier considérablement au niveau de la teneur, de la qualité et de l’innocuité. L’ail, par exemple, souvent utilisé pour réduire le taux de cholestérol, peut ne pas produire de tels effets s’il est transformé de certaines manières.54 En même temps, les normes visant à contrôler l’étiquetage et la publicité des médicaments à base de plantes sont peu nombreuses. Par ailleurs, un grand nombre sont vendus en tant que médicaments sans ordonnance ou compléments diététiques et peu de conseils sont donnés quant à leur usage correct. Les consommateurs peuvent ne pas être sensibilisés à leurs effets secondaires possibles et ne pas savoir comment et quand les médicaments à base de plantes peuvent être pris en toute sécurité. Inverser cette situation impliquera un contrôle beaucoup plus rigoureux des produits de MTR/MCP et des efforts plus poussés pour éduquer le public dans ce domaine.

Information et communication

L’usage de la MTR/MCP connaît actuellement une croissance rapide. Cependant, l’appréciation de ses risques et des moyens de les éviter n’a pas évolué au même rythme. En conséquence, les consommateurs ne comprennent pas forcément pourquoi ils devraient s’adresser uniquement à des prestataires qualifiés et formés, ni pourquoi ils devraient être prudents quand ils utilisent des produits de MTR/MCP. Il n’est pas généralement connu, par exemple, que certaines réactions entre médicaments à base de plantes et médicaments chimiques peuvent produire des effets secondaires. Le ginseng, par exemple, a peu d’effets négatifs graves quand il est pris seul. Toutefois, s’il est combiné avec la warfarine, son activité antiplaquettaire risque d’entraîner une anticoagulation excessive.55 De même, il a été démontré que le millepertuis utilisé en tant qu’antidépresseur était comparable à l’imipramine, un antidépresseur standard. Toutefois, si le millepertuis est pris par des sujets prenant également de l’indinavir, un inhibiteur de protéase, les niveaux d’indinavir dans le sang sont réduits au-dessous du niveau requis pour bloquer la multiplication du VIH.56,57

Dans l’ignorance des possibilités d’interactions de ce type, les patients risquent de ne pas informer leurs allopathes des produits de MTR/MCP qu’ils utilisent et les allopathes risquent de ne pas poser la question. Aux États-Unis, pour 1990 et 1997, moins de 40% des thérapies de MCP suivies ont été signalées à un médecin.13 En même temps, les allopathes, infirmières et pharmaciens, qui sont autant de sources d’information pour le grand public, peuvent ne pas être informés sur la MCP et donc seront incapables de répondre aux questions de leurs patients concernant les possibilités de traitement à leur disposition.

Des stratégies d’information, éducation et communication pourraient surmonter certains de ces problèmes et sensibiliser aux avantages potentiels de la MTR/MCP.

 

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