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Points marquants de l'an 2000 en matière de médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques
(2000; 12 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
View the documentPolitique: Essentielle au développement de systèmes sanitaires
View the documentAccès: Cadre d’action collective
View the documentQualité et sécurité: l’Information pour l’action
View the documentUsage rationnel: Action à tous les niveaux de soin
View the documentContacts
 

Politique: Essentielle au développement de systèmes sanitaires

Le soutien politique et technique direct aux pays a été consolidé pour mieux aider les états membres dans ce domaine critique du développement de systèmes sanitaires. Une équipe de cinq conseillers en politiques pharmaceutiques a été créée au Bureau régional pour l’Afrique et un processus de sélection de conseillers nationaux de l’OMS en médicaments essentiels pour sept pays d’Afrique a été entamé. Aux Amériques, 17 professionnels travaillent maintenant à temps complet dans le domaine des médicaments essentiels.

L’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bolivie, le Brésil, le Tchad, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, l’Egypte, le Guatemala, la Jamaïque, le Kirghizstan, le Laos, la Mongolie, la Namibie, l’Oman, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou, la Roumanie, l’Afrique du Sud, le Swaziland, l’ex-république yougoslave de Macédoine, le Tadjikistan et le Yémen comptaient parmi les pays bénéficiaires d’un soutien au développement et à la mise en oeuvre d’une politique pharmaceutique nationale. Par ailleurs, un système exhaustif de surveillance de la politique pharmaceutique nationale a été mis en place au Cambodge, au Tchad, au Kirghizstan, en Mongolie, en Namibie et dans plusieurs des plus grands états de l’Inde (Insert 1).

Insert 1: Surveiller pour améliorer la performance de la politique pharmaceutique nationale

Evaluer l’impact de la formulation et de la mise en oeuvre d’une politique pharmaceutique nationale (PPN) fait partie de l’assistance apportée aux pays par l’OMS. L’objectif est de fournir informations et réactions pour améliorer la performance des PPN. Les principaux indicateurs ont maintenant été identifiés et sont utilisés dans certains pays. Au Cambodge, la surveillance de la PPN fournit des réactions permettant d’améliorer l’accès aux médicaments et leur utilisation. En Namibie, des indicateurs et cibles ont été identifiés pour chaque composante du plan de mise en oeuvre de la PPN du pays. Un système opérationnel a été mis au point et est utilisé au Tchad.

Au Tchad, le document et le plan de mise en oeuvre officiels de la PPN ont été approuvés et adoptés en 1998. Comme vous pouvez le constater, les stratégies visant à améliorer le financement du secteur public, la tarification des médicaments et la gestion des dons pharmaceutiques ont amélioré l’accès aux médicaments essentiels pour la population. Les deux indicateurs, “% de médicaments clés disponibles auprès des dispositifs sanitaires” et “durée des stocks de médicaments clés” sont observés de très près car des fluctuations pourraient indiquer un accès réduit aux médicaments essentiels. D’autres indicateurs montrent que bien que les lignes directrices de traitement standard du Tchad aient été actualisées, aucune amélioration n’a été constatée au niveau de l’utilisation d’antibiotiques et d’injections. Ceci est particulièrement inquiétant vu qu’une campagne d’éducation publique sur l’usage rationnel des médicaments a déjà été menée. Une réunion sur l’usage rationnel des médicaments pour parler du résultat et identifier des stratégies est prévue pour 2001. Le travail au Tchad est le résultat d’une collaboration entre le gouvernement tchadien, l’OMS et la Banque mondiale.

Principaux indicateurs surveillés au Tchad

1995

2001

Accès

% de la population ayant accès aux médicaments essentiels

46% (1999)

60%

% de médicaments distribués aux patients dans les dispositifs sanitaires

88%

89%

Dépenses publiques par tête en médicaments

US$ 0,04

US$ 0,12

% de médicaments clés disponibles dans les dispositifs sanitaires

80%

70%

Durée des stocks de médicaments clés

41 jours

59 jours

Abordabilité (Coût du traitement de la pneumonie/panier de nourriture):

 

pharmacies publiques

18%

6%

 

pharmacies privées

82%

39%

Mise en œuvre de lignes directrices sur les dons pharmaceutiques

SO

Oui

Usage rationnel des médicaments

Nombre moyen de médicaments par ordonnance

2

2,4

% d’utilisation d’antibiotiques

56%

54%

% d’utilisation d’injections

23%

29%

Liste de médicaments essentiels < 5 ans

Oui

Oui

% de médicaments prescrits figurant sur la liste de médicaments essentiels

91%

97%

Lignes directrices de traitement standard < 5 ans

Non

Oui

% cabinets médicaux avec lignes directrices de traitement standard

61%

47%

Concept de médicaments essentiels inclus dans le programme d’études médicales/pharmaceutiques

Non

Oui

Campagne d’éducation publique sur l’usage rationnel des médicaments

Non

Oui

SO = Sans objet

   

La capacité à développer et mettre en oeuvre une politique pharmaceutique nationale a été accrue par des stages internationaux de deux semaines, l’un au Liban et l’autre au Brésil, ainsi que par un atelier régional aux Philippines. Lors d’une réunion à Vienne, les décideurs et régulateurs pharmaceutiques des nouveaux états indépendants se sont penchés sur l’évolution et les étapes suivantes de la réforme pharmaceutique dans leur région.

