Médicaments essentiels: Le point No. 028 & 029 - Numéro double
(2000; 36 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
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View the documentPourquoi les pauvres paient-ils plus? Une enquête révèle des inégalités dans les prix des médicaments
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Trouver de nouveaux médicaments pour lutter contre la tuberculose

En février 2000, plus de 120 spécialistes de la tuberculose et de la santé publique, des représentants de gouvernements et de l’industrie, des chercheurs et des bailleurs de fonds ont participé à un séminaire de deux jours au Cap, Afrique du sud, pour discuter de la mise au point de médicaments antituberculeux. Le motif de leur réunion était le besoin urgent de trouver de nouveaux antituberculeux pour diminuer la durée des traitements et lutter contre la résistance croissance aux médicaments existants. Les antituberculeux de base ont déjà 20 à 30 ans d’existence et ces dernières années, rares ont été les nouveaux médicaments lancés sur le marché.

Les spécialistes de la tuberculose, notamment les représentants de l’OMS, ont expliqué le besoin de nouveaux antituberculeux, les chercheurs ont présenté des méthodes de recherche conformes aux règles de l’art et certaines de leurs découvertes et les laboratoires pharmaceutiques ont expliqué les difficultés liées à la mise au point de nouvelles molécules. Des groupes mixtes ont étudié le marché des antituberculeux. Selon les prévisions, il devrait représenter en 2008,700 millions de dollars US pour traiter les 10 millions de tuberculeux recensés dans le monde. De l’avis général, le volume de ce marché devrait permettre la mise au point d’au moins un ou deux nouveaux médicaments.

Mais certains participants expliquent pourquoi la mise au point de ces médicaments soulève des réticences. En effet, ils sont destinés à un marché constitué en majorité de pauvres et les pays en développement, les acheteurs institutionnels et les organismes travaillant sur la tuberculose exigent des prix bas. Les fabricants seraient beaucoup plus motivés si on leur garantissait un marché ou l’écoulement de leurs produits. Il semble que les entreprises aient une conscience de plus en plus claire du problème. Certaines Sociétés ont des projets spécifiques se rapportant à la tuberculose, d’autres envisagent de “faire don” à des organismes publics des droits d’exploitation de médicaments antituberculeux de deuxième intention, économiquement moins viables.

Pas seulement une question d’argent...

De nombreux participants font remarquer que rien ne garantit que des médicaments à prix réduits ou même des donations puissent résoudre le problème de la tuberculose puisque les problèmes de gestion dans un grand nombre de pays de niveaux économiques intermédiaires ont contribué à limiter les taux de guérison à 50-60 %. Une mauvaise observance du traitement par le patient augmente le risque de pharmacorésistance au bout des deux premiers mois d’une cure de six mois.


Figure - Credit: OMS

Les participants ont envisagé d’accélérer la mise au point de nouveaux antituberculeux pour améliorer la prévention et le traitement de la maladie. Ils ont également décidé de constituer une Alliance mondiale consacrée à la mise au point de médicaments antituberculeux et réunissant des partenaires du monde entier appartenant aux domaines universitaire et industriel, ou membres des principales organisations, des ONG et des bailleurs de fonds.

Du rêve à la réalité

En octobre 2000, l’impulsion donnée par les participants en faveur d’une Alliance mondiale pour la mise au point d’antituberculeux est devenue réalité. L’Alliance fut lancée par le Directeur général de l’OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland, au cours d’une réunion à Bangkok. Et en février 2001, l’Alliance inaugurait son Siège au Cap, Afrique du Sud, dans le but de coordonner et de financer la recherche sur la tuberculose dans les pays en développement.

Son objectif principal est de découvrir un nouveau traitement antituberculeux avant 2010 et tout particulièrement une molécule qui soit plus efficace et permette donc un traitement plus court. La durée d’une cure étant réduite d’au moins 50 %, le traitement serait mieux observé.

L’Alliance n’a pas pour but d’implanter ses propres instituts de recherche mais plutôt de soutenir les projets existants, en particulier dans les pays en développement, et de coordonner leurs découvertes. Les premières subventions seront allouées en avril 2001.

Pour de plus amples renseignements sur l’Alliance mondiale pour la mise au point d’antituberculeux, se reporter page 22.

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