Des réunions des réseaux anglophone et francophone de responsables de programmes de médicaments essentiels ont eu lieu en Afrique du Sud et au Togo et ont résulté en une plus grande consolidation du programme africain intensifié de médicaments essentiels. Aux Amériques, les responsables des programmes nationaux de médicaments essentiels se sont réunis à Panama pour revoir leurs activités à la lumière de la Stratégie pharmaceutique de l’OMS.

Le processus de table ronde des Directeurs-Généraux avec les secteurs de la recherche pharmaceutique, des médicaments génériques et des médicaments sans ordonnance ainsi qu’avec des organismes non gouvernementaux d’intérêt public a figuré parmi les autres moyens d’aborder les problèmes de politique. Les tables rondes ont mené à un travail sur l’augmentation de l’accès aux antimalariens, la lutte contre les contrefaçons de médicament, la mise au point d’une méthodologie d’étude des prix des médicaments ainsi que sur la documentation et l’évaluation critique de la promotion des médicaments. Le travail sur la politique de médecine traditionnelle a également été étendu de manière à englober des efforts de validation de ce type de soins (Insert 2).

Insert 2: Accomplissements en médecine traditionnelle

La médecine traditionnelle est une ressource de soins accessible et abordable pour de nombreuses populations des pays en voie de développement et de plus en plus utilisée dans les pays développés. Toutefois, bien que des preuves prometteuses d’efficacité existent pour certains produits et pratiques, un travail considérable est requis pour en évaluer adéquatement l’efficacité.

En 2000, la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle 2001/2005 a été rédigée pour permettre à la médecine traditionnelle de jouer le rôle le plus approprié au niveau des prestations sanitaires. L’OMS a, par ailleurs, organisé une réunion du Forum africain à Harare, Zimbabwe, pour consolider le rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes sanitaires en Afrique.

Les activités consacrées à la médecine traditionnelle entreprises en 2000 sont axées sur l’étude et la promotion de traitements efficaces et sûrs utilisant la médecine traditionnelle. Parmi les activités pertinentes: soutien de trois études cliniques nationales sur les antimalariens à base de plantes, rédaction d’une “Technical Update” pour les responsables de programmes VIH/SIDA sur la validation clinique de la médecine traditionnelle en coopération avec l’ONUSIDA, publication de Lignes directrices générales concernant la recherche et l’évaluation des médecines traditionnelles, et l’organisation d’une réunion en Jamaïque sur la réglementation des médicaments à base de plantes par le siège et le Bureau régional pour les Amériques ainsi que l’organisation par le Bureau régional pour l’Afrique d’un atelier régional à Antananarivo, Madagascar, sur l’évaluation des médicaments traditionnels.

Parmi les autres activités: un atelier interrégional en Thaïlande, organisé par le siège et les Bureaux régionaux pour la Méditerranée orientale, l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental sur les droits de propriété intellectuelle dans le contexte de la médecine traditionnelle, ainsi qu’un soutien au Burkina Faso, à la Chine, à l’Ethiopie, à la Mongolie, à la Namibie, au Pakistan, à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Samoa, à Singapour, à la Syrie, au Viet Nam et à la Zambie.


L’usage de la médecine traditionnelle pour les soins primaires est très répandu dans de nombreux pays en voie de développement.

Au niveau international, le travail de coordination des activités et politiques pharmaceutiques a continué par le biais du groupe Interagency Pharmaceutical Coordination (IPC) et par une collaboration plus étroite avec la Commission Européenne. Le groupe IPC comprend maintenant les quatre agences des Nations Unies les plus concernées par l’accès, la qualité et l’usage rationnel des produits pharmaceutiques: la FNUAP, l’UNICEF, l’ONUSIDA, l’OMS et la Banque mondiale. En 2000, l’IPC s’est réunie à deux reprises et a entamé un travail de développement de critères ONU normalisés pour la pré-qualification des fournisseurs de produits pharmaceutiques ainsi qu’un travail de rédaction de lignes directrices inter-agences concernant l’acceptation de remises sur les prix des médicaments ou de dons de produits pharmaceutiques d’une même source.

 

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